Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le samedi 7 Octobre à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 19h00. Apéro-polar.

mercredi 24 septembre 2014

Souviens-toi de demain de Vanessa Caffin

Victime d’une agression, Charlie Longe se réveille à l’hôpital totalement amnésique. Non seulement elle a tout oublié de son passé, mais elle est incapable d’enregistrer de nouveaux souvenirs. Pour ne pas perdre le fil des événements, elle tient un journal. Sur la première page figurent quelques lignes pour le moins troublantes : « Je vais mourir. Retrouver mon mari, retrouver Adam », ainsi qu’un numéro de téléphone portable. Est-elle menacée ? Qu’est-il arrivé à Adam ? Pourquoi ne lui répond-on jamais lorsqu’elle appelle à ce numéro ? Déterminée à reconstruire le puzzle de sa vie, la jeune femme part en quête de la vérité, avec ses notes comme seule boussole ainsi que le badge d’une agence de publicité où elle semblait travailler avant son accident. Mais tout sonne faux et la voilà saisie d’une affolante paranoïa, d’autant plus que son entourage paraît s’acharner à brouiller les pistes. Charlie le sait, elle ne peut se fier à personne, ni même à sa mémoire...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Invraisemblable. Une magnifique perte de temps...

Note : 7/20

Traînée de poudre de Patricia Cornwell

À la suite d une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology, à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta découvre un univers sordide de corruption et de meurtre. Avec comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence F.) :

Nébuleux en particulier au début, manque de dynamisme. A la moitié je n'en peux plus, j'abandonne la lecture.

Note : 9/20

Les oubliées de Tess Gerritsen

La main d'une femme est découverte dans une ruelle obscure du quartier asiatique de Boston. Sur le toit d'un immeuble des environs, on retrouve le cadavre de la victime à laquelle elle appartient : rousse, vêtue de noir, la gorge tranchée, comme si le meurtrier avait tenté de la décapiter. Deux mèches, qui ne s'apparentent pas à des cheveux humains, sont retrouvées sur son corps. Assistée dans son enquête par le détective d'origine chinoise Johnny Tam, Jane Rizzoli découvre que ce meurtre brutal a connu un précédent. Dix-neuf ans auparavant, une tuerie au Phénix Rouge, un restaurant asiatique des environs, avait fait cinq victimes. Existe-t-il un lien entre ces deux drames ? Et si la clé du mystère se trouvait dans le passé ? Forte de cette intuition, l'inspecteur Rizzoli décide de rouvrir cette affaire presque classée. Elle ne tarde pas à découvrir que ce massacre est étroitement lié à la disparition de deux jeunes femmes...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Simone H.) :

EXCELLENT. J'ai adoré et veux lire les autres du même auteur.

Note : 18/20


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Lecture fluide. Très bonne intrigue. Permet de découvrir un quartier de Boston insoupçonné. En attente de son prochain livre avec intérêt.

Note : 16/20

Yeruldelgger de Ian Manook

Cinq ans plus tôt, Kushi, la fille de l'inspecteur Yeruldelgger a été enlevée et assassinée pour l'obliger à abandonner une enquête sur la corruption liée au rachat des terres de la steppe mongole. La découverte du cadavre d'une autre fillette va le replonger dans les mêmes tourments.
Dans un pays à l'histoire et aux paysages sauvages, une guerre sale d'argent et de pouvoir s'est déclarée autour d'une des richesses minières les plus rares et les plus convoitées de la planète. Pour lutter contre les puissances qui veulent s'accaparer son pays, Yeruldelgger va puiser ses forces dans les traditions héritées des guerriers de Gengis Khan, dans les techniques modernes d'investigation, et dans la force de ses poings. Parce qu'un homme qui a tout perdu ne peut rien perdre de plus. Il ne peut que tout reconquérir. Peu à peu, sans pitié ni pardon...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :


