Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le samedi 24 juin à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 18h00. Apéro dînatoire.

jeudi 15 juin 2017

Nuit blanche à Stockholm de Christoffer Carlsson

Stockholm, début de l'hiver. 
Un homme est retrouvé mort. Il s'agit de Thomas Heber, professeur de sociologie à l'université. 
Leo Junker est chargé de l'enquête. Flic malmené par la vie, il vient d'intégrer une nouvelle brigade et se débat avec une culpabilité endémique. L'affaire Heber ne lui offre que peu d'indices, hormis une condamnation pour faits de violence dans la jeunesse du professeur, alors militant d'un groupuscule contestataire. Mais Leo est dessaisi du dossier au profit des services des renseignements. Pourquoi cette éviction ? Que cachent les dossiers cryptés du sociologue ? Ambition, trahison, corruption, Nuit blanche à Stockholm est une incursion dans les milieux extrémistes d'un royaume de Suède insoupçonné.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Crime dans les milieux d'extrème droite en Suède. Tellement complexe sur la fin, que j'abandonne 30 pages avant le dénouement ! Quelques petites erreurs de traduction.

Note : 11/20 

mercredi 14 juin 2017

Zanzara de Paul Colize

" Où qu'elle aille, la Mort laisse des traces de son passage. " 
Fred, 28 ans, est journaliste. Membre d'une team de jeunes pigistes web, il rêve de gloire et de signer un article papier qui fera date. La nuit venue, Fred mène une double, voire une triple vie. Avant tout, il aime une femme mariée. Une liaison passionnelle, mais sans espoir. Ensuite, il aime le risque, les paris et l'adrénaline. 
Fred se sent vivre quand il flirte avec les limites. Ces savants cloisonnements vont voler en éclats le jour où il reçoit un coup de fil à la rédaction. Rendez-vous lui est donné le lendemain pour recueillir des révélations fracassantes. Arrivé sur les lieux, Fred va faire une rencontre qui le poussera à enquêter sur un fait divers apparemment anodin. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Le héros est un journaliste qui mène une vie à 100 à l’heure au sens strict du terme mais tout bascule lorsqu’il reçoit un coup de téléphone.
Le style est précis, efficace, les chapitres sont courts.
L’auteur nous entraîne à vive allure dans ce roman entrecoupé de documentaires.
On est vite happé par l’histoire et le style.

Note : 15/20

mercredi 7 juin 2017

Johnny Porter et le secret du mammouth congelé de Lionel Davidson


Il s'agissait d'animaux morts naturellement, dont la chaleur corporelle s'était dissipée peu à peu et dont les tissus mous s'étaient décomposés. On n'avait jamais vu de mammouth complet, congelé instantanément, pour ainsi dire, et de ce fait intact. Ce qui mettait Zhelikov dans tous ses états était la probabilité pour qu'un tel spécimen soit là, tout près de lui.
Sur un cap au nord du centre, un site était aménagé en prévision de la construction d'un ensemble de bâtiments. Durant la phase de déblaiement, le sol s'était effondré, dévoilant une crevasse. À l'intérieur se trouvait une saillie rocheuse, et sur cette saillie, un mammouth figé dans la glace. À l'évidence, il avait fait une chute, une très longue chute qui l'avait tué sur le coup. C'était un mammouth surgelé, en somme.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Ce roman n’est pas un polar ni un thriller !! C’est plutôt un roman d’aventure.
L’histoire se passe au fin fond de la Sibérie. On y trouve un mystérieux laboratoire où les scientifiques y résidant ne peuvent plus sortir mais y mourir. Suite à un courrier étrange le professeur Porter se lance dans un voyage audacieux. Tout est décrit précisément et en milieu de livre c’est un peu long et rébarbatif.
L’écriture est agréable ,on se laisse vite emmener dans cette quête.

Note : 14/20

Le chat du jeu de quilles de Florence Clerfeuille

La cinquantaine fringante, Marc vient de quitter son job de journaliste parisien. Sur un coup de tête, il décide de s'installer avec Manon, sa jeune collègue, dans un petit village perdu de l'Aveyron. Retraite anticipée ? 
Pas vraiment : l'improbable duo va enquêter incognito sur l'assassinat du père Pommier commis  dix ans plus tôt.

Le vieux bougre était champion du jeu de quilles, l'étrange sport local, et n'était pas très apprécié des villageois. Du coup, personne n'a vraiment pleuré sa disparition. Mais quand, au bout de dix ans, le chat du père Pommier réapparaît dans les rues du village, la population s'inquiète. Le félin serait-il un mauvais présage ?

Les langues petit à petit se délient. Gaston le cafetier trop bavard, Célestin le gentil benêt, monsieur Thomas le taciturne, et Attila le coiffeur bien nommé ont tous quelque chose à raconter... Et à cacher ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

L’histoire se passe en Aveyron. Un journaliste bougon à la retraite et sa jeune collègue jouent aux enquêteurs pour élucider deux énigmes : le suicide de Clothilde Pommier et le meurtre de son mari plus tard.
Ces affaires remontent à dix ans.
Ecriture facile ,peu originale ,à emporter dans les transports !!!

Note : 10/20


Crystal City d'Hervé Claude

« Il y a une mine, au nord-ouest de l'Australie, où un meurtre a été commis. Mais ce meurtre n'était qu'un des nombreux symptômes d'une maladie en train de se répandre comme une peste sur tout le pays. »
Un désert, isolé du monde. L'ouvrier d'une mine, véritable prison surchauffée, est assassiné. Son chef, atterré par le manque d'intérêt manifeste de la police locale, décide d'appeler son vieil ami, Anthony Argos. C'est un journaliste marginal et pugnace sous des allures d'ours débonnaire. Curieux de découvrir un lieu aussi insolite qu'une mine au coeur de l'outback australien, il accepte de se mêler de cette affaire... à ses risques et périls ! 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Le roman se déroule en Australie en plein désert près de Perth dans une mine. Le décor est si bien planté qu’on se retrouve en pleine chaleur avec les engins énormes d’extraction.
L’écriture est agréable , originale grâce aux articles du journaliste gay enquêteur. L’intrigue est moyenne avec peu de suspens.

