Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le samedi 7 Octobre à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 19h00. Apéro-polar.

mardi 25 novembre 2014

Celui qui ne meurt jamais de Dominique Faget

En Afrique, à la mort d'un homme, le sculpteur du village s'imprègne de l'aura du défunt et façonne secrètement un Masque à son effigie. L'âme du disparu y sera enfermée pour l'éternité. Automne 1975, à Bordeaux, des femmes sont retrouvées atrocement mutilées... Un reporter se retrouve en proie à des cauchemars et à des visions d'horreur... Une jeune inspectrice métisse enquête. Ses investigations la mèneront au cœur de l'Afrique et de ses mystères.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :


Voyage dans le temps et l’espace… d’abord en 1910 en Afrique occidentale Française, où un mystérieux coffre est déterré; puis essentiellement en 600 av JC en Afrique et dans la France de 1976 où deux histoires parallèles séparées de 3000 ans finissent par se rejoindre au moment du dénouement.
Histoire d’un frère de Pharaon abandonné sur les côtes africaines par un capitaine phénicien, de sa survie en territoire hostile grâce à un chef de village … et de son destin hors du commun, car c’est lui qui "ne meurt jamais".
Histoire d’Alain, journaliste baroudeur, personnage ambiguë, poursuivi par un masque africain doté d’un étrange pouvoir…
Voyage dans l’ésotérisme, étude ethnologique, récit historique, Polar (quelques meurtres horribles (mais heureusement pas décrit par le menu !) du coté d’Arcachon…), on ne sais pas trop où classer ce roman atypique.
L’auteure sait nous faire partager son amour pour ce continent africain ; et elle dispose de bases de documentations solides qui rend crédible ce récit à la limite du fantastique.
Donc ça marche ! Le style est élégant et même si on se doute de l’identité du coupable, on en est jamais vraiment sûr et le suspens est préservé !
S’il fallait vous faire un peu frissonner, voici le leitmotiv qui accompagne les meurtres :
Une lame pour trancher, un poignard pour découper, un pic pour achever…
Même s’il faut prendre pour argent comptant l’explication finale, le cartésien que je suis s’est laissé bercé au fil du récit par cette enquête hors norme !
Méfiant dés qu’un grand prix est attribué, ce roman qui a décroché celui des lecteurs d’un hebdomadaire à grand tirage, mérite le détour.
A recommander.


Note : 16/20

Thninking eternity de Raphaël Granier de Cassagnac

Adrian Eckard, biologiste de talent, réchappe à un attentat de dimension planétaire en perdant la vue. Bénéficiaire de la première greffe cybernétique oculaire mais bouleversé par l’événement, il quitte tout pour parcourir le monde et enseigner la science la plus fondamentale dans les endroits les plus reculés. Humble et charismatique, soutenu par des compagnons convaincus, il fonde un mouvement mondial, le thinking, qui rencontre un succès foudroyant et bientôt, le dépasse. Pour le meilleur comme pour le pire...

Sa sœur Diane, neuro-informaticienne de génie, est au même moment recrutée par Eternity Incorporated, entreprise philanthropique vouée à la survie de l'espèce humaine par-delà d'hypothétiques catastrophes en tout genre. Elle y développe les premières consciences artificielles destinées à œuvrer pour notre bien. À moins qu'elles ne finissent par nous remplacer...

Dans un monde en proie aux questions brûlantes des dernières découvertes scientifiques, Thinking Eternity est à la fois un thriller haletant, une enquête journalistique et une anticipation visionnaire qui nous montre en direct la marche de l'humanité vers sa singularité, ce moment-clé où les capacités technologiques dépasseront l'être humain. Pour l'éternité ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

Le métier de chercheur en physique des particules de l’auteur Raphaël Granier de Chassagnac (qui en a trouvé au moins une dans son nom !) pourrait rebuter les non-scientifiques. Mais le vocabulaire est à portée de tous, les phrases concises, et les paragraphes courts.
Après une série d’attentats touchant les principales villes de la planète, Adrian Eckart, jeune cybernéticien talentueux, survivant mais atteint de cécité, se voit proposer une greffe d’yeux artificiels.
La sœur d’Adrien, Diane Eckart, ayant soutenu une thèse sur l’intelligence artificielle, se fait recruter par une mystérieuse et richissime multinationale à vocation philanthropique.
Le récit mené comme un documentaire, commence aux attentats du 9/11, et nous retrace l’histoire d’Adrien, qui déclenchera une révolution indépendamment de sa volonté; de sa sœur, responsable d’un projet d’évolution d’intelligence artificielle; ainsi que les événements qui s’en suivirent.
Les questions posées dans la première partie concernent les prothèses cybernétiques ( peut-on en avoir une autrement que par nécessité médicale et si oui dans quel but ?), la responsabilité de ne plus assumer le commandement d’une révolution dont on est l’initiateur, et qui prône l’accès gratuit au savoir pour tous via internet dans un monde non violent.
L’auteur montre le passage progressif de cette révolution au statut de religion, et pour Adrien, bien malgré lui, son accession au grade de messie.
Diane, sa sœur, ne travaille qu’avec des I.A. qui, au fur et à mesure de leur progrès, ressemble de plus en plus aux humains. D’où la question de savoir ce qui différencie les deux, et leur place dans la société, pour le bien de l’humanité ?
Les deux histoires s’imbriquent dans la dernière partie jusqu’au dénouement, qui m’a laissé perplexe et annonce une suite…
La science décrite en fait n’est pas tant en avance sur notre temps mais l’auteur nous force à réfléchir .
Plus S-F que Polar, mais facile à lire et intéressant.