Vous aimez les grands espaces, les enquêtes qui sortent des sentiers battus, la découverte de la civilisation Mongol et ses rîtes ancestraux avec des habitations traditionnelles (les yourtes), tant mieux.
Un roman noir qui nous dépayse et nous entraîne dans les immensités des steppes. On est plus proche des enquêtes chez les indiens navajos que des enquêtes glauques suédoises... On est plus proche des paysages désertiques de l'Islande et du temps qui passe que de la trépignante New-York.
A Oulan-Bator, la capitale, Yeruldelgger est un commissaire réputé.
Une pointure qui ne s'est jamais remis du meurtre de sa petite fille.
Quand il est envoyé dans le désert enquêter sur la découverte du cadavre d'une fillette enterrée avec son tricycle, il ne peut que promettre aux nomades qui ont découvert le corps que les coupables seront retrouvés. Le meurtre de trois chinois dans la capitale, déguisé en crime raciste, voire politique d'idéologie nazi, font resurgir en toile de fond mes génocides passés pratiqués en Mongolie. Ce peuple qui a conquis la moitié de l'Europe à une certaine époque et pour qui la Seconde Guerre Mondiale ne veut rien dire. La Shoah et Hitler non plus, tant les mongols ont souffert des massacres dans les années 1920 et ceux ensuite perpétrés par Staline ou Mao.
Que se cache-t-il sous ces meurtres ? Quel rapport y a-t-il entre la police de Oulan-Bator, des chinois, des coréens, des extrémistes locaux de riches mongols et le meurtre de sa fille ?
Pour un premier roman, la réussite est au rendez-vous, elle est même totale !

Note : 17/20

mardi 23 septembre 2014

L'épreuve de l'acide d'Elmer Mendoza

Le détective Edgar Mendieta,alias Zurdo, le Gaucher, songe au suicide. Quarante-trois ans, un boulot de chien, pas de femme, et une très forte tendance à l'autoflagellation. Pour couronner le tout, on le charge d'enquêter sur la mort d'une splendide strip-teaseuse, Mayra, qu'il a connue d'un peu trop près : une bombe aux yeux vairons, la seule à l'avoir traité avec indulgence, presque tendresse. Zurdo est bon pour la tournée des night-clubs, cantinas et autres arrière-cours du Mexique contemporain, au moment ou le gouvernement déclare la guerre aux narcos. Son spleen n'est pas près de s'arranger : outre les trafiquants d'armes, les faux gringos et les danseuses paniquées, Gris, son fidèle lieutenant, est en pleine crise amoureuse, son chef voudrait laisser tomber l'enquête ; lui n'arrive pas à mettre la main sur son psy et pleure son amour perdu. Pendant ce temps, la tequila coule à flots et les cadavres s'empilent. Avec son style inimitable, Mendoza nous plonge dans un Mexique baroque et délirant, où on tutoie la mort à tous les coins de rue, entre deux verres. Un polar impeccable, avec tous les ingrédients du genre, plus une bonne dose d'humour et l'argot lyrique des truands latinos.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Maryse W., Michel W. et Gérard)

Arturo Pérez-Reverte (Le maître d'escrime, Le tableau du maître flamand,...) classe Elmer Mendoza comme un des plus grands nom de la littérature mexicaine contemporaine, "le temps le prouvera" dit-il.
Je pense que ce n'est pas pour demain. Ici, ce n'est qu'une lecture au kilomètre : pas de paragraphes ou si peu, des dialogues mêlés sans aucun repère possible et indifférencié des descriptions... des phrases à deux sous dignes d'un enfant de maternelle, de l'argot... Bref, ce ne sont pas l'argot, l'humour et l'intrigue qui vont relever le niveau. 
On y comprend rien. Aucun plaisir à lire cela. J'ai lâché l'affaire à quarante pages (sept ; sûrement le numéro du chapitre). Vous l'aurez compris, malgré des bonnes critiques commerciales, on n'aime pas du tout.

Note : 5/20

L'inconnue du bar de Jonathan Kellerman

Le psychologue Alex Delaware et sa compagne Robin prennent un verre au bar du Fauborg Hotel à Los Angeles. Une ravissante jeune femme vêtue de blanc attire leur attention : elle boit martini sur martini tout en consultant fébrilement sa montre. Deux jours plus tard, Alex rejoint Milo Sturgis sur les lieux d'un crime brutal et constate avec horreur que la victime défigurée n'est autre que l'énigmatique beauté aperçue au Fauborg. L'enquête des deux compères les mène à une agence d'escort girls d'un style particulier, qui permet à des "petites chéries" de rencontrer des "papas gâteaux" sur un site lnternet. L'inconnue y figurait sous le nom de Mystery. Tout un programme...

