Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le samedi 7 Octobre à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 19h00. Apéro-polar.

vendredi 13 juin 2014

Une vérité si délicate de John Le Carré

2008, Gibraltar : commanditée par les affaires étrangères britanniques et une société militaire privée américaine, une opération anti-terroriste vise un acheteur d’armes djihadiste. Kit Probyn, diplomate naïf, sera le « téléphone rouge » du ministre, alors que Toby Bell, son secrétaire particulier est étonnamment tenu à l’écart. 2011, Toby est convoqué par un Probyn à la retraite, à deux doigts de dévoiler les dessous de l’affaire, totalement véreuse. Choisira-t-il sa conscience contre sa loyauté envers l’État ? John le Carré revient dénoncer les collusions entre pouvoir politique et multinationales du renseignement au prétexte du prétendu combat entre chrétienté et islam. Un roman d’espionnage magistral sur ces personnages broyés entre éthique et devoir d’État.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

J'accroche vraiment pas à cet auteur. Ce n'est pas le premier essai. 
Là, j'abandonne à la page 84. Je m'ennuie mortellement dans ce type de littérature. 
Même le film "la Taupe" inspiré de John Le Carré a été pour moi un vrai somnifère...
Ne rien y comprendre est-il le fait d'être en bonne santé mentale ???
Je laisse ça aux amateurs du genre.

Sans notation

Mais je fais quoi du corps d'Olivier Gay

Alors que Fitz s'apprête, enfin, à présenter une petite amie crédible à ses parents, il reçoit un appel d'un de ses clients VIP, le politicien en vue Georges Venard. Ce dernier a besoin de « soleil », et vite, et exige d'être livré à domicile. Devant l'appât du gain, Fitz plaque sa famille et ses bonnes résolutions et fonce chez Venard… pour trouver porte close et son portable sur répondeur. Le lendemain matin, Venard fait la une de toute la presse : il a été retrouvé mort chez lui et l'enquête conclut au suicide. Pourquoi alors le doute s'instille-t-il dans l'esprit de Fitz ? Pourquoi son appartement est-il visité en son absence et se retrouve-t-il bientôt avec des tueurs à ses trousses ? Et cet homme énigmatique que Fitz a croisé dans l'escalier en se rendant chez le politicien, pourrait-il avoir un rapport avec la mort de Venard ? Fitz aura bien besoin du secours de ses amis de toujours, Deborah et Moussah, pour se sortir de cette sombre affaire.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un auteur français, une histoire qui se déroule à Paris et dans sa proche banlieue, pour une lecture agréable.
Un personnage attachant, malgré son style de vie, ses casseroles et les ennuies qu'il semble attirer. 
Dans l'art de se fourrer dans des situations incroyables, Fitz, petit dealer collectionne les conquêtes et clients V.I.P. consommateurs de "soleil". Il faut qu'il fasse preuve d'ingéniosité pour enquêter sur les tueurs qui "veulent sa peau" sans rien laisser paraître à l'une de ses "petites amies" commissaire de police...
Se lit d'une traite avec le sentiment d'avoir passé un bon moment. A consommer sans modération.
C'est le troisième roman de cet auteur, dans lequel on retrouve des personnages récurrents. Mais il n'est pas nécessaire d'avoir lu les précédents pour découvrir celui-ci.

Note : 14/20


Le mystère Fulcanelli de Henri Loevenbruck

Un meurtre dans une vieille église de Séville. Un assassinat dans une bibliothèque parisienne. Un ancien manuscrit dérobé. Et voilà que surgit de nouveau le nom du plus mystérieux alchimiste du XXème siècle : Fulcanelli ! Depuis près de cent ans, chercheurs et historiens tentent de découvrir qui se cachait derrière cet énigmatique pseudonyme. En acceptant de mener l’enquête, Ari Mackenzie, ancien commandant des services secrets, fait une plongée vertigineuse dans les milieux ésotéristes du siècle dernier.
Parviendra-t-il à dénouer la plus étonnante intrigue de l’histoire de l’alchimie ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :


Ce roman est basé sur de nombreux faits réels se rapportant à l'alchimie du XIXème et XXème siècle. Très bien documenté (peut-être un peu trop). Ésotérisme, meurtre, énigme, tout pour faire un bon polar. 