Note : 15

mercredi 24 septembre 2014

Souviens-toi de demain de Vanessa Caffin

Victime d’une agression, Charlie Longe se réveille à l’hôpital totalement amnésique. Non seulement elle a tout oublié de son passé, mais elle est incapable d’enregistrer de nouveaux souvenirs. Pour ne pas perdre le fil des événements, elle tient un journal. Sur la première page figurent quelques lignes pour le moins troublantes : « Je vais mourir. Retrouver mon mari, retrouver Adam », ainsi qu’un numéro de téléphone portable. Est-elle menacée ? Qu’est-il arrivé à Adam ? Pourquoi ne lui répond-on jamais lorsqu’elle appelle à ce numéro ? Déterminée à reconstruire le puzzle de sa vie, la jeune femme part en quête de la vérité, avec ses notes comme seule boussole ainsi que le badge d’une agence de publicité où elle semblait travailler avant son accident. Mais tout sonne faux et la voilà saisie d’une affolante paranoïa, d’autant plus que son entourage paraît s’acharner à brouiller les pistes. Charlie le sait, elle ne peut se fier à personne, ni même à sa mémoire...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Invraisemblable. Une magnifique perte de temps...

Note : 7/20

Traînée de poudre de Patricia Cornwell

À la suite d une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology, à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta découvre un univers sordide de corruption et de meurtre. Avec comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence F.) :

Nébuleux en particulier au début, manque de dynamisme. A la moitié je n'en peux plus, j'abandonne la lecture.

Note : 9/20

Les oubliées de Tess Gerritsen

La main d'une femme est découverte dans une ruelle obscure du quartier asiatique de Boston. Sur le toit d'un immeuble des environs, on retrouve le cadavre de la victime à laquelle elle appartient : rousse, vêtue de noir, la gorge tranchée, comme si le meurtrier avait tenté de la décapiter. Deux mèches, qui ne s'apparentent pas à des cheveux humains, sont retrouvées sur son corps. Assistée dans son enquête par le détective d'origine chinoise Johnny Tam, Jane Rizzoli découvre que ce meurtre brutal a connu un précédent. Dix-neuf ans auparavant, une tuerie au Phénix Rouge, un restaurant asiatique des environs, avait fait cinq victimes. Existe-t-il un lien entre ces deux drames ? Et si la clé du mystère se trouvait dans le passé ? Forte de cette intuition, l'inspecteur Rizzoli décide de rouvrir cette affaire presque classée. Elle ne tarde pas à découvrir que ce massacre est étroitement lié à la disparition de deux jeunes femmes...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Simone H.) :

EXCELLENT. J'ai adoré et veux lire les autres du même auteur.

Note : 18/20


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Lecture fluide. Très bonne intrigue. Permet de découvrir un quartier de Boston insoupçonné. En attente de son prochain livre avec intérêt.

Note : 16/20

Yeruldelgger de Ian Manook

Cinq ans plus tôt, Kushi, la fille de l'inspecteur Yeruldelgger a été enlevée et assassinée pour l'obliger à abandonner une enquête sur la corruption liée au rachat des terres de la steppe mongole. La découverte du cadavre d'une autre fillette va le replonger dans les mêmes tourments.
Dans un pays à l'histoire et aux paysages sauvages, une guerre sale d'argent et de pouvoir s'est déclarée autour d'une des richesses minières les plus rares et les plus convoitées de la planète. Pour lutter contre les puissances qui veulent s'accaparer son pays, Yeruldelgger va puiser ses forces dans les traditions héritées des guerriers de Gengis Khan, dans les techniques modernes d'investigation, et dans la force de ses poings. Parce qu'un homme qui a tout perdu ne peut rien perdre de plus. Il ne peut que tout reconquérir. Peu à peu, sans pitié ni pardon...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :


Vous aimez les grands espaces, les enquêtes qui sortent des sentiers battus, la découverte de la civilisation Mongol et ses rîtes ancestraux avec des habitations traditionnelles (les yourtes), tant mieux.
Un roman noir qui nous dépayse et nous entraîne dans les immensités des steppes. On est plus proche des enquêtes chez les indiens navajos que des enquêtes glauques suédoises... On est plus proche des paysages désertiques de l'Islande et du temps qui passe que de la trépignante New-York.
A Oulan-Bator, la capitale, Yeruldelgger est un commissaire réputé.
Une pointure qui ne s'est jamais remis du meurtre de sa petite fille.
Quand il est envoyé dans le désert enquêter sur la découverte du cadavre d'une fillette enterrée avec son tricycle, il ne peut que promettre aux nomades qui ont découvert le corps que les coupables seront retrouvés. Le meurtre de trois chinois dans la capitale, déguisé en crime raciste, voire politique d'idéologie nazi, font resurgir en toile de fond mes génocides passés pratiqués en Mongolie. Ce peuple qui a conquis la moitié de l'Europe à une certaine époque et pour qui la Seconde Guerre Mondiale ne veut rien dire. La Shoah et Hitler non plus, tant les mongols ont souffert des massacres dans les années 1920 et ceux ensuite perpétrés par Staline ou Mao.
Que se cache-t-il sous ces meurtres ? Quel rapport y a-t-il entre la police de Oulan-Bator, des chinois, des coréens, des extrémistes locaux de riches mongols et le meurtre de sa fille ?
Pour un premier roman, la réussite est au rendez-vous, elle est même totale !

