Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le vendredi 6 janvier à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 20h30

mercredi 4 janvier 2017

Un début d'année sous le signe du soleil levant

Bonjour à tous et bonne année !!!!

Pour ce mois de janvier la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard vous propose une sélection spéciale sur le japon. 

Les Mangas

Detective Conan d’AOYAMA Gosho


Surtout, ne vous fiez pas aux apparences. Le jeune Conan a beau être haut comme trois pommes, c'est un détective redoutable. Petit par la taille, d'accord, mais déjà grand par la capacité de déduction. Bref, il ne fait pas son âge... Et pour cause : en réalité, il n'a pas vraiment six ans, comme un rapide coup d’œil à sa morphologie pourrait le laisser croire. Conan - de son véritable nom Shinichi Kudo - est, à l'origine, un détective lycéen. Mais il s'est retrouvé un jour en butte aux membres de l'Organisation des hommes en noir. Et ceux-ci n'ont rien trouvé de mieux que de lui faire ingurgiter un liquide empoisonné qui l'a fait replonger en enfance... Et tandis que le professeur Agasa multiplie les inventions loufoques afin de lui rendre sa taille normale, Conan passe son temps à résoudre des énigmes en tous genres. Pour le plus grand plaisir des ados, qui se régalent de ses aventures menées tambour battant. Un manga très séduisant qui rend hommage aux grands classiques de la littérature policière.  

Monster d’URASAWA Naoki

Par une nuit de 1986, une décision d'ordre éthique va conduire le docteur Kenzo Tenma à sauver la vie d'un enfant aux dépens de celle du maire de la ville. Comment pouvait-il savoir que son acte aurait de telles conséquences? Car l'enfant qu'il a sauvé, a grandi, et semble être le dénommé Monster.








Death Note de OHBA Tsugumi et OBATA Takeshi


Light Yagami ramasse un étrange carnet oublié dans la cour de son lycée. Selon les instructions du carnet, la personne dont le nom est écrit dans les pages du Death Note mourra dans les 40 secondes!! Quelques jours plus tard, Light fait la connaissance de l’ancien propriétaire du carnet: Ryûk, un dieu de la mort! Poussé par l’ennui, il a fait entrer le carnet sur terre. Ryûk découvre alors que Light a déjà commencé à remplir son carnet…






Black Butler de TOBOSO Yana

Sebastian est majordome au service de Ciel Phantomhive, héritier d'une grande famille de la noblesse anglaise. En matière d'érudition, d’éducation, d'art culinaire, rien à redire, il est parfait. Mais ne vous fiez pas à sa distinction, si vous vous en prenez à son jeune maître, vous découvrirez sa vraie nature… Ciel aurait-il signé un pacte avec le Diable…?!









Les romans policiers japonais

Treize marches de TAKANO Kazuaki


Ryô Kihara, trente-deux ans, est condamné à la peine capitale. Il a déjà passé sept ans dans le couloir de la mort sans connaître la date de son exécution, comme le veut la loi japonaise. Bien qu'amnésique au moment du procès, il a reconnu sa culpabilité. Un matin, il entend les gardes venir chercher son voisin de cellule pour l'exécuter. Traumatisé par les hurlements, Kihara a soudain des flashes, comme si son amnésie se dissipait : il se revoit en train de gravir un escalier, dix an plus tôt. Il décide d'écrire à son avocat.

Jun'ichi Mikami, vingt-sept ans , a été incarcéré deux ans pour homicide involontaire. Remis en liberté conditionnelle, il croise celui qui était son gardien de prison, Shôji Nangô, qui s'occupe aussi de la réinsertion des anciens détenus. Ce dernier lui propose de l'aider à prouver l'innocence d'un certain Ryô Kihara. Voyant un moyen de se racheter aux yeux de la société, Jun'ichi accepte... 