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :

Un duo entre un médecin/psychologue (Alex Delaware) et un lieutenant de police ( Milo Sturgis) au passé pas clair mais que sa hiérarchie laisse tranquille. (Il faut avoir lu les ouvrages précédents pour tout comprendre; il y en a 26 !!! Il en est de même pour certains personnages transversaux; cela gâche un peu la lecture; il vaut mieux commencer par le début.)
Tout se passe à Los Angeles. Une jeune femme est retrouvée assassinée de manière horrible alors qu'Alex l'avait croisée dans un bar chic deux jours avant. Une agence d'escort-girls, un "papy-gateau" friand de chair fraîche, deux jumeaux pas clairs ; des riches (pas de pauvres) et un décor d'ensemble baignant sous les dollars...
Des suspects, un autre cadavre, des personnages qui sortent par magie d'un chapeau pour rallonger un peu la sauce, des théories, mais un ensemble qui se lit sans grand enthousiasme. Une fin car il en faut une, un peu limite, le tout bâclé dans les dernières pages.
Une déception, les titres précédents sont sûrement meilleurs !!!

Note 10/20

Les mensonges de Karen Perry

Harry est peintre. Il vit un bonheur parfait à Tanger avec sa femme Robin, architecte, jusqu’au jour où un drame vient briser leur existence : leur fils Dillon, trois ans, disparaît dans un tremblement de terre. Son corps ne sera jamais retrouvé. Après des mois de doute et de recherches infructueuses, le couple décide de quitter le Maroc et de revenir vivre en Irlande. Cinq ans plus tard, Robin est de nouveau enceinte. Si Harry continue en secret à dessiner inlassablement des milliers de portraits de Dillon, essayant de s’imaginer comment son fils aurait vieilli, le couple semble néanmoins disposé à tirer un trait sur le passé. Mais celui-ci resurgit avec fracas le jour où Harry croit apercevoir Dillon tenant la main d’une femme au beau milieu d’une manifestation. Dillon est-il bel et bien vivant ? Si oui, que s’est-il vraiment passé à Tanger ? La façade du couple commence alors à se fissurer. Devant leurs secrets et mensonges, tout ce que l’un croit savoir de l’autre est bientôt remis en question. Les voix de Robin et de Harry alternent pour nous donner leurs versions des faits et les révélations se succèdent jusqu’à une vérité totalement inattendue.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Ecrit à deux voix, alternance entre le point de vue du père puis de la mère.
Scénario un peu plat et plein d'invraisemblances avec une fin peu crédible. 
Roman lu très très vite et aussi vite oublié !

Note 10/20

Deux veuves pour un testament de Donna Leon

Après avoir quitté son petit ami durant des vacances ratées, Anna Maria Giusti rentre chez elle. Lorsqu’elle passe récupérer son courrier chez sa voisine Constanza Altavilla, elle trouve celle-ci étendue sur le sol, sa tête baignant dans une flaque de sang.
    Pour le légiste, cela ne fait aucun doute, la vieille dame a été terrassée par une crise cardiaque et, dans sa chute, sa tête a heurté le radiateur de sa chambre. Dépêché sur les lieux, le commissaire Brunetti ne trouve aucune preuve flagrante infirmant cette hypothèse. Pourtant, il ne peut s’y résoudre. Quelque chose d’autre est arrivé, il le pressent, mais quoi ?
    Pour en avoir le cœur net, Brunetti fouille dans la vie de la signora Altavilla. Sa famille d’abord, la maison de retraite où elle passait ses journées, les femmes battues qu’elle recueillait chez elle… Se dessine au gré de son enquête officieuse une personnalité complexe, riche de secrets. D’ailleurs, chaque témoin lui semble multiple, devenant tour à tour héros ou bandit, victime ou bourreau. Il n’y a pas d’évidences, pas de lignes droites ici, tout y est tortueux comme les ruelles de Venise que Brunetti arpente pour - peut-être - trouver la vérité.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Vingtième enquête du commissaire Brunetti. On s'essouffle ! Venise perd de son mystère et de l'envie de suivre le parcours de Brunetti. Cette enquête aurait pu se dérouler n'importe où. On est plongé dans le monde silencieux de la vieillesse, du bénévolat, des abus et violences envers les personnes faibles. 
Un administration corrompue pour ficeler le tout. Venise comme ailleurs n'est pas le paradis.
Cette enquête traîne en longueur et on est finalement déçu car on est loin de la qualité des premiers Donna Leon.

