Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le samedi 7 Octobre à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 19h00. Apéro-polar.

mardi 29 septembre 2015

A table gentlemen d'Isaac Asimov

Les Veufs Noirs, ce sont six hommes (ni veufs ni forcément célibataires) qui se réunissent pour manger, boire... et résoudre les énigmes que vient leur présenter leur invité. En marge de son immense œuvre de S-F, Isaac Asimov lorgne du côté d'Hercule Poirot et de ses petites cellules grises pour ciseler ces bijoux d'astuce et d'humour.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Louis B.) :

Lorsqu' Asimov écrit ce livre il est est au sommet de la Science fiction mondiale. Il peut tout se permettre, y compris écrire des nouvelles policières "à la manière de"....ou un groupe d'amis essaie de résoudre des énigmes par leurs seules déductions.

Oui...mais ça c'était avant, voici 40 ans et les polars ont changé, désormais on se passionne pour la personnalité des enquêteurs, l'aspect sociologique des enquêtes, la psychologie des criminels ou autres truands.

Et là, dans ce roman, des êtres quasi désincarnés résolvent des affaires à partir d'observations logiques parfois si ténues que je me demande si ma propre logique n'est pas défaillante.

Disons que je l'ai lu comme un "exercice de style" un peu quelconque.

Note : 10/20

mercredi 16 septembre 2015

Le village des ténèbres de David Coulon

Un flic, son amie, et un commercial sont faits prisonniers dans un village où ne vivent que des femmes. Les protagonistes chercheront à s'échapper et à percer le mystère de ce bourg perdu dans la forêt. Ils ne sont pas les seuls captifs... 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un thriller d'horreur, plus proche du survival que du policier.
Au cœur des montagnes françaises, des disparitions répétées deviennent inquiétantes: randonneurs, touristes, hommes, femmes, personne ne revient du massif du Champsaur. Pourtant, une chape de plomb empêche les locaux de parler quand un jeune inspecteur décide de poser des questions... il serait question de succubes et de sorcières, et d'un communauté de femmes sanguinaires vivant en autarcie... on est alors loin de l'horreur de la réalité !
C'est très gore et finalement j'ai été très déçu. Dommage car ça avait bien commencé mais ça s'est transformé en une explosion d'horreur.
Pour les amateurs du genre.

Note : 8/20

Apnée de Joakim Zander

Damas, Syrie, 1980. Une voiture piégée explose, tuant la femme qui venait d'y monter. L'espion américain visé par l'attaque assiste au drame du haut d'un balcon. Il tient dans ses bras sa petite fille qu'il va être contraint d'abandonner. Toute sa vie durant, il éprouvera une terrible culpabilité dont il tentera désespérément de se défaire en se lançant à corps perdu dans des missions au Liban, en Afghanistan et en Irak. 
Et en nageant sans relâche. Trente ans plus tard, Mahmoud Shammosh, un doctorant de l'université d'Uppsala s'intéressant aux conflits armés et aux droits de l'homme, se voit confronté à des données sensibles qui, aux dires de son informateur, pourraient bien déclencher un scandale international. En quelques heures, la situation s'envenime : le sang commence à couler, marquant le début d'une traque haletante à travers l'Europe, à laquelle Klara Walldéen, employée au Parlement européen à Bruxelles et ex-compagne de Mahmoud, prendra une grande part. 
Peu à peu, le passé resurgit, l'histoire s'écrit, les révélations se multiplient. De Damas à Stockholm, de l'Irak aux Etats-Unis, de 1980 à 2013, les frontières s'étiolent, les heures s'étirent, les fils du récit convergent jusqu'à la terrible vérité. Dans un style nerveux et sensible, Joakim Zander orchestre son récit avec virtuosité et dessine les contours d'un monde rongé de l'intérieur par le mensonge et la culpabilité. 
Retenez votre souffle, le grand roman d'espionnage est de retour...



Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Ni un polar, ni un thriller. Un roman d'espionnage pur et dur. Pour des adeptes du genre. J'ai lu consciencieusement la première moitié : vraiment ennuyeux, voire peu compréhensible car on ne sait pas où l'on va. Tout ça pour ça !
La deuxième moitié en diagonale n'y a rien changé. Le sang coule, avocats, chantages, terrorisme, espionnage... on ne sait plus qui fait quoi ni pourquoi.
On ne peut pas dire que ce soit mal écrit ni mal traduit. Ce n'est simplement pas ma tasse de thé. La note n'engage que moi.

Note 6/20



Avis d'un membre du club Rouletabille ( Louis B.) :

"Le grand roman d'espionnage est de retour" nous dit la "4ème de couv".......Ambler, Le Carré, Deighton et autres Davidsen peuvent dormir tranquille....Pourtant Zander sait raconter une histoire, qu'il s'agisse de celle d'un professionnel de l'espionnage ou de celles d'inconnus pris dans les méandres des services secrets....Oui mais les héros (ou anti-héros) doivent être relativement crédibles pour que l'on apprécie leur parcours.