Un café maison de HIGASHINO Keigo

Dans une maison des beaux quartiers de Tokyo, Yoshitaka Mashiba annonce froidement à son épouse Ayané qu'il va la quitter car elle ne lui a pas donné d'enfant. Il a rencontré une autre femme et veut reprendre sa liberté. Elle décide alors de partir passer quelques jours chez ses parents à Sapporo.
Le surlendemain, on retrouve le cadavre de Yoshitaka gisant dans son salon à côté d'une tasse de café renversée. L'inspecteur Kusanagi et son équipe sont dépêchés sur les lieux, et la charmante veuve rentre de Sapporo. Il est rapidement établi que le café bu par Mashiba contenait de l'arsenic. Soupçonnant Ayané Mashiba, la collègue de Kusangi prend alors contact avec le physicien Yukawa, qui a déjà aidé la police dans le cadre d'affaires apparemment insolubles, car il lui semble que les sentiments de Kusanagi pour la suspecte sont de nature à l'égarer.
Au fil de cette énigme pleine de nuances, séduction et déduction se livre une joute délicieuse qui fait tout le charme de ce roman couronné du prix Naoki, l'un des plus prestigieux au Japon.

La prophétie de l’abeille de HIGASHINO Keigo

Un matin d’été, la voiture de l’ingénieur Yuhara pénètre dans le complexe de Nishiki Heavy Industries. C’est aujourd’hui que l’hélicoptère sur lequel il travaille depuis des années doit être livré à son commanditaire, l’Agence de défense du Japon. Sa femme et son fils l’accompagnent pour assister à la démonstration de vol. Yuhara se rend dans son bureau tandis que sa famille l’attend à la cafétéria en compagnie de l’épouse d’un collègue et de son petit garçon. Les deux enfants vont jouer dehors et réussissent à se glisser dans le hangar où se trouve l’hélicoptère, et même à bord de l’appareil. L’un des deux est encore dedans lorsque celui-ci se met à bouger. Bientôt, sous les yeux terrifiés de son compagnon de jeu, l’hélicoptère prend son envol. D’abord stupéfaits, les ingénieurs comprennent bientôt que l’appareil a été manipulé à distance.
Moins d’une heure plus tard, l’hélicoptère s’immobilise au-dessus d’un réacteur nucléaire. Les autorités reçoivent un message signé de “l’Abeille du ciel” : l’appareil, chargé d’explosifs, s’écrasera sur le réacteur quand il aura épuisé son carburant si toutes les centrales du Japon ne sont pas mises immédiatement hors d’état de fonctionner…

Sadako de SUZUKI Kôji

Takanori Andô est un graphiste spécialiste de l’analyse d’image. Il reçoit par son travail une vidéo amateur montrant un suicide à l’intérieur d’un appartement banal. Son client souhaite déterminer s’il s’agit d’un véritable suicide ou d’une simple mise en scène. Il fait une copie du fichier dans son ordinateur et à chaque visionnage de la vidéo, Takanori se rend compte que le cadre de l’image se décale très légèrement, permettant de voir jusqu’au visage du suicidé : Seiji Kashiwada. Ce dernier est un serial killer condamné à la peine de mort pour le meurtre de quatre fillettes, douze ans auparavant. Le mystère s’épaissit car l’exécution de Seiji Kashiwada a eu lieu peu de temps auparavant… mais que faisait-il hors de prison ?





Les romans policiers ayant le japon pour thème

Tokyo de Mo HAYDER


Quand Grey débarque à Tokyo sans attaches, argent ni bagages, elle a beaucoup à prouver et encore plus à cacher. Sa rencontre avec Jason, pour lequel elle éprouve une fascination immédiate, est déterminante : il lui trouve un toit, une maison délabrée vouée à la démolition, et un emploi dans un club à hôtesses très privé. Ses clients ? Des yakuzas et un étrange infirme accompagné d'une nurse à la silhouette monstrueuse... Mœurs inavouables, violence, écrasant secret... Ce nouvel univers est pourtant familier à Grey. le but de son voyage ? Retrouver un mystérieux film à l'existence contestée datant de l'invasion de la Chine par les Japonais. Un seul homme pourrait l'aider. Un survivant du massacre qui refuse de répondre à ses questions...