Note : 11/20

Marée d'équinoxe de Cilla et Rolf Borjlind

Olivia Rönning, élève à l'école de police de Stockholm, a choisi, pour son mémoire de fin d'études, de plancher sur un cold case vieux de plus de vingt ans : le meurtre atroce d'une inconnue enterrée vive sur une plage de l'île de Nordkoster un soir de marée d'équinoxe. Seule la tête dépassait... Première difficulté : le policier qui enquêtait alors a pris sa retraite, puis il a disparu. Et ceux qui sont encore en activité semblent peu disposés à aider la jeune fille. D'autres obstacles surgissent, mais Olivia est opiniâtre et courageuse - trop, sa curiosité dérange et lui vaut d'être agressée. Ses recherches la mènent du milieu des sans-abri de la capitale, objet d'attaques sauvages de la part de jeunes néo-nazis, à un réseau de prostitution de luxe, mais aussi aux portes de l'empire minier d'un industriel tout-puissant récemment décoré par le roi... Premier volet d'une série best-seller en Suède et en Allemagne et traduite dans plus de vingt pays, Marée d'équinoxe a été comparé à Millénium, tant pour le caractère bien trempé de ses personnages que pour la modernité brûlante de son intrigue.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :

Un roman écrit à quatre mains  au rythme soutenu, avec une foison de personnages qui permet de construire une intrigue complexe. Intrigue, qui une fois mise en place, est partiellement résolue ; ce qui laisse présager une suite intéressante. On y trouve des personnages aussi variés qu'un homme d'affaire dont la société est en confit avec des associations de protection des droits de l'homme et de l'environnement au Congo, des SDF aux prises avec des néo-nazis,une étudiante en école de police, des gamins paumés,un politicien, des escort-girl, un croupier avec plusieurs cordes à son arc et des policiers de toutes sorte; de ce cocktail explosif naît un récit très sombre...
Ce polar venu du froid nous transporte de Stockholm au Costa Rica.
Dans le cadre de ses études de police, Olivia est chargée d'examiner une affaire criminelle non résolue : elle choisit le meurtre d'une femme enceinte enterrée  vivante sur une plage de Suède. Mais fouiller dans le passé ne sera pas sans conséquences. A vouloir retrouver les protagonistes d'alors fait surgir la violence, les souvenirs, les trahisons...

Note : 15/20

Dragon bleu, tigre blanc de Qui Xiaolong

Stupeur à la brigade des affaires spéciales de la police de Shanghai. Sous couvert d'une promotion ronflante, l'inspecteur Chen est démis de ses fonctions. Après tant d'enquêtes menées contre les intérêts du pouvoir, pas étonnant qu'on veuille sa peau. Forcé d'agir à distance, inquiet pour sa vie, Chen affronte l'affaire la plus délicate de sa carrière tandis qu'à la tête de la ville, un ambitieux prince rouge et son épouse incarnent le renouveau communiste. Alors que dans les rues résonnent les vieux chants révolutionnaires, ambition et corruption se déclinent plus que jamais au présent. Avec une amère lucidité, Qiu Xiaolong réinterprète à sa manière le scandale Bo Xilai qui secoua la Chine en 2013.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Livre plaisant assez facile à lire. L'intrigue qui se déroule dans une Chine perverse et fausse. L'ajout de poèmes apporte un peu de poésie dans ce monde politique où la corruption, l'argent mène la danse.
Ce livre s'inspire d'un événement survenu en Chine et touchant un membre du PC chinois. L'inspecteur Chen Cao tente de trouver qui et pourquoi essaye de le tuer.

Note : 14/20

mardi 16 septembre 2014

Bastards de Ayerdhal

Un extraordinaire thriller contemporain qui se nichera comme un chat dans vos meilleurs cauchemars.
À court d'inspiration, l'écrivain new-yorkais Alexander Byrd se lance à la recherche de Cat-Oldie, une vieille dame qui s'est débarrassée de trois agresseurs avec un outil de jardin et l'aide d'un chat.
Sa quête se transforme en véritable investigation qui ravive une guerre entre services spéciaux impliquant la mystérieuse ancêtre. Elle l'amène aussi à croiser le chemin de femmes aussi félines que fatales et à requérir l'assistance de Colum McCann, Norman Spinrad, Jerome Charyn...
Ayerdhal surprend encore avec un formidable thriller qui se lovera comme un chat dans vos meilleurs cauchemars !


Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigtte M.) :

Alexander Byrd, écrivain de renom, n'arrive plus à écrire. Il est possédé par un chat qui l'incite à arpenter les rues de New-York, en inventant des vies pour les inconnus qu'il croise. Son attention se porte sur un vieille femme, Cat-Oldie, qui se serait débarrassée de trois agresseurs grâce à un chat.
Une relation étrange naît entre eux, Cat-Oldie lui offre une amulette aux pouvoirs étonnants.
Je me suis vite perdue et ennuyée. 
Pas fini.

samedi 13 septembre 2014

Créole Belle de James Lee Burke

Dave Robicheaux se remet de ses blessures dans une unité de soins de La Nouvelle-Orléans, où il reçoit la visite d'une jeune femme, Tee Jolie Melton. Cette dernière lui laisse, sur un iPod, le blues "My Creole Belle". Une chanson qui finit par l'obséder. Mais dans cette atmosphère languissante baignée de morphine, et avec tous les démons qui plus que jamais l'accompagnent, Dave nourrit des doutes : sa rencontre avec Tee Jolie est-elle bien réelle ou l'a-t-il rêvée ? Car Dave découvre que la jeune femme est censée avoir disparu depuis des mois. Aussi, lorsque la sœur de Tee Jolie, Blue, est retrouvée morte, Dave décide de partir à sa recherche. Une enquête éprouvante, au point que son vieil ami Clete Purcel, lui-même à la limite de la rupture, se met à craindre pour sa santé mentale.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Dave Robicheaux, policier de la Nouvelle-Orléan, blessé lors de sa précédente aventure, reçoit, dans les brumes de la morphine, la visite d'une jolie créole, Tee Jolie, qui lui dit être en danger et lui laisse un lecteur MP3. Réalité ou illusion ? Car Tee Jolie et sa sœur ont disparu depuis quelques temps. Quand on retrouve le corps de sa sœur, Dave et son ami Clete, harcelé par un mystérieux ennemi, se mettent à enquêter... Une enquête compliquée par la réapparition d'une fille illégitime de Clete, qui pourrait bien exercer la profession de tueur à gage. 
Comme de coutume, Robicheaux et son acolyte Clete Purcel vont mettre la mains dans un panier de crabes au fond duquel ils vont croiser quelques voyous à la petite semaine mais aussi et surtout de riches familles louisianaises corrompues et déviantes bien décidées à défendre leurs gains malhonnêtement accumulés dans le plus grand mépris de leur prochain, en particulier s'il est plus pauvre et moins puissant qu'eux.
Roman sur le bien et le mal et sur le poids des péchés des pères, intrigue un peu compliquée et pas toujours crédible mais la beauté de l'écriture nous fait oublier le reste.
Belle description de la Louisiane.

Note : 13/20

Après la guerre d'Hervé Le Corre

Bordeaux dans les années cinquante. Une ville qui porte encore les stigmates de la Seconde Guerre mondiale et où rôde la silhouette effrayante du commissaire Darlac, un flic pourri qui a fait son beurre pendant l'Occupation et n'a pas hésité à collaborer avec les nazis. Pourtant, déjà, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a commencé ; de jeunes appelés partent pour l'Algérie. Daniel sait que c'est le sort qui l'attend. Il a perdu ses parents dans les camps et, recueilli par un couple, il devient apprenti mécanicien. Un jour, un inconnu vient faire réparer sa moto au garage où il travaille. L'homme n'est pas à Bordeaux par hasard. Sa présence va déclencher une onde de choc mortelle dans toute la ville, tandis qu'en Algérie d'autres crimes sont commis...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Brigitte M.) :