Note : 12/20

mardi 9 mai 2017

The pope de Brian Yuzna

A Pacifica, en Californie, la paroisse catholique de San Simone est frappée par une terrible série de meurtres. En l'espace de quelques jours, certains prêtres subissent une mort diabolique après avoir croisé la route d'un mystérieux serial killer au visage masqué et travesti en Pape. Alors que la panique fait rage, les détectives Stittwell et Hitchman tentent de rassembler les pièces du puzzle, mais l'omerta de Monseigneur Martinez, à la tête de la paroisse, complique l'enquête. 
L'arrivée de Père Argus, envoyé par le Vatican, gonfle les rangs des curieux cherchant à démasquer l'assassin, bien que ses motivations semblent diverger de celles de la police... Qui est ce fameux "Pape" ? Vous connaîtrez bientôt son identité et son mobile, mais pour découvrir son destin ultime, il vous faudra attendre d'avoir parcouru intégralement les sentiers et les revirements de situations inattendus de cette histoire, entre passé et présent, désir de vengeance et besoin de rédemption, folie humaine et justice divine. 
Mais restez sur vos gardes, car d'autres mourront de la main du "Pape" avant qu'une vérité inimaginable ne vienne révéler cette obscure énigme...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

« The pope » est l’œuvre d’un réalisateur de film d’horreur, écrit d’après un scénario et non le contraire. Ce qui pourrait être un bon film pour les amateurs du genre au cinéma se révèle être un navet intégral comme livre. 
Le texte est d’une grande pauvreté littéraire, aucune histoire si ce n’est beaucoup de sang répandu et qui plus est nous connaissons le coupable dès le début. De plus une critique des tares de l’église catholique tellement caricaturale que cela en devient grotesque.

En résumé Monsieur YUZNA peut continuer de réaliser des films mais surtout il doit arrêter l’écriture.

Note : 7/20

mercredi 19 avril 2017

Jenny de Fabrice Collin

Cayucos, Californie. 
Dans une villa au bord du Pacifique, un homme désespéré se confie. Dans la baignoire à l'étage, le cadavre d'une femme obèse. Comment est-il arrivé ici ? Le moment est venu pour l'homme de raconter son histoire. Quelques mois plus tôt… Un an après la disparition de sa femme, le chroniqueur Bradley Hayden, détruit, s'étourdit dans des liaisons sans lendemain via un site de rencontres. 
Un jour se présente une femme qui ne correspond en rien à la description qu'elle a faite d'elle. Jenny, 300 livres, QI redoutable, lui montre une vidéo de son épouse. April est en vie. Obéis-moi en tout, et elle le restera. Dès lors, Bradley est contraint de suivre Jenny dans une épopée meurtrière tandis qu'ailleurs, dans une étrange clinique privée, un "autre lui-même" se réveille. 

Où s'arrête la réalité, où commence la fiction ?Traqués par la police, Jeney et Bradley sillonnent le pays tandis que Ron, le détective privé aux méthodes zen peu conventionnelles, tente de démêler le vrai du faux. Pourquoi Jenny tue-t-elle ? A-t-elle choisi April au hasard ? Bradley pourra-t-il retrouver sa femme à temps ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

Style : Livre très bien écrit qui se lit facilement. Le récit débute sur une histoire chronologique classique puis par des aller retours dans le temps qui se resserrent de plus en plus jusqu'à se rejoindre.





Personnages et lieux : Les personnages principaux, Bradley Hayden journaliste, sa femme que nous ne voyons qu’au début mais qui reste le pivot de l’histoire et Jenny qui entraîne Bradley dans une course sanglante à travers les Etats-Unis, principalement en Californie et en Floride. 
Un étrange détective sévit tout le long du récit sans qu’on comprenne très bien son rôle.





L’intrigue : C’est l’histoire d’un homme qui après une enfance chaotique se marie à une fille de bonne famille, qui disparaît lors d’une ballade à Las Vegas. Après une période de déprime, celui-ci se retrouve totalement sous la coupe d’une jeune fille de forte corpulence, Jenny. Celle-ci après lui avoir révélé que sa femme était gardée par des amis à elle, l’entraîne dans une cavale sanglante où elle lui révèle petit à petit le sens de ces tueries, et le rapport avec sa femme. 
Entre temps Bradley a embauché un détective énigmatique aux méthodes bizarres qui se contente de le mettre en garde. A la fin, on comprend le rapport entre tous ces personnages et on retrouve une Jenny, enfin humaine, qui en arrive même à se sacrifier pour sauver Bradley (sa vengeance effectuée).





Conclusion : Ce polar est particulièrement captivant y compris au début où pourtant il ne se passe rien. J’ai trouvé les personnages attachants, surtout Jenny malgré sa sauvagerie. Celle-ci se trouve être une victime d’abord, puis un bourreau justicier ensuite, et pour finir à nouveau une victime. Par contre les « flashbacks » surtout lors de l’épisode de l’hôpital psychiatrique sont assez compliqués à suivre. L’auteur arrive malgré tout à nous donner envie de connaître la suite tout au long du roman sans aucun moment de pose. 
En résumé, on est captivé du début à la fin.

Note : 13/20