Le sabre sacré d’Yves-Marie CLEMENT


Japon. Jigoro est un étudiant modèle, fan de judo. Sa particularité ? Il est aveugle. Un soir, en sortant de son entraînement de judo, il reçoit un coup de fil: son oncle a été agressé et conduit à l'hôpital. La police pense qu'il s'agit, une fois encore, du tueur en série d'Hara-Ga. Pourtant Jigoro a des doutes; il est persuadé que quelqu'un en veut précisément à son oncle, propriétaire d'un dojo, sous lequel un sabre sacré serait caché. Il part sur les traces de l'agresseur dans le quartier obscur de Hara-Ga. Mais quelqu'un le surveille...





Le shôgun de l’ombre de Jérôme NOIREZ

Kyoto, 1490. Dans une cité impériale qui n'en finit plus de panser les plaies des guerres qui l'ont dévastée quinze ans auparavant, l'enquêteur Ryôsaku se lance aux trousses du plus terrifiant et mystérieux des criminels. Kaoru, Keiji et Sozô, les trois adolescents qui lui ont été imposés comme assistants, ne sont plus des débutants. Dans l'atmosphère humide et moite de l'été, entre temples bouddhistes, sanctuaires shintô et théâtre nô, Ryôsaku et ses trois jeunes assistants vont devoir unir leurs forces pour vaincre ce shogun de l'ombre qui semble, lui, disposer de l'aide des esprits...





Kaïken de Jean-Christophe GRANGE

Olivier Passan de la Criminelle. Un solitaire fasciné par le Japon traditionnel, un samouraï des temps modernes, lancé dans la traque d'un insaisissable criminel, « l'Accoucheur », qui éventre les femmes au terme de leur grossesse pour brûler le fœtus.
Ce flic tourmenté, complexe, cherche à comprendre les raisons du naufrage de son couple : Naoko, sa femme japonaise, a demandé le divorce mais ils se sont entendus pour une garde alternée de leurs deux enfants. Cette vie de famille chaotique est au centre de l'intrigue, qui joue des similitudes entre l'histoire personnelle de Passan et celle du serial killer que l'on est tenté de voir comme son double monstrueux. Mais le suicide de l'Accoucheur ne résout rien et Passan devra aller jusqu'à Tokyo rechercher la clé de l'énigme...

vendredi 25 novembre 2016

La conjuration de Göttingen de Jérôme Legras

Juin 1954. 
On retrouve le corps sans vie du bibliothécaire adjoint de l'université Princeton, William Wein. Avant de mourir, avec son sang, il parvient à tracer sur une stèle la lettre epsilon. Le chef adjoint de la police locale, Michael Rumford, est chargé de l'enquête. Mais celui-ci, épaulé par l'inspecteur Bill Barlowe, va découvrir peu à peu que ce meurtre n'a rien d'un crime de routine... En se rapprochant de physiciens allemands ayant fui le nazisme, les deux enquêteurs se trouvent mêlés à d'anciens complices de la Wehrmacht comme à de fervents tenants du maccarthysme. 
Albert Einstein a-t-il plagié un article d'Henri Poincaré sur la découverte de la relativité ? Edgar Hoover, le patron du FBI, cherche à faire chanter le physicien pour s'assurer qu'il cessera de s'opposer publiquement à la bombe H. Espionnage industriel, soupçons d'amitiés communistes, guerres entre scientifiques sur fond de rideau de fer, Michael Rumford n'est pas au bout de ses peines.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :


Un bon policier mêlant physique nucléaire, complots, crimes, espionnage et qui nous amène à réfléchir sur la propension de l’humanité à chercher tous les moyens possibles d’auto-destruction…
L'intrigue principale, que mène Rumford sur le meurtre du bibliothécaire, se déroule en 1953 (au moment du procès et de l'exécution des époux Rosenberg). On nage donc en pleine Guerre Froide, en plein essais nucléaires avec les relents de l’apocalypse d'Hiroshima, de Nagasaki et de course à l'armement nucléaire.
L'auteur joue sur les aller-retour historiques entre le début des recherches nucléaires allemandes du début du XXe siècle , les découvertes ultérieures américaines en physique et l’enquête qui nous préoccupe.
On tente de reconstituer les pièces du puzzle et ce n’est pas évident non pas tant à cause des sauts chronologiques mais de par la multiplication des thèmes : si bien qu’on se dit qu'un peu de tri aurait été le bienvenu....
En effet, à la chasse aux sorcières des communistes par le sénateur McCarthy et aux angoisses de la guerre froide s'ajoutent les agissements d'un ancien SS illuminé toujours en quête d'une mythique cité aryenne, les manipulations d’opinions et celles scientifiques liées à la fabrication de la bombe H , un vol d’uranium et des secrets d'Etat inavouables datant du début du siècle.
En découle une intrigue sympathique, et même si le lecteur sait très vite qui est le tueur, le motif du crime nous en est caché jusqu’à la fin.
L'envers du décor que découvre Michael Rumford permet de voir sous un jour nouveau l'histoire de l'arme atomique.

