Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le vendredi 31 mars à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 20h30

jeudi 23 mars 2017

Démons de Marc Laine

Maxime, 31 ans, est un jeune lieutenant exerçant ses sombres talents au sein de la police judiciaire avignonnaise. D'ordinaire, aucun malfaiteur n'échappe à son instinct de chasseur, mais cette fois-ci, il va être confronté à la pire des machines à tuer. Sa nouvelle équipière saura-t-elle le guider ? Parviendra-t-elle à le libérer de la noirceur de son passé si torturé ? La quête de Maxime le conduira inexorablement au plus profond des ténèbres qu'il combat.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Polar coup de cœur (frissons assurés !!!), même si le mal est présent dans chaque nouvelle page.
Un jeune lieutenant bien écorché de la vie, mène une enquête sombre comme un puits sans fin.
Tout est bien ficelé, de l'origine du mal qui ronge Maxime, l'enquêteur, au dénouement de l'enquête qui n'est pas bâclé.

Note : 16/20


mercredi 22 mars 2017

Portrait de groupe avec parapluie de Viollette Cabessos

Marthe Bothorel, soixante-dix ans, s'est prise de passion sur le tard pour l'histoire de l'art : de musées en cours de dessin, l'autodidacte plonge dans un monde qui la fascine. Un dimanche, lors d'un concours de peintres amateurs, elle découvre le corps d'une femme assassinée selon un rituel aussi macabre que spectaculaire. Le premier d'une longue série... En compagnie de deux autres mamies aussi déjantées qu'elle et d'un policier mélomane, Marthe décide de démasquer le talentueux tueur ! Un polar original, érudit et cocasse, où l'auteur du Teinturier de la lune et de La Promesse de l'ange nous embarque dans une enquête échevelée sur les traces des grands peintres du XXe siècle, du Bateau-Lavoir de Montmartre à la Ruche de Montparnasse.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :


(Ndr : les parties en blanc révèlent des points importants de l'intrigue. Pour les lire il suffit de les surligner. )

Le style : Ce livre se lit assez facilement car il est écrit simplement. Les énumérations des peintres et de leurs œuvres sont plutôt rébarbatives pour les lecteurs qui ne sont pas des passionnés par la peinture du début du XXème siècle.


Personnages et lieux : Le personnage principal est un obscur architecte qui est le petit fils d’un peintre contemporain de Picasso est d’autres artistes célèbres de la même époque. Trois copines excentriques de plus de soixante dix ans et un commissaire mélomane mais peu compétent comme enquêteur, viennent compléter le tableau.

L’intrigue : Une mamie peintre amateur découvre lors d’un concours de peinture une jeune fille tuée et intégrée dans la reproduction d’un tableau de Derain. D’autres meurtres suivent avec toujours comme point commun un cadavre intégré dans la reproduction d’un tableau de peintre célèbre. Le tueur est le petit fils d’un peintre de Montmartre ayant aidé ces artistes qui, une fois devenus riches et connus, le méprisèrent. Aussi pour le venger, il les tue artistiquement (croit-il) en reproduisant une de leur œuvre. Le commissaire ne trouve rien, c’est la mamie artiste, qui par hasard découvre, qui est le tueur. Le chien de la mamie la sauve du meurtrier et pousse celui-ci à se suicider.

Conclusion : Livre dont le coté polar n’est qu’un prétexte pour nous faire connaître la vie des peintres du début du XXème siècle à Montmartre et ensuite à Montparnasse. J’ai appris certaines choses sur la peinture mais j’ai trouvé l’enquête policière proche de zéro ce qui est désolant pour un livre classé dans le registre policier.

Note : 9/20

vendredi 3 mars 2017

Retiens ton souffle d'Holly Seddon

Cela fait quinze ans qu'Amy est dans le coma sur un lit d'hôpital. Adolescente, elle avait disparu plusieurs jours avant d'être retrouvée à l'article de la mort. Depuis, en dépit de ce que croient les médecins, Amy est consciente. Mais elle est prisonnière dans son propre corps, victime du locked in syndrom. Alex, une journaliste sur le déclin, décide d'enquêter sur cette affaire qui n'a jamais été élucidée. 
Elle réalise qu'elle a vécu dans la même ville qu'Amy, écouté les mêmes musiques, fréquenté les mêmes personnes... Que s'est-il passé quinze ans plus tôt ? Tout pousse à croire que la jeune fille avait une relation, mais avec qui ? Et pourquoi ses proches sont-ils murés dans un silence presque coupable ? Alors qu'Alex s'immerge dans le passé d'Amy, elle risque de devenir, à son tour, une victime...