Là ce n'est pas tellement l'histoire qui est complexe mais le comportement des personnages. L'espion ? il a passé sa carrière à se lamenter sur l'abandon de sa fille  (qui ne le connait pas) 20 ans plut tôt!!!

Mais pourquoi n'a-t-il pas quitté le service ? Mystère, d'autant plus que son propre service a cherché à l'éliminer!!!! Pourquoi ? Pour protéger un grand secret...qui n'en est pas un....Si l'on ajoute une meurtre dont les motifs restent particulièrement obscurs et une assistante parlementaire qui se transforme soudain en superwoman, ça fait beaucoup.

Je vous passe la recherche du "terrible secret" (différent du "grand secret" précédemment cité) qui n'est secret que pour ceux qui ne lisent pas la presse....

Zander doit pouvoir mieux faire.


Note : 10/20

Dust de Sonja Delzongle

Quelque part en Afrique, la mort rôde...

2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s'amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d'une longue série.
2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans.
Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profiteuse de renom, va s'emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l'envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s'attend pas à ce qu'elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d'albinos vont l'emmener très loin dans les profondeurs du mal.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Un personnage de profiteur attachant.
Récit monstrueux (prétexte et moyen des crimes).

Note : 14/20

L'orfèvre de Mark Allen Smith

Geiger était le meilleur. Professionnel des interrogatoires, il savait obtenir les renseignements dont ses clients avaient besoin sans jamais faire couler le sang. Jusqu'à ce qu'on lui demande d'interroger un jeune garçon. Son refus a tout fait basculer. Désormais Geiger a disparu, présumé mort, noyé. Son corps n'a jamais été retrouvé. Dalton, autre professionnel de la torture, est à sa recherche, obsédé par l'idée de se venger de son rival, ainsi que Zanni Soames, une dangereuse agente du FBI déterminée à retrouver sa trace la première. 
De rebondissements en coups de théâtre, le nouveau roman de Mark Allen Smith entraîne le lecteur de New York à Paris puis de Paris en Provence sur les traces d'un héros trouble en quête de rédemption. Dérangeant, envoûtant, fascinant, L'Orfèvre renouvelle le genre du thriller psychologique.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Thriller. La torture du point de vue de celui qui la pratique. Qui se mesure à un confrère psychopathe...DUR.

Note 14/20

Le prix Nobel de Elena Alexieva

Eduardo Ghertelsman, prix Nobel de littérature d'origine chilienne qui a émigré en Grande-Bretagne, est invité à donner une conférence à l'université de Sofia. Le soir, après cette conférence, il sort de son hôtel, s'arrête dans un parc tout proche... et disparaît. Le lendemain, la télévision nationale reçoit une vidéo réalisée à partir d'un téléphone mobile : on y voit un homme portant les vêtements de Ghertelsman, les mains liées dans le dos. 

Les ravisseurs demandent une rançon. L'affaire est délicate et met en danger l'image de la Bulgarie, déjà peu reluisante sur la scène internationale. L'enquête est confiée à l'inspecteur Vanda Belovska, récemment mise sur la touche et «réhabilitée», jeune femme mélancolique qui partage son petit appartement avec un iguane. Au fil d'une intrigue qui la mène dans un village déserté par ses habitants et investi par les Roms, chez la veuve troublante d'un écrivain retrouvé mort avec les vêtements du prix Nobel disparu, ou encore dans une agence littéraire aux pratiques étranges, Elena Alexieva observe la société bulgare à travers un filtre polarisant et mêle les enjeux de l'investigation policière à ceux de la création littéraire. 
Chercher à comprendre, n'est-ce pas au fond l'horizon commun de l'inspecteur et de l'écrivain ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Policier peu rythmé. Analyse et vécu du personnage principal prédominants tout au long du récit.
Intéressant pour le point de vue d'un pays soucieux de son image par rapport à l'Europe.

Note : 12/20

vendredi 11 septembre 2015

Amor de Dominique Forma

Maximilien est professeur d'économie, Camille est responsable culturelle. Ils ont un petit garçon. Très amoureux l'un de l'autre, ils ont une conception joyeuse et inventive de la sexualité. En vacances sur la Côte d'Azur, ils font la connaissance de Viviane, une jeune fille qui vend de l'artisanat indien sur la plage. Entre eux, c'est le coup de foudre. Maximilien et Camille accueillent Viviane dans leur lit. Elle s'invite dans leur vie...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Louis B.) :


Maximilien et Camille, deux bobos de Saint-Fargeau-Ponthierry (oui, c'est possible) sont heureux...mais pas assez. Il leur faut du piment, surtout dans leur vie sexuelle. Et, la chance aidant, ils rencontrent une jeune marginale qui va réaliser leurs plus secrets désirs. Tout irait parfaitement bien mais Maximilien et Camille sont saisis par l'ambition politique.
Et là, ça se complique...
Dominique Forma décrit le bonheur d'une façon légèrement ennuyeuse. Il me semble beaucoup plus à l'aise dans sa façon de nous présenter le monde politique, ses petites (et grandes) magouilles, ses mépris, ses coups à longue échéance. Là il y met de l'humour, de la réflexion....
Alors ? Je dirais : moyen, sans plus, peut se lire mais ne laissera aucun souvenir.