Note : 14/20

mercredi 23 novembre 2016

L'échange d'Eugenia Almeida

A la sortie d'un bar, une jeune femme menace un inconnu puis retourne son revolver contre elle-même et se suicide, ça ne regarde pas la police, "Tout au plus un épisode confus. Sans danger pour les tiers". Mais Guyot, le journaliste, s'obstine. Il veut comprendre. Il consulte des archives. Il lit les cahiers de la victime. Il cherche. Il ne voit pas les signaux d'alarme. Parfois, il vaut mieux laisser tomber. 
L'importance du passé est surestimée. Si les gens restaient tranquilles, tout irait mieux. Les voix se multiplient. Beaucoup de coups de fil. Entre les mots, du silence. Des menaces avérées. Des crimes. L'atmosphère est opaque, l'air raréfié. La mécanique de la violence est encore bien huilée ; les anciens maîtres du pouvoir policier des années 80 ont du mal à prendre leur retraite et veulent aussi parler de leurs sentiments. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Difficile à lire par son style d'écriture particulièrement haché. Phrase de deux mots, sans verbe, manque de fluidité dans les conversations très directes. Compliqué de suivre sans se fatiguer, dommage, l'intrigue était surement intéressante, dans le milieu journalistique et policier. 
Le lieu est relativement neutre, pas de lien direct avec l'Argentine.

Note : 9/20 

Le songe de l'astronome de Thierry Bourcy

L'Empereur Rodolphe II de Habsbourg organise une somptueuse fête dans son château de Prague, à l'occasion de laquelle le grand astronome, astrologue et alchimiste Tycho Brahé doit présenter sa nouvelle conception du cosmos. Au nombre des prestigieux invités, le peintre Spranger, l'astronome Kepler, assistant du Maître, Sophie, la soeur de Tycho, le médecin et alchimiste Michael Maier, l'ambassadeur de Suède le chevalier Gustaf Löwenhielm, ainsi qu'un représentant de l'Église, l'inquisiteur Robert Bellarmin, connu pour avoir envoyé le philosophe copernicien Giordano Bruno au bûcher. 
L'enjeu est de taille : savoir si le grand astronome fait tourner le soleil autour de la Terre, ou l'inverse, ce qui serait une hérésie… Mais lorsque l'homme de science est retrouvé empoisonné dans le cabinet de monstruosités du château, le prince décide d'enfermer tous ses invités jusqu'à ce que le coupable soit démasqué.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

 Thriller historique assez court (234 pages).
En 1601, Rodolphe II de Habsbourg, mécène des Arts, organise une fête en l'honneur de l'astronome Tycho Brahé qui doit présenter sa conception du cosmos devant les familiers de la cour de l’empereur et l'inquisiteur Roberto Bellarmin (celui qui a envoyé Giordano Bruno  au bûcher…).
Il a la preuve que la terre tourne autour du soleil (hérésie pour l’époque), mais pour éviter l’accusation d’hérésie, il décide d’un compromis : les planètes tournent autour de soleil et tout ce beau monde tournent autour de la Terre…
Quelques heures après son discours, Tycho est retrouvé mort empoisonné. Chaque personne présente dans le château devient alors suspecte.
Il y a un nain assistant, un peintre géant, une duchesse britannique espionne de profession, l'ambassadeur de Suède, les représentants du Vatican ou encore Kepler, l'astronome assistant. Décidé à découvrir l'identité du coupable, le roi ordonne la fermeture des portes du château afin que personne ne puisse en sortir. Joseph Kassov et son neveu Mathias vont devoir mener l'enquête ...
C'est un huis clos historique où vengeances, adultères, jalousie, ésotérisme ( recherche de la pierre philosophale et horoscopes)... en sont les principaux ingrédients.
L'histoire est un peu longue à se mettre en place mais dès que l'enquête commence, elle se révèle intéressante.
L'ambiance est plaisante et le final rappelle Hercule Poirot.