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence G.) :

Alex est journaliste free lance : au cours de son enquête dans le milieu des malades plongés dans des comas profond , elle rencontre Amy, trentenaire frêle qui est clouée sur ce lit depuis 15 ans. 
Qu'est-il réellement arrivé à Amy, 15 ans plus tôt où elle a été retrouvée gravement blessée dans les bois ? Qui est ce mystérieux visiteur qui depuis des années vient la voir régulièrement ? Alex essaie de reconstituer la vie d'Amy au moment de son agression en retrouvant ses  proches.

Un roman très bien ficelé où l'auteur donne la part belle aux personnages : un chapitre = un personnage + un événement. Jusqu'à l'avant dernier chapitre on ne sait pas qui a agressé Amy et nous somme mêmes surpris .
Un bon thriller , sans sang ni diable.

Note : 15/20

La rage de Sygmunt Miloszewski

Le procureur Teodore Szacki n'est pas au mieux de sa forme depuis qu'il a quitté Varsovie. Il se sent en perpétuel décalage, tant dans sa vie de couple que dans ses relations avec sa fille adolescente. 
Est-ce pour cela qu'un jour, il ne prend pas l'exacte mesure d'une plainte pour violences conjugales ? Avec des conséquences effroyables pour l'épouse battue... 
Ou bien est-il perturbé par une étrange enquête pour meurtre dont il a hérité, portant sur un squelette dont les os appartiendraient à plusieurs victimes ?
Teodore Szacki va vite se rendre compte que les deux affaires pourraient être liées. La piste d'un insaisissable redresseur de torts se dessine ; quelqu'un oeuvre dans l'ombre, visiblement déterminé à rendre la justice pour pallier l'incurie des services de police.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

(Ndr : les parties en blanc révèlent des points importants de l'intrigue. Pour les lire il suffit de les surligner. )

Livre passionnant surtout de par son coté psychologique.

Le style : Il est très fluide, ce polar se lit donc facilement. Les descriptions sont précises, pas ennuyeuses mais nécessaires à la compréhension du récit. L’auteur inclus des traits d’humour et des petites moqueries sur la Pologne et les polonais, sans aucune méchanceté. Cela ne nuit absolument pas à la fluidité du récit.

Personnages et lieux : Le personnage principal est un procureur de province qui travaille avec un adjoint et un inspecteur de police. Sa fille aussi est impliquée directement. L’action se passe dans la région polonaise de Varmie –Mazurie, plus précisément à Olsztyn sa capitale.

L’intrigue : Suite à la découverte d’un squelette entier et complet mais qui se révèle être composé d’ossements de sept personnes différentes, le procureur Téodore Szacki est entrainé dans une enquête sur les violences domestiques. Après différentes péripéties il tombe dans le piège d’un groupe de personnes qui veulent l’intégrer, afin de combattre ce fléau par la loi du talion. Pour cela sa fille sert d’appât pour lui faire commettre un meurtre. Pour faire pression sur lui et l’obliger à coopérer, son adjoint le chef des justiciers lui tend un piège. Il refuse de coopérer et tend à son tour un piège à son adjoint. Celui-ci l’évite et lprocureur finit avec les menottes.

Conclusion : Excellent livre qui est d’une lecture facile, sans course poursuite ni fusillade mais dont le coté psychologique est très intéressant ce qui nous change de la plupart des polars. La fin est particulièrement originale, où le héros finit comme coupable alors qu’il est de totale bonne foi.

Note : 16/20

mercredi 4 janvier 2017

Un début d'année sous le signe du soleil levant

Bonjour à tous et bonne année !!!!

Pour ce mois de janvier la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard vous propose une sélection spéciale sur le japon. 