Note : 17/20

mardi 23 septembre 2014

L'épreuve de l'acide d'Elmer Mendoza

Le détective Edgar Mendieta,alias Zurdo, le Gaucher, songe au suicide. Quarante-trois ans, un boulot de chien, pas de femme, et une très forte tendance à l'autoflagellation. Pour couronner le tout, on le charge d'enquêter sur la mort d'une splendide strip-teaseuse, Mayra, qu'il a connue d'un peu trop près : une bombe aux yeux vairons, la seule à l'avoir traité avec indulgence, presque tendresse. Zurdo est bon pour la tournée des night-clubs, cantinas et autres arrière-cours du Mexique contemporain, au moment ou le gouvernement déclare la guerre aux narcos. Son spleen n'est pas près de s'arranger : outre les trafiquants d'armes, les faux gringos et les danseuses paniquées, Gris, son fidèle lieutenant, est en pleine crise amoureuse, son chef voudrait laisser tomber l'enquête ; lui n'arrive pas à mettre la main sur son psy et pleure son amour perdu. Pendant ce temps, la tequila coule à flots et les cadavres s'empilent. Avec son style inimitable, Mendoza nous plonge dans un Mexique baroque et délirant, où on tutoie la mort à tous les coins de rue, entre deux verres. Un polar impeccable, avec tous les ingrédients du genre, plus une bonne dose d'humour et l'argot lyrique des truands latinos.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Maryse W., Michel W. et Gérard)

Arturo Pérez-Reverte (Le maître d'escrime, Le tableau du maître flamand,...) classe Elmer Mendoza comme un des plus grands nom de la littérature mexicaine contemporaine, "le temps le prouvera" dit-il.
Je pense que ce n'est pas pour demain. Ici, ce n'est qu'une lecture au kilomètre : pas de paragraphes ou si peu, des dialogues mêlés sans aucun repère possible et indifférencié des descriptions... des phrases à deux sous dignes d'un enfant de maternelle, de l'argot... Bref, ce ne sont pas l'argot, l'humour et l'intrigue qui vont relever le niveau. 
On y comprend rien. Aucun plaisir à lire cela. J'ai lâché l'affaire à quarante pages (sept ; sûrement le numéro du chapitre). Vous l'aurez compris, malgré des bonnes critiques commerciales, on n'aime pas du tout.

Note : 5/20

L'inconnue du bar de Jonathan Kellerman

Le psychologue Alex Delaware et sa compagne Robin prennent un verre au bar du Fauborg Hotel à Los Angeles. Une ravissante jeune femme vêtue de blanc attire leur attention : elle boit martini sur martini tout en consultant fébrilement sa montre. Deux jours plus tard, Alex rejoint Milo Sturgis sur les lieux d'un crime brutal et constate avec horreur que la victime défigurée n'est autre que l'énigmatique beauté aperçue au Fauborg. L'enquête des deux compères les mène à une agence d'escort girls d'un style particulier, qui permet à des "petites chéries" de rencontrer des "papas gâteaux" sur un site lnternet. L'inconnue y figurait sous le nom de Mystery. Tout un programme...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :

Un duo entre un médecin/psychologue (Alex Delaware) et un lieutenant de police ( Milo Sturgis) au passé pas clair mais que sa hiérarchie laisse tranquille. (Il faut avoir lu les ouvrages précédents pour tout comprendre; il y en a 26 !!! Il en est de même pour certains personnages transversaux; cela gâche un peu la lecture; il vaut mieux commencer par le début.)
Tout se passe à Los Angeles. Une jeune femme est retrouvée assassinée de manière horrible alors qu'Alex l'avait croisée dans un bar chic deux jours avant. Une agence d'escort-girls, un "papy-gateau" friand de chair fraîche, deux jumeaux pas clairs ; des riches (pas de pauvres) et un décor d'ensemble baignant sous les dollars...
Des suspects, un autre cadavre, des personnages qui sortent par magie d'un chapeau pour rallonger un peu la sauce, des théories, mais un ensemble qui se lit sans grand enthousiasme. Une fin car il en faut une, un peu limite, le tout bâclé dans les dernières pages.
Une déception, les titres précédents sont sûrement meilleurs !!!

Note 10/20

Les mensonges de Karen Perry

Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin, architecte, jusqu’au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans un tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé. Après des mois de doute et de recherches infructueuses, le couple décide de quitter le Maroc et de revenir vivre en Irlande. Cinq ans plus tard, Robin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s’imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un trait sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d’une femme au beau milieu d’une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant ? Si oui, que s’est-il vraiment passé à Tanger ? La façade du couple commence alors à se fissurer. Devant leurs secrets et mensonges, tout ce que l’un croit savoir de l’autre est bientôt remis en question. Les voix de Robin et de Harry alternent pour nous donner leurs versions des faits et les révélations se succèdent jusqu’à une vérité totalement inattendue.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Ecrit à deux voix, alternance entre le point de vue du père puis de la mère.
Scénario un peu plat et plein d'invraisemblances avec une fin peu crédible. 
Roman lu très très vite et aussi vite oublié !

Note 10/20

Deux veuves pour un testament de Donna Leon

Après avoir quitté son petit ami durant des vacances ratées, Anna Maria Giusti rentre chez elle. Lorsqu’elle passe récupérer son courrier chez sa voisine Constanza Altavilla, elle trouve celle-ci étendue sur le sol, sa tête baignant dans une flaque de sang.
    Pour le légiste, cela ne fait aucun doute, la vieille dame a été terrassée par une crise cardiaque et, dans sa chute, sa tête a heurté le radiateur de sa chambre. Dépêché sur les lieux, le commissaire Brunetti ne trouve aucune preuve flagrante infirmant cette hypothèse. Pourtant, il ne peut s’y résoudre. Quelque chose d’autre est arrivé, il le pressent, mais quoi ?
    Pour en avoir le cœur net, Brunetti fouille dans la vie de la signora Altavilla. Sa famille d’abord, la maison de retraite où elle passait ses journées, les femmes battues qu’elle recueillait chez elle… Se dessine au gré de son enquête officieuse une personnalité complexe, riche de secrets. D’ailleurs, chaque témoin lui semble multiple, devenant tour à tour héros ou bandit, victime ou bourreau. Il n’y a pas d’évidences, pas de lignes droites ici, tout y est tortueux comme les ruelles de Venise que Brunetti arpente pour - peut-être - trouver la vérité.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Vingtième enquête du commissaire Brunetti. On s'essouffle ! Venise perd de son mystère et de l'envie de suivre le parcours de Brunetti. Cette enquête aurait pu se dérouler n'importe où. On est plongé dans le monde silencieux de la vieillesse, du bénévolat, des abus et violences envers les personnes faibles. 
Un administration corrompue pour ficeler le tout. Venise comme ailleurs n'est pas le paradis.
Cette enquête traîne en longueur et on est finalement déçu car on est loin de la qualité des premiers Donna Leon.