J'ai adoré l'écriture et certaines répliques de l'auteur, amusantes, percutantes. J'ai aimé l'atmosphère de ce livre et partir à la découverte de vieux manuscrits poussiéreux en visitant des bibliothèque incroyables avec des personnages très attachants. 

Note : 15/20


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :


Ce roman est très documenté sur l'alchimie, sur tout ce qui touche à l'ésotérisme.
Il nous donne des anecdotes sur des personnages célèbres comme Flammarion, Victor Hugo...
Le roman varie entre la réalité et la fiction, les personnages sont accrocheurs.
Intrigue sérieuse et divertissement réussissent à s'unir grâce à l'auteur.
De plus son personnage principal, l'inspecteur Ari Mckenzie, est plus que sympathique : il est drôle et parle un argot un peu vieillot.

Note : 15/20

Le spectre de la rue du puits d'Indrek Hargla

Tallinn, 1419. L'un des plus riches marchands de la ville, messire Bruys, vient de mourir. Lorsque le bailli surgit dans sa boutique, Melchior l'apothicaire imagine qu'il vient colporter les ragots : ceux-ci ne manquent pas sur messire Bruys, mécène du futur monastère, le troisième de ta ville. Que nenni ! Une autre mort bien plus mystérieuse requiert toutes les attentions : le gardien de la tour Quad Dack a été découvert au pied des remparts, le visage empli de terreur comme s'il avait vu un spectre. Quelques mois plus tôt, ce fut aussi le cas d'une prostituée du Couvent Rouge, retrouvée noyée dans le puits. A deux pas de là, se dresse une maison hantée. Une vieille légende veut qu'une femme adultère et un jeune moine y furent emmurés vivants par un mari jaloux. Une légende, vraiment ? Entre deux chopes de bière aux herbes, Melchior arpente les cimetières et les forêts avoisinantes pour démêler la vérité. En des temps où l'art de la médecine avait encore pour face cachée la magie noire, la Vieille Ville se révèle le lieu de luttes secrètes entre guildes, ordres religieux et chevaliers teutoniques.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

Prenez un décor du XVème siècle inhabituel, un pays de la Baltique : L'Estonie. Et plus précisément sa capitale : Tallinn.
Grand classique dans le genre : la présence de deux enquêteurs, le premier, bailli de profession, et l'autre, enquêteur occasionnel mais intuitif et sagace, apothicaire dans la vie courante.
Dans ce deuxième tome des aventures de Melchior l'apothicaire, l'auteur a su retranscrire l'atmosphère et les mentalités de l'époque.
Les personnages suspectés par Melchior appartiennent à des couches différentes de la société, et nous en apprenons beaucoup sur le mode de vie, le système de guildes, la place de la religion et le fonctionnement de la loi à cette époque. Ainsi que la propension a picoler de cette époque...
Ce microcosme grouille de jalousies, de rancunes anciennes, de désirs de vengeance et le résultat nous donne un beau suspense médiéval. 
Dans cette Tallinn antique, un habitant meurt dans des conditions suspectes, peu de temps après avoir vu un spectre, et il n'est que le premier d'une série de cadavres qui secouent la tranquillité des lieux et permettent à Melchior, l'apothicaire, de faire démonstration de ses capacités de déduction, malgré une maladie héréditaire qui l'handicape parfois...
L'histoire commence  en l'an de grâce 1419 et l'enquête se déroule sur quatre jours
Et ce n'est pas une sinécure que de mener une enquête à cette époque ! 
Un travail de longue haleine puisque peu d'indices subsistent.
Le dénouement enfin nous donne un aperçu, si tant est que nous n'en soyons pas convaincu, du caractère retors de l'âme humaine.