Les Mangas

Detective Conan d’AOYAMA Gosho


Surtout, ne vous fiez pas aux apparences. Le jeune Conan a beau être haut comme trois pommes, c'est un détective redoutable. Petit par la taille, d'accord, mais déjà grand par la capacité de déduction. Bref, il ne fait pas son âge... Et pour cause : en réalité, il n'a pas vraiment six ans, comme un rapide coup d’œil à sa morphologie pourrait le laisser croire. Conan - de son véritable nom Shinichi Kudo - est, à l'origine, un détective lycéen. Mais il s'est retrouvé un jour en butte aux membres de l'Organisation des hommes en noir. Et ceux-ci n'ont rien trouvé de mieux que de lui faire ingurgiter un liquide empoisonné qui l'a fait replonger en enfance... Et tandis que le professeur Agasa multiplie les inventions loufoques afin de lui rendre sa taille normale, Conan passe son temps à résoudre des énigmes en tous genres. Pour le plus grand plaisir des ados, qui se régalent de ses aventures menées tambour battant. Un manga très séduisant qui rend hommage aux grands classiques de la littérature policière.  

Monster d’URASAWA Naoki

Par une nuit de 1986, une décision d'ordre éthique va conduire le docteur Kenzo Tenma à sauver la vie d'un enfant aux dépens de celle du maire de la ville. Comment pouvait-il savoir que son acte aurait de telles conséquences? Car l'enfant qu'il a sauvé, a grandi, et semble être le dénommé Monster.








Death Note de OHBA Tsugumi et OBATA Takeshi


Light Yagami ramasse un étrange carnet oublié dans la cour de son lycée. Selon les instructions du carnet, la personne dont le nom est écrit dans les pages du Death Note mourra dans les 40 secondes!! Quelques jours plus tard, Light fait la connaissance de l’ancien propriétaire du carnet: Ryûk, un dieu de la mort! Poussé par l’ennui, il a fait entrer le carnet sur terre. Ryûk découvre alors que Light a déjà commencé à remplir son carnet…






Black Butler de TOBOSO Yana

Sebastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d'une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d'érudition, d’éducation, d'art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!









Les romans policiers japonais

Treize marches de TAKANO Kazuaki


Ryô Kihara, trente-deux ans, est condamné à la peine capitale. Il a déjà passé sept ans dans le couloir de la mort sans connaître la date de son exécution, comme le veut la loi japonaise. Bien qu'amnésique au moment du procès, il a reconnu sa culpabilité. Un matin, il entend les gardes venir chercher son voisin de cellule pour l'exécuter. Traumatisé par les hurlements, Kihara a soudain des flashes, comme si son amnésie se dissipait : il se revoit en train de gravir un escalier, dix an plus tôt. Il décide d'écrire à son avocat.

Jun'ichi Mikami, vingt-sept ans , a été incarcéré deux ans pour homicide involontaire. Remis en liberté conditionnelle, il croise celui qui était son gardien de prison, Shôji Nangô, qui s'occupe aussi de la réinsertion des anciens détenus. Ce dernier lui propose de l'aider à prouver l'innocence d'un certain Ryô Kihara. Voyant un moyen de se racheter aux yeux de la société, Jun'ichi accepte... 

Un café maison de HIGASHINO Keigo

Dans une maison des beaux quartiers de Tokyo, Yoshitaka Mashiba annonce froidement à son épouse Ayané qu'il va la quitter car elle ne lui a pas donné d'enfant. Il a rencontré une autre femme et veut reprendre sa liberté. Elle décide alors de partir passer quelques jours chez ses parents à Sapporo.
Le surlendemain, on retrouve le cadavre de Yoshitaka gisant dans son salon à côté d'une tasse de café renversée. L'inspecteur Kusanagi et son équipe sont dépêchés sur les lieux, et la charmante veuve rentre de Sapporo. Il est rapidement établi que le café bu par Mashiba contenait de l'arsenic. Soupçonnant Ayané Mashiba, la collègue de Kusangi prend alors contact avec le physicien Yukawa, qui a déjà aidé la police dans le cadre d'affaires apparemment insolubles, car il lui semble que les sentiments de Kusanagi pour la suspecte sont de nature à l'égarer.
Au fil de cette énigme pleine de nuances, séduction et déduction se livre une joute délicieuse qui fait tout le charme de ce roman couronné du prix Naoki, l'un des plus prestigieux au Japon.