Note : 11/20

Marée d'équinoxe de Cilla et Rolf Borjlind

Olivia Rönning, élève à l'école de police de Stockholm, a choisi, pour son mémoire de fin d'études, de plancher sur un cold case vieux de plus de vingt ans : le meurtre atroce d'une inconnue enterrée vive sur une plage de l'île de Nordkoster un soir de marée d'équinoxe. Seule la tête dépassait... Première difficulté : le policier qui enquêtait alors a pris sa retraite, puis il a disparu. Et ceux qui sont encore en activité semblent peu disposés à aider la jeune fille. D'autres obstacles surgissent, mais Olivia est opiniâtre et courageuse - trop, sa curiosité dérange et lui vaut d'être agressée. Ses recherches la mènent du milieu des sans-abri de la capitale, objet d'attaques sauvages de la part de jeunes néo-nazis, à un réseau de prostitution de luxe, mais aussi aux portes de l'empire minier d'un industriel tout-puissant récemment décoré par le roi... Premier volet d'une série best-seller en Suède et en Allemagne et traduite dans plus de vingt pays, Marée d'équinoxe a été comparé à Millénium, tant pour le caractère bien trempé de ses personnages que pour la modernité brûlante de son intrigue.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :

Un roman écrit à quatre mains  au rythme soutenu, avec une foison de personnages qui permet de construire une intrigue complexe. Intrigue, qui une fois mise en place, est partiellement résolue ; ce qui laisse présager une suite intéressante. On y trouve des personnages aussi variés qu'un homme d'affaire dont la société est en confit avec des associations de protection des droits de l'homme et de l'environnement au Congo, des SDF aux prises avec des néo-nazis,une étudiante en école de police, des gamins paumés,un politicien, des escort-girl, un croupier avec plusieurs cordes à son arc et des policiers de toutes sorte; de ce cocktail explosif naît un récit très sombre...
Ce polar venu du froid nous transporte de Stockholm au Costa Rica.
Dans le cadre de ses études de police, Olivia est chargée d'examiner une affaire criminelle non résolue : elle choisit le meurtre d'une femme enceinte enterrée  vivante sur une plage de Suède. Mais fouiller dans le passé ne sera pas sans conséquences. A vouloir retrouver les protagonistes d'alors fait surgir la violence, les souvenirs, les trahisons...

Note : 15/20

Dragon bleu, tigre blanc de Qui Xiaolong

Stupeur à la brigade des affaires spéciales de la police de Shanghai. Sous couvert d'une promotion ronflante, l'inspecteur Chen est démis de ses fonctions. Après tant d'enquêtes menées contre les intérêts du pouvoir, pas étonnant qu'on veuille sa peau. Forcé d'agir à distance, inquiet pour sa vie, Chen affronte l'affaire la plus délicate de sa carrière tandis qu'à la tête de la ville, un ambitieux prince rouge et son épouse incarnent le renouveau communiste. Alors que dans les rues résonnent les vieux chants révolutionnaires, ambition et corruption se déclinent plus que jamais au présent. Avec une amère lucidité, Qiu Xiaolong réinterprète à sa manière le scandale Bo Xilai qui secoua la Chine en 2013.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Livre plaisant assez facile à lire. L'intrigue qui se déroule dans une Chine perverse et fausse. L'ajout de poèmes apporte un peu de poésie dans ce monde politique où la corruption, l'argent mène la danse.
Ce livre s'inspire d'un événement survenu en Chine et touchant un membre du PC chinois. L'inspecteur Chen Cao tente de trouver qui et pourquoi essaye de le tuer.

Note : 14/20

mardi 16 septembre 2014

Bastards de Ayerdhal

Un extraordinaire thriller contemporain qui se nichera comme un chat dans vos meilleurs cauchemars.
À court d'inspiration, l'écrivain new-yorkais Alexander Byrd se lance à la recherche de Cat-Oldie, une vieille dame qui s'est débarrassée de trois agresseurs avec un outil de jardin et l'aide d'un chat.
Sa quête se transforme en véritable investigation qui ravive une guerre entre services spéciaux impliquant la mystérieuse ancêtre. Elle l'amène aussi à croiser le chemin de femmes aussi félines que fatales et à requérir l'assistance de Colum McCann, Norman Spinrad, Jerome Charyn...
Ayerdhal surprend encore avec un formidable thriller qui se lovera comme un chat dans vos meilleurs cauchemars !


Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigtte M.) :

Alexander Byrd, écrivain de renom, n'arrive plus à écrire. Il est possédé par un chat qui l'incite à arpenter les rues de New-York, en inventant des vies pour les inconnus qu'il croise. Son attention se porte sur un vieille femme, Cat-Oldie, qui se serait débarrassée de trois agresseurs grâce à un chat.
Une relation étrange naît entre eux, Cat-Oldie lui offre une amulette aux pouvoirs étonnants.
Je me suis vite perdue et ennuyée. 
Pas fini.