Note : 16/20

Bien mal Acquis de Yrsa Sigurdardottir

Un meurtre a été commis dans un spa installé dans une ferme récemment rénovée. Une ferme qui avait la réputation d'être hantée. L'avocate Thora Gudmundsdottir est engagée par le propriétaire, suspect principal dans l'affaire, pour le représenter. Son enquête fait bientôt resurgir à la lumière le passé macabre de l'endroit.Bien mal acquis consacre le retour de l'attachante avocate Thora dans un nouveau thriller aussi astucieux que terrifiant.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Une jeune architecte est assassinée sur une plage non loin de l’hôtel pour lequel elle développait ses projets. Le propriétaire des lieux a fait appel à l'avocate Thora Gudmunsdottir pour attaquer ceux qui lui ont vendu ce bien. Les lieux sont hantés, il craint que cela fasse fuir sa clientèle.
Régulièrement des pleurs d'enfant résonnent dans la nuit.
Yrsa Sigurdardottir a construit un thriller très efficace. La configuration des lieux offre le cadre d'un huis clos. L'endroit serait à mourir si le roman avait été écrit par Arnaldur Indridasson. Mais ce n'est pas le cas malgré l'empilement de ficelles qui au fil des jours constitue un vrai sac de nœuds... L'inspecteur Thorolfur Kjartansson et l'avocate Thora Gudmunsdottir accompagnée de Matthew ne seront pas de trop pour démêler cette sombre affaire.
Il y a peu de figurants : Nous sommes en Islande et de plus dans un coin reculé, mais une "tripotée de noms" aux consonances inhabituelles... Une galerie de portraits qui permet au lecteur de cogiter et d'essayer de trouver le coupable.
L'auteur a introduit une petite dimension fantastique liée aux croyances locales car il s'est passé tellement de choses dans ces terres. Les peurs, les émotions sont palpables.
Un peu dans la lignée de Camilla Lackberg, mais ça se passe en Islande...

Note : 15/20

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Polar de construction classique. Une héroïne sympathique qui mène l'enquête, juste le bon nombre de meurtres, et tous les personnages, de potentiels assassins !

Note : 15/20

jeudi 12 juin 2014

L'appel du coucou de Robert Galbraith (J.K. Rowling)

Une nuit d'hiver, dans un quartier chic de Londres, le célèbre mannequin Lula Landry est trouvée morte, défenestrée. Suicide. Affaire classée. Jusqu'au jour où l'avocat John Briscow, frère de la victime, frappe à la porte du détective privé Cormoran Strike.

Strike est au bout du rouleau : ex-lieutenant dans l'armée, il a perdu une jambe en Afghanistan, sa carrière de détective est au point mort et sa vie privée un naufrage. Aidé par une jeune recrue intérimaire virtuose de l'Internet, Strike est chargé d'enquêter sur la mort de Lula.

De boîtes de nuit branchées en hôtels pour rock-stars assaillies par les paparazzi, en passant par un centre de désintoxication et le manoir où se meurt la mère adoptive de Lula, Strike va passer de l'autre côté du miroir glamour de la mode, dont les reflets chatoyants dissimulent un gouffre de secrets, de trahisons, de manœuvres inspirées par la vengeance.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :


Un détective privé, Strike Cormoran, écorché de la vie, (blessé de guerre, endetté, père célèbre dans le monde du show-biz, et mère groupie décédée d'overdose,...) enquête pour un riche client sur le suicide de sa sœur Lula, célèbre mannequin.

Dans le Londres d'aujourd'hui et le monde des paillettes qui côtoie la pauvreté, on découvre au fil des Yard. L'auteur ne se complaît pas à faire un polar glauque mais une description minutieuse, une radiographie de la société anglaise et de l’hyper-médiatisation à travers un panel de personnage dont la vie n'est pas toujours "un long fleuve tranquille".
C'est vraiment agréable à lire et les presque 600 pages n'offrent pas de temps mort.
Ne pas chercher dans ce polar des clins d'oeil aux précédents romans de cet auteur. C'est un autre style, presque un autre auteur.
La suite des aventures de Strike Cormoran est prévue fin juin 2014.

Note : 15/20

La madone de Notre-Dame d'Alexis Ragougneau

«La touriste fit un signe de croix puis s'approcha du banc. Dans un murmure empreint d'un fort accent, elle demanda à la jeune femme en blanc s'il lui était possible de s'asseoir à ses côtés pour prier. Celle-ci ne daigna pas répondre, invariablement figée, le regard aimanté par la statue de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. L'Américaine, après avoir répété sa question sans davantage obtenir de réponse, finit par poser son séant sur le banc dont le bois craqua sous l'effort. Alors, comme dans un cauchemar venu du plus profond de la nuit, la madone blanche hocha la tête. Son menton vint se poser sur sa poitrine puis, en douceur, presque avec grâce, son corps entier bascula vers l'avant et s'effondra sur le dallage à damier.
C'est alors que la grosse Américaine se mit à hurler.»