En conclusion, un thriller historique agréable à lire mais trop long à démarrer.

Note : 13/20

Le dragon de Muveran de Marc Vaultenauer

Sur l'autel, le corps nu d'un homme, bras en croix, orbites vides, un verset de la Bible planté au cœur. C'est le premier des meurtres rituels et Andreas Auer le sait. Son enquête commence, s'accélère, s'enlise. Et lentement, comme l'eau sous la glace, les mauvais souvenirs affleurent. Tout ce qu'on voulait oublier refait surface. Tout ce qu'on croyait mort. Ce pourrait être à Stockholm, Reykjavik, Fjällbacka ou Ystad, c'est à Gryon, un petit village trop tranquille des Alpes vaudoises où s'invente un nouveau genre de polar nordique.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

Livre intéressant malgré un style et une intrigue peu habituelle.
 Le style : il est très déconcertant car l’auteur écrit uniquement par des phrases très courtes, souvent celles-ci sont nominales. Les descriptions sont succinctes, et limitées à la stricte nécessité pour la compréhension du récit. Malgré ce style tout s’enchaîne bien sans précipitation, mais il ne faut pas relâcher sa concentration car dans ce cas-là, on risque de perdre le fil du récit. 
Personnages et lieux : Là aussi l’auteur a fait preuve d’une certaine originalité. Le personnage principal, l’inspecteur qui mène l’enquête est homosexuel et vit avec un journaliste indépendant qui l’aide dans ses recherches. Tous les principaux protagonistes de l’histoire sont d’une banalité qui tourne à la caricature, mais ceci n’est qu’en apparence. Tout ceci se passe dans le valais Suisse, dans un petit village isolé peuplé en grande partie par des résidents secondaires. A savoir que l’inspecteur a une maison et habite dans ce village même si son affectation est à Lausanne. L’action a un lien avec les Etats-Unis d’Amérique. 
L’intrigue : Après un meurtre dans le temple du village puis deux autres assez rapidement, il s’ensuit une mise en cause de différents suspects. En parallèle nous savons, nous lecteurs, qui est le coupable sans connaitre son identité réelle. La chose un peu déroutante est le rythme du récit qui est à l’image que nous avons des Suisses, c’est-à-dire lents et tranquilles, ceci malgré le style rapide dû aux phrases courtes. Autre chose d’étrange, c’est que malgré l’horreur des crimes le roman n’est pas anxiogène du tout. Nous en venons même à espérer que le dernier meurtre prévu puisse avoir lieu avant l’arrestation du meurtrier (ce qui se produit). Seul bémol dans l’intrigue c’est que pour la résoudre l’inspecteur fait appel à un ami à lui travaillant au F.B.I. Solution un peu tirée par les cheveux. Conclusion : Livre qui peut plaire à certains mais être inintéressant pour d'autres.

Note : 12/20 

mercredi 2 novembre 2016

Le lagon noir d'Arnaldur Indridason

Reykjavík, 1979. Le corps d'un homme vient d'être repêché dans le lagon bleu, qui n'est pas encore aussi touristique qu'aujourd'hui. La victime serait tombée d'une très grande hauteur, peut-être a-t-elle été jetée d'un avion. En découvrant qu'il s'agit d'un ingénieur qui travaille à la base américaine de Keflavik, l'attention de la police se tourne vers de mystérieux vols secrets effectués entre le Groenland et l'Islande. 
Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail. Conscients des risques qu'ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l'aide d'un officier de la base. En parallèle, Erlendur travaille sur une vieille affaire non résolue : une jeune fille disparue sur le chemin de l'école, quarante ans plus tôt. 
Les témoins disent qu'elle sortait avec un garçon de Camp Knox, un quartier pauvre, où les gens vivent dans les baraquements abandonnés par les soldats américains après l'occupation de l'Islande. Le petit ami ne sera jamais retrouvé et les parents mourront sans savoir ce qu'il est advenu de leur fille. Erlendur est contacté par une tante qui lui demande de trouver la vérité. Erlendur a trente ans et vient de divorcer. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H. ) : 