samedi 13 septembre 2014

Créole Belle de James Lee Burke

Dave Robicheaux se remet de ses blessures dans une unité de soins de La Nouvelle-Orléans, où il reçoit la visite d'une jeune femme, Tee Jolie Melton. Cette dernière lui laisse, sur un iPod, le blues "My Creole Belle". Une chanson qui finit par l'obséder. Mais dans cette atmosphère languissante baignée de morphine, et avec tous les démons qui plus que jamais l'accompagnent, Dave nourrit des doutes : sa rencontre avec Tee Jolie est-elle bien réelle ou l'a-t-il rêvée ? Car Dave découvre que la jeune femme est censée avoir disparu depuis des mois. Aussi, lorsque la sœur de Tee Jolie, Blue, est retrouvée morte, Dave décide de partir à sa recherche. Une enquête éprouvante, au point que son vieil ami Clete Purcel, lui-même à la limite de la rupture, se met à craindre pour sa santé mentale.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Dave Robicheaux, policier de la Nouvelle-Orléan, blessé lors de sa précédente aventure, reçoit, dans les brumes de la morphine, la visite d'une jolie créole, Tee Jolie, qui lui dit être en danger et lui laisse un lecteur MP3. Réalité ou illusion ? Car Tee Jolie et sa sœur ont disparu depuis quelques temps. Quand on retrouve le corps de sa sœur, Dave et son ami Clete, harcelé par un mystérieux ennemi, se mettent à enquêter... Une enquête compliquée par la réapparition d'une fille illégitime de Clete, qui pourrait bien exercer la profession de tueur à gage. 
Comme de coutume, Robicheaux et son acolyte Clete Purcel vont mettre la mains dans un panier de crabes au fond duquel ils vont croiser quelques voyous à la petite semaine mais aussi et surtout de riches familles louisianaises corrompues et déviantes bien décidées à défendre leurs gains malhonnêtement accumulés dans le plus grand mépris de leur prochain, en particulier s'il est plus pauvre et moins puissant qu'eux.
Roman sur le bien et le mal et sur le poids des péchés des pères, intrigue un peu compliquée et pas toujours crédible mais la beauté de l'écriture nous fait oublier le reste.
Belle description de la Louisiane.

Note : 13/20

Après la guerre d'Hervé Le Corre

Bordeaux dans les années cinquante. Une ville qui porte encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale et où rôde la silhouette effrayante du commissaire Darlac, un flic pourri qui a fait son beurre pendant l'Occupation et n'a pas hésité à collaborer avec les nazis. Pourtant, déjà, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a commencé ; de jeunes appelés partent pour l'Algérie. Daniel sait que c'est le sort qui l'attend. Il a perdu ses parents dans les camps et, recueilli par un couple, il devient apprenti mécanicien. Un jour, un inconnu vient faire réparer sa moto au garage où il travaille. L'homme n'est pas à Bordeaux par hasard. Sa présence va déclencher une onde de choc mortelle dans toute la ville, tandis qu'en Algérie d'autres crimes sont commis...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Bordeaux dans les années 50. La Seconde Guerre Mondiale est encore dans toutes les mémoires et pourtant, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a déjà commencé : de jeunes appelés partent en Algérie. Daniel sait ce qui l'attend. Cet orphelin qui a perdu ses parents dans les camps, travaille comme mécanicien; il voit un jour arriver au garage un inconnu qui laisse sa moto et repart tel un ombre. 
Cet homme n'est pas venu par hasard.
C'est dans ce contexte qu'une série d’événements violents se produisent. Une jeune lycéenne est agressée devant chez elle par un individu qui la menace. C'est la fille d'Albert Darlac, commisaire de police qui s'est compromis pendant l'occupation et n'a pas hésité à arrêter des juifs qu'il a spoliés. Il navigue dans les eaux troubles du proxénétisme et règne en parrain sur la ville.
Quelques temps plus tard, le bistrot qui lui sert de quartier général est soufflé par une explosion. Il est bientôt happé par une spirale de violence...
Le commissaire Albert Darlac, fasciste convaincu qui exècre la faiblesse et se place toujours du côté du plus fort, a su s'enrichir pendant la guerre entre marché noir et saisies. Jamais inquiété lors de l'épuration, il règne sur sa ville grâce à sa connaissance du milieu et des secrets les plus inavouables des notables du coin. Mais une silhouette fantomatique semble rôder autour de lui, surveiller sa famille, tuer les gens qui lui sont proches.
Après-guerre dans lequel tous les comptes ne sont pas soldés et où, en fin de compte, c'est toujours la guerre. Toujours la guerre pour André, revenu des camps et qui désire se venger de Darlac, inspecteur de police de l'Occupation, zélé serviteur de l'occupant ; celui-là même qui l'a envoyé à Auschwitz et qui occupe aujourd'hui un poste de commissaire. 
Ce livre aurait pu être une simple histoire de vengeance, mais Hervé le Corre n'a pas choisi la simplicité, il dépeint la bassesse, la douleur de la perte, l'amour ou les petits arrangements avec les circonstances. Tantôt en argot populaire des mauvais garçons, tantôt en prose poétique et sensible. Très bon roman avec une atmosphère, des personnages authentiques et une écriture extraordinaire.
Un livre plein d'émotions !

Note : 16/20

Six ans déjà de Harlan Coben

Massachussetts, aujourd’hui. Jake et Natalie, une rencontre passionnée, trois mois de pur bonheur. L’amour d’une vie. Jusqu’au jour où Natalie s’en est allée au bras d’un autre, épousé dans la précipitation quelques jours plus tard. Qu’est-ce qui a pu pousser la femme de ses rêves à rompre si brutalement ? Six ans plus tard, Jake, prof de sciences politiques, se pose toujours la question. Mais alors qu’une nécro lui annonce la mort de l’époux de Natalie, les souvenirs rejaillissent et l’espoir renaît, fébrile. Tant pis pour la promesse faite à Natalie de ne pas chercher à la recontacter, le désir est trop fort, et Jake entreprend de retrouver la trace de la veuve. Mais à l’enterrement, c’est une autre que Natalie qui suit le cercueil… Alors qu’Internet reste muet, que la sœur de Natalie lui raccroche au nez et que tous ceux qui les ont croisés ensemble semblent soudain victimes d’amnésie, Jake s’interroge : a-t-il inventé cette histoire d’amour ? Et que lui veut l’homme à la petite camionnette qui semble le suivre partout ? Emporté dans sa quête de vérité, Jake se retrouve au cœur d’une incroyable et meurtrière machination dont il pourrait bien être la prochaine victime. Mais quand l’amour est de la partie, comment accepter de faire machine arrière pour sauver sa peau ? Comment renoncer à celle qu’on aime sans savoir si elle est toujours en vie ?