La police et Claire Kauffmann, la procureur, s'interrogent. Qui est cette morte à la robe blanche ? Au nom de quelle abomination lui a-t-on scellé le vagin à la cire de cierge ? Sa présence lors de la procession du 15 août tenait-elle de la provocation ou de la ferveur religieuse ? Le père Kern, le prêtre de Notre-Dame, est persuadé que l'enquête fait fausse route. Pour élucider le mystère de la Madone, l'homme de foi remontera jusqu'aux racines du mal...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :


Décès requalifié en meurtre, survenu à la Basilique de Notre Dame dont l’enquête a été confiée à un commandant de police et une jeune magistrate. Deux personnages présentant des troubles psychiques, voire psychologiques liés à leur passé, qui sont des éléments capitaux quant aux raisons pour lesquelles cette enquête leurs a été confiée.
Rapidement un premier suspect est découvert et, au fil du déroulement de l’histoire, nous comprenons aisément que ce n’est pas le coupable.
Triller politico-religieux ou les intérêts de ces deux institutions sont au cœur de l’intrigue. Cousu de fil blanc avec un certain nombre de longueurs comprenant des descriptions parfois inutiles, un manque de rebondissement, d’imbroglio et parfois d’intérêt. Le dénouement se devine assez facilement et simplement, même si le coupable n’est révélé que dans les dernières pages.

Lecture facile et agréable. 

Note : 12/20

mercredi 11 juin 2014

Et si notre dame la nuit ... de Catherine Bessonart

"Après le cou, ce qui l'émouvait le plus chez une femme, c'était le poignet, alors il se pencha vers la femme inconnue, effleura ses veines qui ne battaient plus et lui fit la promesse muette que justice serait faite."
Il s'appelle Chrétien, pourtant il se dit "mécréant, tendance bouddhiste". Flic, fraîchement divorcé, il en est proie à une sorte de nervosité - il vient d'arrêter de fumer - mais pas seulement. Il pressent un malheur imminent qui ne tarde pas à survenir : neuf des plus belles statues de Notre-Dame de Paris sont décapitées ; puis, très vite, une jeune femme. La première d'une longue série...
L'enquête que mène le commissaire Bompard l'amène au sentiment qu'il est intimement mêlé à cette affaire. De quelle manière ? Ses doutes se confirment quand le meurtrier le menace dans ce qu'il a de plus cher : son ex, Mathilde.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Un petit air de "déjà-vu" mais personnage principal très attachant. Bon petit polar.
Note : 14/20


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence F.) :

Enfin un enquêteur comme on les aime, avec ses faiblesses, ses forces, flanqué de deux acolytes et d'une ex-femme attachants. Un psychopathe qui renvoie notre héros à son passé. Excellent premier roman.

Note : 17/20

Simone H. :
Note : 16/20

Wanda B. :
Note : 18/20

Dossier 64 de Jussi Adler Olsen

A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement en l'espace de quelques jours. Jamais élucidée, l'affaire se retrouve sur le bureau du Département V. Carl Mørck et ses improbables assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent pas à remonter jusqu'aux années 50 où s'ouvre un sombre chapitre de l'histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad, obsédé par l'idée d un peuple « pur ». L'une d'elle, patiente n°64, est Nete Hermansen...
Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois dans le milieu politique opaque d'une société danoise où l'influence des extrêmes se fait sentir. 


Avis d'un membre du Club Rouletabille (Brigitte M.) :

L'enquête amène les membres du département V à s'intéresser de près au groupe politique extrémiste montant de la société danoise "Lutte secrète" dirigé par Curt Wald mais fondé par son père dans les années 20. Une société secrète qui s'octroie le droit d'enfermer des femmes sur une île pour les stériliser en vertu de leur mauvaise moralité.
Ainsi les colorés, les pauvres, les paumés ne donneraient pas naissance à une descendance promise à l'aide sociale. Nete Hermansen, survivante, va nous permettre de découvrir la vérité et de et venger la mémoire de ces laissé-pour-compte. Il faut ajouter à cette intrigue complexe et prenante une bonne dose d'humour !
A noter un très intéressant rebondissement en fin de lecture.
Ce roman est complètement addictif, et, il arrive un moment où il devient impossible de le poser.

Note : 16/20