Bordeaux dans les années 50. La Seconde Guerre Mondiale est encore dans toutes les mémoires et pourtant, un nouveau conflit qui ne dit pas son nom a déjà commencé : de jeunes appelés partent en Algérie. Daniel sait ce qui l'attend. Cet orphelin qui a perdu ses parents dans les camps, travaille comme mécanicien; il voit un jour arriver au garage un inconnu qui laisse sa moto et repart tel un ombre. 
Cet homme n'est pas venu par hasard.
C'est dans ce contexte qu'une série d’événements violents se produisent. Une jeune lycéenne est agressée devant chez elle par un individu qui la menace. C'est la fille d'Albert Darlac, commisaire de police qui s'est compromis pendant l'occupation et n'a pas hésité à arrêter des juifs qu'il a spoliés. Il navigue dans les eaux troubles du proxénétisme et règne en parrain sur la ville.
Quelques temps plus tard, le bistrot qui lui sert de quartier général est soufflé par une explosion. Il est bientôt happé par une spirale de violence...
Le commissaire Albert Darlac, fasciste convaincu qui exècre la faiblesse et se place toujours du côté du plus fort, a su s'enrichir pendant la guerre entre marché noir et saisies. Jamais inquiété lors de l'épuration, il règne sur sa ville grâce à sa connaissance du milieu et des secrets les plus inavouables des notables du coin. Mais une silhouette fantomatique semble rôder autour de lui, surveiller sa famille, tuer les gens qui lui sont proches.
Après-guerre dans lequel tous les comptes ne sont pas soldés et où, en fin de compte, c'est toujours la guerre. Toujours la guerre pour André, revenu des camps et qui désire se venger de Darlac, inspecteur de police de l'Occupation, zélé serviteur de l'occupant ; celui-là même qui l'a envoyé à Auschwitz et qui occupe aujourd'hui un poste de commissaire. 
Ce livre aurait pu être une simple histoire de vengeance, mais Hervé le Corre n'a pas choisi la simplicité, il dépeint la bassesse, la douleur de la perte, l'amour ou les petits arrangements avec les circonstances. Tantôt en argot populaire des mauvais garçons, tantôt en prose poétique et sensible. Très bon roman avec une atmosphère, des personnages authentiques et une écriture extraordinaire.
Un livre plein d'émotions !

Note : 16/20

Six ans déjà de Harlan Coben

Massachussetts, aujourd’hui. Jake et Natalie, une rencontre passionnée, trois mois de pur bonheur. L’amour d’une vie. Jusqu’au jour où Natalie s’en est allée au bras d’un autre, épousé dans la précipitation quelques jours plus tard. Qu’est-ce qui a pu pousser la femme de ses rêves à rompre si brutalement ? Six ans plus tard, Jake, prof de sciences politiques, se pose toujours la question. Mais alors qu’une nécro lui annonce la mort de l’époux de Natalie, les souvenirs rejaillissent et l’espoir renaît, fébrile. Tant pis pour la promesse faite à Natalie de ne pas chercher à la recontacter, le désir est trop fort, et Jake entreprend de retrouver la trace de la veuve. Mais à l’enterrement, c’est une autre que Natalie qui suit le cercueil… Alors qu’Internet reste muet, que la sœur de Natalie lui raccroche au nez et que tous ceux qui les ont croisés ensemble semblent soudain victimes d’amnésie, Jake s’interroge : a-t-il inventé cette histoire d’amour ? Et que lui veut l’homme à la petite camionnette qui semble le suivre partout ? Emporté dans sa quête de vérité, Jake se retrouve au cœur d’une incroyable et meurtrière machination dont il pourrait bien être la prochaine victime. Mais quand l’amour est de la partie, comment accepter de faire machine arrière pour sauver sa peau ? Comment renoncer à celle qu’on aime sans savoir si elle est toujours en vie ?

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Brigitte M.) :

Six ans plus tôt, Jake a assisté impuissant au mariage de Nathalie, l'amour de sa vie, avec un autre. Depuis, fidèle à la promesse qu'il lui a faite, il ne l'a jamais contactée. Lorsqu'il apprend la mort du mari de Nathalie, Jake n'a plus qu'un but : la revoir. Mais à l'enterrement, la veuve éplorée n'est pas celle qu'il croyait retrouver. Il est face à une parfaite inconnue...Où est Nathalie ? Pourquoi lui a-t-elle menti ? Parti sur ses trace, Jake va faire de troublantes découvertes : depuis six ans, la jeune femme s'est totalement volatilisée. Et Jake n'est pas le seul à la chercher : il va très vite l'apprendre à ses dépens...
Ecriture très simple, se lit très vite mais sans grande nouveautés. Beaucoup de similitudes avec Ne le dis à personne avec une fin prévisible. Très moyen !

Note : 10/20

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence F.) :

Si vous aimez le policier romanesque alors ce livre est pour vous. Beaucoup d'humour. Intrigue sur un thème original. Nous sommes dans le milieu universitaire.

Note : 15/20