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Brigitte M.) :

Six ans plus tôt, Jake a assisté impuissant au mariage de Nathalie, l'amour de sa vie, avec un autre. Depuis, fidèle à la promesse qu'il lui a faite, il ne l'a jamais contactée. Lorsqu'il apprend la mort du mari de Nathalie, Jake n'a plus qu'un but : la revoir. Mais à l'enterrement, la veuve éplorée n'est pas celle qu'il croyait retrouver. Il est face à une parfaite inconnue...Où est Nathalie ? Pourquoi lui a-t-elle menti ? Parti sur ses trace, Jake va faire de troublantes découvertes : depuis six ans, la jeune femme s'est totalement volatilisée. Et Jake n'est pas le seul à la chercher : il va très vite l'apprendre à ses dépens...
Ecriture très simple, se lit très vite mais sans grande nouveautés. Beaucoup de similitudes avec Ne le dis à personne avec une fin prévisible. Très moyen !

Note : 10/20

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence F.) :

Si vous aimez le policier romanesque alors ce livre est pour vous. Beaucoup d'humour. Intrigue sur un thème original. Nous sommes dans le milieu universitaire.

Note : 15/20

jeudi 31 juillet 2014

Le duel d'Arnaldur Indridason

Pendant l'été 1972, Reykjavík est envahi par les touristes venus assister au championnat du monde d'échecs qui oppose l'Américain Fischer et le Russe Spassky. L'Américain se conduit comme un enfant capricieux et a de multiples exigences, le Russe est accueilli en triomphe par le parti communiste islandais, le tout sur fond de guerre froide. Au même moment un jeune homme sans histoire est poignardé dans une salle de cinéma, le magnétophone dont il ne se séparait jamais a disparu. L'atmosphère de la ville est tendue, électrique. Le commissaire Marion Briem est chargé de l'enquête au cours de laquelle certains éléments vont faire resurgir son enfance marquée par la tuberculose, les séjours en sanatorium et la violence de certains traitements de cette maladie, endémique à l'époque dans tout le pays. L'affaire tourne au roman d'espionnage et Marion, personnage complexe et ambigu, futur mentor d'Erlendur, est bien décidé à trouver le sens du duel entre la vie et la mort qui se joue là. Un nouveau roman d'Indridason qu'il est difficile de lâcher tant l'ambiance, l'épaisseur des personnages, la qualité d'écriture et l'intrigue sont prenantes.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Quand l'auteur d'une saga semble être à court d'idées, rien de plus simple pour relancer l'affaire. Il suffit de s'intéresser à la jeunesse des personnages qui sont apparus dans les premiers romans. Il y a alors de la place pour plusieurs nouvelles histoires. C'est du Star Wars...
Sauf que dans ce polar, on est loin de la qualité des précédents ouvrages. On s'ennuie, c'est mou. C'est l'Islande finalement...
Marion Brem, (commissaire à la retraite dans La cité des Jarres/ La femme en vert...) débute à la police judiciaire de Reykjavik et évoque les moments difficiles de son enfance. 
En toile de fond, le championnat du monde d'échecs entre la Russie et les Etats-Unis (Fischer/Spassky); Marion se retrouve dans une classique histoire de barbouzes en pleine Guerre Froide. Rien de bien original. Même l'écriture ne semble pas être de la même veine que les précédents titres de cet auteur.
Finalement une déception.
Tiens, dans les dix dernières lignes apparaît Erlendur Sveinsson, le futur commissaire, héro de la dizaine de romans écrits par Indridason... Il est à la circulation; il faut bien débuter quelque part.
Il ne sera sûrement pas commissaire avant trois ou quatre romans à paraître !!!

Note : 11/20

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Décevant ! Sur le fond politico-policier pendant la guerre froide, première moitié répétitive, ennuyeuse, un quart suivant moyen, seule la fin devient intéressante, ainsi que les conséquences de la tuberculose endémique dans l'Islande du début du XXème siècle.

Note : 10/20

dimanche 20 juillet 2014

Tuez qui vous voulez de Olivier Barde-Cabuçon

Hiver 1759. Alors que s'élèvent les fusées multicolores d'un splendide feu d'artifice donné par le roi à son bon peuple de Paris, un inconnu est assassiné dans une ruelle. C'est le troisième jeune homme retrouvé égorgé et la langue arrachée. Mais cette fois, la victime est russe. Le commissaire aux morts étranges se charge de l'affaire dans une atmosphère aussi singulière que les meurtres dont il a la charge : les miracles se multiplient au cimetière Saint-Médard, et des femmes se font crucifier dans des appartements discrets pour revivre les souffrances du Christ ; les rues de Paris s'enfièvrent à l'approche de la fête des Fous qu'un mystérieux inconnu invite à ressusciter ; la cour, quant à elle, est parcourue de rumeurs au sujet du mystérieux chevalier d'Eon, secrétaire d'ambassade à Saint-Pétersbourg et, dit-on, émissaire du Secret du roi, une diplomatie parallèle mise en place par Louis XV... Les tensions s'exacerbent dans les quartiers populaires. Sartine, le lieutenant général de police, craint des débordements car le peuple est seul maître de la rue. Quant au moine, oubliant son âge, il semble se laisser gagner par l'esprit de cette antique fête, où les fous deviennent sages et les sages fous. La royauté est menacée, les interdits transgressés. L'ordre social est-il en train de s'inverser ? Le commissaire aux morts étranges garde la tête froide et mène l'enquête.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Sylvie D.) :


Ce roman est la troisième enquête du Commissaire aux morts étranges.
Nous sommes en 1759, à la période de Noël, sous le règne de Louis XV. Le commissaire aux morts étranges, nommé Volnay, va enquêter, avec l’aide de son père, « le moine » (car il porte très souvent une bure), sur trois meurtres de jeunes hommes, égorgés et la langue tranchée. Le commissaire est directement sous les ordres du lieutenant général de police Sartine. Au cours de son enquête, il sera amené à rencontrer le Chevalier d’Eon, personnage à plusieurs facettes.
Les trois jeunes hommes assassinés n’ont apparemment aucun point commun. Les pistes seront donc nombreuses.