La prophétie de l’abeille de HIGASHINO Keigo

Un matin d’été, la voiture de l’ingénieur Yuhara pénètre dans le complexe de Nishiki Heavy Industries. C’est aujourd’hui que l’hélicoptère sur lequel il travaille depuis des années doit être livré à son commanditaire, l’Agence de défense du Japon. Sa femme et son fils l’accompagnent pour assister à la démonstration de vol. Yuhara se rend dans son bureau tandis que sa famille l’attend à la cafétéria en compagnie de l’épouse d’un collègue et de son petit garçon. Les deux enfants vont jouer dehors et réussissent à se glisser dans le hangar où se trouve l’hélicoptère, et même à bord de l’appareil. L’un des deux est encore dedans lorsque celui-ci se met à bouger. Bientôt, sous les yeux terrifiés de son compagnon de jeu, l’hélicoptère prend son envol. D’abord stupéfaits, les ingénieurs comprennent bientôt que l’appareil a été manipulé à distance.
Moins d’une heure plus tard, l’hélicoptère s’immobilise au-dessus d’un réacteur nucléaire. Les autorités reçoivent un message signé de “l’Abeille du ciel” : l’appareil, chargé d’explosifs, s’écrasera sur le réacteur quand il aura épuisé son carburant si toutes les centrales du Japon ne sont pas mises immédiatement hors d’état de fonctionner…

Sadako de SUZUKI Kôji

Takanori Andô est un graphiste spécialiste de l’analyse d’image. Il reçoit par son travail une vidéo amateur montrant un suicide à l’intérieur d’un appartement banal. Son client souhaite déterminer s’il s’agit d’un véritable suicide ou d’une simple mise en scène. Il fait une copie du fichier dans son ordinateur et à chaque visionnage de la vidéo, Takanori se rend compte que le cadre de l’image se décale très légèrement, permettant de voir jusqu’au visage du suicidé : Seiji Kashiwada. Ce dernier est un serial killer condamné à la peine de mort pour le meurtre de quatre fillettes, douze ans auparavant. Le mystère s’épaissit car l’exécution de Seiji Kashiwada a eu lieu peu de temps auparavant… mais que faisait-il hors de prison ?





Les romans policiers ayant le japon pour thème

Tokyo de Mo HAYDER


Quand Grey débarque à Tokyo sans attaches, argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher. Sa rencontre avec Jason, pour lequel elle éprouve une fascination immédiate, est déterminante : il lui trouve un toit, une maison délabrée vouée à la démolition, et un emploi dans un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d'une nurse à la silhouette monstrueuse... Mœurs inavouables, violence, écrasant secret... Ce nouvel univers est pourtant familier à Grey. le but de son voyage ? Retrouver un mystérieux film à l'existence contestée datant de l'invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait l'aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions...


Le sabre sacré d’Yves-Marie CLEMENT


Japon. Jigoro est un étudiant modèle, fan de judo. Sa particularité ? Il est aveugle. Un soir, en sortant de son entraînement de judo, il reçoit un coup de fil: son oncle a été agressé et conduit à l'hôpital. La police pense qu'il s'agit, une fois encore, du tueur en série d'Hara-Ga. Pourtant Jigoro a des doutes; il est persuadé que quelqu'un en veut précisément à son oncle, propriétaire d'un dojo, sous lequel un sabre sacré serait caché. Il part sur les traces de l'agresseur dans le quartier obscur de Hara-Ga. Mais quelqu'un le surveille...





Le shôgun de l’ombre de Jérôme NOIREZ

Kyoto, 1490. Dans une cité impériale qui n'en finit plus de panser les plaies des guerres qui l'ont dévastée quinze ans auparavant, l'enquêteur Ryôsaku se lance aux trousses du plus terrifiant et mystérieux des criminels. Kaoru, Keiji et Sozô, les trois adolescents qui lui ont été imposés comme assistants, ne sont plus des débutants. Dans l'atmosphère humide et moite de l'été, entre temples bouddhistes, sanctuaires shintô et théâtre nô, Ryôsaku et ses trois jeunes assistants vont devoir unir leurs forces pour vaincre ce shogun de l'ombre qui semble, lui, disposer de l'aide des esprits...