Atmosphère glauque.
Deux enquêtes menées en parallèle, l'une sur un crime actuel mais contrariée par l'armée américaine, l'autre sur un crime ancien.
L'inspecteur Erlendur devra asseoir ses convictions, contourner les obstacles et user de diplomatie.
Complexe mais efficace.

Note : 14/20

L'inconnu du pont Notre-Dame de Jean-François Parot

Une enquête de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet sous le règne de Louis XVI. 1786. Le procès de l’affaire du collier touche à sa fin et déconsidère la reine. Le déficit du royaume exacerbe les rivalités politiques. Nicolas Le Floch est saisi par Le Noir, nouveau directeur de la Bibliothèque du roi, de la disparition d’un conservateur au cabinet des médailles. Quelle est l’identité du cadavre décapité découvert dans une maison démolie du pont Notre-Dame ? Qu’augurent les informations transmises par lady Charwel, alias la Satin, concernant un complot anglais visant Louis XVI. 
Existe-t-il un lien entre les deux affaires ? D’autres meurtres suivront au cours d’une minutieuse enquête qui conduira le commissaire au Châtelet dans le Paris des receleurs et des maisons de jeu et jusqu’à la rade de Cherbourg. Nicolas Le Floch sera également bouleversé par l’effarante révélation de ses origines. Au milieu des intrigues de cour et des dangers de la ville et, face à des suspects équivoques, mus par le lucre et la trahison, il finira par résoudre une sombre énigme aidé par une étonnante découverte des Lumières.


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel E.) :

Si vous n'avez pas lu les premiers oups de la série, ne tentez surtout pas de démarrer par celui-ci car les références au passé du commissaire Nicolas Le Floch sont nombreuses. Et ne comptez pas sur les notes en fin d'ouvrage pour vous éclairer sur les intrigues précédentes !
Au fur et à mesure des épisodes de cette série, on s'est habitué à la maisonnée de la rue de Montmartre : le vieillissant Noblecourt, la maternelle cuisinière alsacienne Catherine, le jeune Louis de Ranreuil, fils de Nicolas, à leurs petites habitudes et à leurs visiteurs.L'écriture de Parot contribue grandement à ce retour dans le temps, par l'usage de mots désuets, et d'argot parisien. 
Cette histoire répond à tous les canons des enquêtes du commissaire de police au Châtelet et ses habituels comparses vont encore une fois lui apporter une précieuse aide : Bourdeau évidemment, avec lequel les relations sont de plus en plus complices ; Semacgus, le chirurgien de marine ; Samson, bourreau aux grandes connaissances anatomiques et qui officie parfois en tant que médecin légiste !
L'intrigue suit une chaîne logique qui par d'un cadavre méconnaissable poignardé sur le pont Notre-Dame en travaux, et mène à un complot de la Perfide Albion contre la couronne royale.
Entre Temps, le lecteur aura visité la bibliothèque royale, les salles de jeux clandestines, les rues crasses, les échoppes des boutiquiers, les Champs-Elysées, qui ne sont alors que bosquets offrant un lieu de promenade qui peut tourner au coupe-gorge, et Versailles, bien sûr, avec toutes les intrigues de cour destinées à attirer la faveur royale.
L'année 1786 est celles où tout bascule. La reine Maris-Antoinette est des plus impopulaire, l'affaire du collier l'a discréditée un peu plus, et son fils le dauphin est malade. Le roi reste populaire dans les campagnes, notamment lors de son unique voyage en province à Cherbourg, mais la révolte est dans l'air à Paris.

Note : 15/20