Grâce aux personnages et aux événements, on est plongé dans l’atmosphère de l’époque. Pour ma part, c’est mon premier roman avec ce personnage mais pour faire un parallèle, j’y ai retrouvé tous les ingrédients de la série télévisée « Nicolas Le Floch ».

Note : 14/20

jeudi 3 juillet 2014

Pain, éducation, liberté de Petros Markaris

2014. A Athènes, la survie quotidienne est de plus en plus difficile pour les citoyens appauvris et pour les immigrés harcelés. C'est alors qu'un tueur en série jette son dévolu sur des personnalités d'envergure issues de la génération de Polytechnique qui, après s'être rebellées contre la junte militaire, ont eu une carrière fulgurante. Le criminel reprend le célèbre slogan des insurgés de l'époque pour formuler sa revendication : "Pain, éducation, liberté". Qui se cache derrière ces meurtres ? Un membre de l'extrême droite ou un ancien gauchiste mû par le désir de vengeance ? Le commissaire Charitos, privé de son salaire depuis trois mois, tente avec sa ténacité habituelle de comprendre les mobiles du coupable. 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Dernier volet de la trilogie que Petros Markaris consacre à la crise grecque.
On retrouve encore ici l'ambiance de ce pays au bord de la misère et les thèmes récurrents de la corruption, des politiques véreux, de l'argent facile.
L'euro a été abandonné au profit de la drachme qui est de retour.
Face à une vie quotidienne des grecs de plus en plus précaire, les solutions de solidarité se développent.
Le désespoir des générations après la chute des colonels et de la dictature fait naître des mouvements politiques extrêmes.
Le commissaire Charitos et sa famille sont toujours fort sympathiques.
Style agréable, se lit toujours aussi facilement pour peu que l'on s'y retrouve dans les noms en "-oulos", "-akis", "-ikas".
Un roman de hall de gare ou de RER... Enquête est intrigue peu captivante. Manque de suspense !!!

Note : 12/20

Avis d'un membre du club Rouletabille(Wanda B.) :

Je suis fan du commissaire Charitos d'Athènes. 
Très Bien.

Note : 16/20

vendredi 13 juin 2014

Une vérité si délicate de John Le Carré

2008, Gibraltar : commanditée par les affaires étrangères britanniques et une société militaire privée américaine, une opération anti-terroriste vise un acheteur d’armes djihadiste. Kit Probyn, diplomate naïf, sera le « téléphone rouge » du ministre, alors que Toby Bell, son secrétaire particulier est étonnamment tenu à l’écart. 2011, Toby est convoqué par un Probyn à la retraite, à deux doigts de dévoiler les dessous de l’affaire, totalement véreuse. Choisira-t-il sa conscience contre sa loyauté envers l’État ? John le Carré revient dénoncer les collusions entre pouvoir politique et multinationales du renseignement au prétexte du prétendu combat entre chrétienté et islam. Un roman d’espionnage magistral sur ces personnages broyés entre éthique et devoir d’État.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

J'accroche vraiment pas à cet auteur. Ce n'est pas le premier essai. 
Là, j'abandonne à la page 84. Je m'ennuie mortellement dans ce type de littérature. 
Même le film "la Taupe" inspiré de John Le Carré a été pour moi un vrai somnifère...
Ne rien y comprendre est-il le fait d'être en bonne santé mentale ???
Je laisse ça aux amateurs du genre.

Sans notation

Mais je fais quoi du corps d'Olivier Gay

Alors que Fitz s'apprête, enfin, à présenter une petite amie crédible à ses parents, il reçoit un appel d'un de ses clients VIP, le politicien en vue Georges Venard. Ce dernier a besoin de « soleil », et vite, et exige d'être livré à domicile. Devant l'appât du gain, Fitz plaque sa famille et ses bonnes résolutions et fonce chez Venard… pour trouver porte close et son portable sur répondeur. Le lendemain matin, Venard fait la une de toute la presse : il a été retrouvé mort chez lui et l'enquête conclut au suicide. Pourquoi alors le doute s'instille-t-il dans l'esprit de Fitz ? Pourquoi son appartement est-il visité en son absence et se retrouve-t-il bientôt avec des tueurs à ses trousses ? Et cet homme énigmatique que Fitz a croisé dans l'escalier en se rendant chez le politicien, pourrait-il avoir un rapport avec la mort de Venard ? Fitz aura bien besoin du secours de ses amis de toujours, Deborah et Moussah, pour se sortir de cette sombre affaire.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un auteur français, une histoire qui se déroule à Paris et dans sa proche banlieue, pour une lecture agréable.
Un personnage attachant, malgré son style de vie, ses casseroles et les ennuies qu'il semble attirer. 
Dans l'art de se fourrer dans des situations incroyables, Fitz, petit dealer collectionne les conquêtes et clients V.I.P. consommateurs de "soleil". Il faut qu'il fasse preuve d'ingéniosité pour enquêter sur les tueurs qui "veulent sa peau" sans rien laisser paraître à l'une de ses "petites amies" commissaire de police...
Se lit d'une traite avec le sentiment d'avoir passé un bon moment. A consommer sans modération.
C'est le troisième roman de cet auteur, dans lequel on retrouve des personnages récurrents. Mais il n'est pas nécessaire d'avoir lu les précédents pour découvrir celui-ci.

Note : 14/20


Le mystère Fulcanelli de Henri Loevenbruck

Un meurtre dans une vieille église de Séville. Un assassinat dans une bibliothèque parisienne. Un ancien manuscrit dérobé. Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXème siècle : Fulcanelli ! Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier.
Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :


Ce roman est basé sur de nombreux faits réels se rapportant à l'alchimie du XIXème et XXème siècle. Très bien documenté (peut-être un peu trop). Ésotérisme, meurtre, énigme, tout pour faire un bon polar. 