Kaïken de Jean-Christophe GRANGE

Olivier Passan de la Criminelle. Un solitaire fasciné par le Japon traditionnel, un samouraï des temps modernes, lancé dans la traque d'un insaisissable criminel, « l'Accoucheur », qui éventre les femmes au terme de leur grossesse pour brûler le fœtus.
Ce flic tourmenté, complexe, cherche à comprendre les raisons du naufrage de son couple : Naoko, sa femme japonaise, a demandé le divorce mais ils se sont entendus pour une garde alternée de leurs deux enfants. Cette vie de famille chaotique est au centre de l'intrigue, qui joue des similitudes entre l'histoire personnelle de Passan et celle du serial killer que l'on est tenté de voir comme son double monstrueux. Mais le suicide de l'Accoucheur ne résout rien et Passan devra aller jusqu'à Tokyo rechercher la clé de l'énigme...

vendredi 25 novembre 2016

La conjuration de Göttingen de Jérôme Legras

Juin 1954. 
On retrouve le corps sans vie du bibliothécaire adjoint de l'université Princeton, William Wein. Avant de mourir, avec son sang, il parvient à tracer sur une stèle la lettre epsilon. Le chef adjoint de la police locale, Michael Rumford, est chargé de l'enquête. Mais celui-ci, épaulé par l'inspecteur Bill Barlowe, va découvrir peu à peu que ce meurtre n'a rien d'un crime de routine... En se rapprochant de physiciens allemands ayant fui le nazisme, les deux enquêteurs se trouvent mêlés à d'anciens complices de la Wehrmacht comme à de fervents tenants du maccarthysme. 
Albert Einstein a-t-il plagié un article d'Henri Poincaré sur la découverte de la relativité ? Edgar Hoover, le patron du FBI, cherche à faire chanter le physicien pour s'assurer qu'il cessera de s'opposer publiquement à la bombe H. Espionnage industriel, soupçons d'amitiés communistes, guerres entre scientifiques sur fond de rideau de fer, Michael Rumford n'est pas au bout de ses peines.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :


Un bon policier mêlant physique nucléaire, complots, crimes, espionnage et qui nous amène à réfléchir sur la propension de l’humanité à chercher tous les moyens possibles d’auto-destruction…
L'intrigue principale, que mène Rumford sur le meurtre du bibliothécaire, se déroule en 1953 (au moment du procès et de l'exécution des époux Rosenberg). On nage donc en pleine Guerre Froide, en plein essais nucléaires avec les relents de l’apocalypse d'Hiroshima, de Nagasaki et de course à l'armement nucléaire.
L'auteur joue sur les aller-retour historiques entre le début des recherches nucléaires allemandes du début du XXe siècle , les découvertes ultérieures américaines en physique et l’enquête qui nous préoccupe.
On tente de reconstituer les pièces du puzzle et ce n’est pas évident non pas tant à cause des sauts chronologiques mais de par la multiplication des thèmes : si bien qu’on se dit qu'un peu de tri aurait été le bienvenu....
En effet, à la chasse aux sorcières des communistes par le sénateur McCarthy et aux angoisses de la guerre froide s'ajoutent les agissements d'un ancien SS illuminé toujours en quête d'une mythique cité aryenne, les manipulations d’opinions et celles scientifiques liées à la fabrication de la bombe H , un vol d’uranium et des secrets d'Etat inavouables datant du début du siècle.
En découle une intrigue sympathique, et même si le lecteur sait très vite qui est le tueur, le motif du crime nous en est caché jusqu’à la fin.
L'envers du décor que découvre Michael Rumford permet de voir sous un jour nouveau l'histoire de l'arme atomique.

Note : 14/20

mercredi 23 novembre 2016

L'échange d'Eugenia Almeida

A la sortie d'un bar, une jeune femme menace un inconnu puis retourne son revolver contre elle-même et se suicide, ça ne regarde pas la police, "Tout au plus un épisode confus. Sans danger pour les tiers". Mais Guyot, le journaliste, s'obstine. Il veut comprendre. Il consulte des archives. Il lit les cahiers de la victime. Il cherche. Il ne voit pas les signaux d'alarme. Parfois, il vaut mieux laisser tomber. 
L'importance du passé est surestimée. Si les gens restaient tranquilles, tout irait mieux. Les voix se multiplient. Beaucoup de coups de fil. Entre les mots, du silence. Des menaces avérées. Des crimes. L'atmosphère est opaque, l'air raréfié. La mécanique de la violence est encore bien huilée ; les anciens maîtres du pouvoir policier des années 80 ont du mal à prendre leur retraite et veulent aussi parler de leurs sentiments. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Difficile à lire par son style d'écriture particulièrement haché. Phrase de deux mots, sans verbe, manque de fluidité dans les conversations très directes. Compliqué de suivre sans se fatiguer, dommage, l'intrigue était surement intéressante, dans le milieu journalistique et policier. 
Le lieu est relativement neutre, pas de lien direct avec l'Argentine.

Note : 9/20