J'ai adoré l'écriture et certaines répliques de l'auteur, amusantes, percutantes. J'ai aimé l'atmosphère de ce livre et partir à la découverte de vieux manuscrits poussiéreux en visitant des bibliothèque incroyables avec des personnages très attachants. 

Note : 15/20


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :


Ce roman est très documenté sur l'alchimie, sur tout ce qui touche à l'ésotérisme.
Il nous donne des anecdotes sur des personnages célèbres comme Flammarion, Victor Hugo...
Le roman varie entre la réalité et la fiction, les personnages sont accrocheurs.
Intrigue sérieuse et divertissement réussissent à s'unir grâce à l'auteur.
De plus son personnage principal, l'inspecteur Ari Mckenzie, est plus que sympathique : il est drôle et parle un argot un peu vieillot.

Note : 15/20

Le spectre de la rue du puits d'Indrek Hargla

Tallinn, 1419. L'un des plus riches marchands de la ville, messire Bruys, vient de mourir. Lorsque le bailli surgit dans sa boutique, Melchior l'apothicaire imagine qu'il vient colporter les ragots : ceux-ci ne manquent pas sur messire Bruys, mécène du futur monastère, le troisième de ta ville. Que nenni ! Une autre mort bien plus mystérieuse requiert toutes les attentions : le gardien de la tour Quad Dack a été découvert au pied des remparts, le visage empli de terreur comme s'il avait vu un spectre. Quelques mois plus tôt, ce fut aussi le cas d'une prostituée du Couvent Rouge, retrouvée noyée dans le puits. A deux pas de là, se dresse une maison hantée. Une vieille légende veut qu'une femme adultère et un jeune moine y furent emmurés vivants par un mari jaloux. Une légende, vraiment ? Entre deux chopes de bière aux herbes, Melchior arpente les cimetières et les forêts avoisinantes pour démêler la vérité. En des temps où l'art de la médecine avait encore pour face cachée la magie noire, la Vieille Ville se révèle le lieu de luttes secrètes entre guildes, ordres religieux et chevaliers teutoniques.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

Prenez un décor du XVème siècle inhabituel, un pays de la Baltique : L'Estonie. Et plus précisément sa capitale : Tallinn.
Grand classique dans le genre : la présence de deux enquêteurs, le premier, bailli de profession, et l'autre, enquêteur occasionnel mais intuitif et sagace, apothicaire dans la vie courante.
Dans ce deuxième tome des aventures de Melchior l'apothicaire, l'auteur a su retranscrire l'atmosphère et les mentalités de l'époque.
Les personnages suspectés par Melchior appartiennent à des couches différentes de la société, et nous en apprenons beaucoup sur le mode de vie, le système de guildes, la place de la religion et le fonctionnement de la loi à cette époque. Ainsi que la propension a picoler de cette époque...
Ce microcosme grouille de jalousies, de rancunes anciennes, de désirs de vengeance et le résultat nous donne un beau suspense médiéval. 
Dans cette Tallinn antique, un habitant meurt dans des conditions suspectes, peu de temps après avoir vu un spectre, et il n'est que le premier d'une série de cadavres qui secouent la tranquillité des lieux et permettent à Melchior, l'apothicaire, de faire démonstration de ses capacités de déduction, malgré une maladie héréditaire qui l'handicape parfois...
L'histoire commence  en l'an de grâce 1419 et l'enquête se déroule sur quatre jours
Et ce n'est pas une sinécure que de mener une enquête à cette époque ! 
Un travail de longue haleine puisque peu d'indices subsistent.
Le dénouement enfin nous donne un aperçu, si tant est que nous n'en soyons pas convaincu, du caractère retors de l'âme humaine.

Note : 16/20

Bien mal Acquis de Yrsa Sigurdardottir

Un meurtre a été commis dans un spa installé dans une ferme récemment rénovée. Une ferme qui avait la réputation d'être hantée. L'avocate Thora Gudmundsdottir est engagée par le propriétaire, suspect principal dans l'affaire, pour le représenter. Son enquête fait bientôt resurgir à la lumière le passé macabre de l'endroit.Bien mal acquis consacre le retour de l'attachante avocate Thora dans un nouveau thriller aussi astucieux que terrifiant.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Une jeune architecte est assassinée sur une plage non loin de l’hôtel pour lequel elle développait ses projets. Le propriétaire des lieux a fait appel à l'avocate Thora Gudmunsdottir pour attaquer ceux qui lui ont vendu ce bien. Les lieux sont hantés, il craint que cela fasse fuir sa clientèle.
Régulièrement des pleurs d'enfant résonnent dans la nuit.
Yrsa Sigurdardottir a construit un thriller très efficace. La configuration des lieux offre le cadre d'un huis clos. L'endroit serait à mourir si le roman avait été écrit par Arnaldur Indridasson. Mais ce n'est pas le cas malgré l'empilement de ficelles qui au fil des jours constitue un vrai sac de nœuds... L'inspecteur Thorolfur Kjartansson et l'avocate Thora Gudmunsdottir accompagnée de Matthew ne seront pas de trop pour démêler cette sombre affaire.
Il y a peu de figurants : Nous sommes en Islande et de plus dans un coin reculé, mais une "tripotée de noms" aux consonances inhabituelles... Une galerie de portraits qui permet au lecteur de cogiter et d'essayer de trouver le coupable.
L'auteur a introduit une petite dimension fantastique liée aux croyances locales car il s'est passé tellement de choses dans ces terres. Les peurs, les émotions sont palpables.
Un peu dans la lignée de Camilla Lackberg, mais ça se passe en Islande...

Note : 15/20

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Polar de construction classique. Une héroïne sympathique qui mène l'enquête, juste le bon nombre de meurtres, et tous les personnages, de potentiels assassins !

Note : 15/20