Note : 12/20

Pukhtu Primo de DOA

Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l'honneur personnel — ghairat — et celui des siens, de sa tribu — izzat. Dire d'un homme qu'il n'a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l'histoire d'un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d'une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d'un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. A moins qu'il ne s'agisse de celle d'un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C'est une histoire de maintenant, à l'ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Louis B.) :


L'auteur démarre une "saga" qui se passe en 2008 pendant la guerre en Afghanistan...quel genre de roman ? C'est rempli d'espions mais ce n'est pas un roman d'espionnage : je dirais un "récit de guerre"

Officiellement les talibans se battent contre l'armée américaine. Mais la CIA est sur place bien sûr, également des "paramilitaires" (mercenaires si vous préférez) qui n'ont aucune hiérarchie et font (très bien) le sale boulot, parfois bien utile. S'y ajoutent quelques espions, des journalistes et des "locaux"...

Ces locaux  n'aiment ni les talibans ni les américains : ils respectent leur famille, leur clan, leur religion et leurs affaires (contrebande et trafic de drogue)....Et par dessus tout le Pukhtu, l'honneur personnel....attention, l'honneur personnel n'est pas d'être respectueux de tous, un bon citoyen ou d'aider les malheureux...non l'honneur c'est d'être respecté (craint), obéit par sa famille (sinon ça chauffe), obéit par son clan et respecté par les talibans...

Naturellement les filles ne comptent pas...en principe. Mais le chef d'une puissante tribu pachtoune (dans ces fameuses "zones tribales" si propice à tous les trafics) lui, adore (en secret) sa fille....Et quand elle est tuée dans une opération militaire (dirigée contre les talibans) c'est la vengeance qui prends le dessus : le père s'associe aux talibans pour retrouver les "responsables" : ce sont les fameux "paramilitaires" qui se sont mis l'armée à dos (car ils ne supportent aucune hiérarchie), qui sont espionnés même par la CIA (qui les soupçonne de divers trafics), et qui vont se trouver face à un ennemi à leur mesure.

DOA décrit les combats avec réalisme...mais pas seulement, il nous fait pénétrer dans la psychologie des personnages, souvent plus complexes que leur apparence, démontre l'absurdité d'une guerre dans un pays où tout le monde se fout du pays lui-même, corruption endémique, traditions et mentalité incompréhensibles pour les américains...

Alors, on défends qui ? Son honneur ? Son fric ? Ses trafics ? Que fait-on quand on est paramilitaire, qu'on a évidemment raté toute vie de famille ? On tue par habitude et on attends son fric....
Si l'on est de la CIA, on a aussi raté pas mal de trucs, on attends la fin de la guerre..
On est militaire ? ....Pareil
On est chef de clan pachtoune ? On attends sa vengeance...
On est taliban ? On attend rien , le temps joue pour eux.
DOA sait faire vivre un récit...Il a même de l'humour....Qui fait froid dans le dos.

Note 15/20

mercredi 9 septembre 2015

A toute épreuve de Harlan Coben

Parfois, Mickey aimerait bien être un lycéen comme les autres. Être accepté par les membres de son équipe de basket, traîner avec ses amis, sortir avec la belle Rachel... Mais Mickey est un Bolitar, et avec le nom, vont les responsabilités. Celle d'élucider une série de disparitions qui ébranlent son lycée. Celle d'aider ce Jared que son amie Ema n'a jamais rencontré, mais dont elle se sent déjà si proche sur la Toile, et qui s'est volatilisé. Celle, enfin, de percer le mystère autour de la mort de son père. Oui, Mickey est bien un Bolitar et, comme son oncle Myron, il va devoir apprendre le prix de la vérité.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Troisième livre d'une trilogie. Ne donne pas particulièrement envie de lire les précédents ni les suivants, mais les quatre premiers chapitres relèvent de l'art de vous tenir en haleine. Nous sommes avec de grands ados sportifs américains.

Note : 11/20

L'art de mourir de Anna Grue

De retour à son atelier, la sculptrice Kamille  Chwerin retrouve au milieu de ses œuvres saccagées le corps de sa mère. Rapidement, la police parvient à la conclusion que la cible du tueur n'était pas la vieille dame, mais bien la célèbre artiste. Pourtant le coupable échappe aux investigations. Un an après, Dan Sommerdahl, le Détective chauve, participe au même reality show que la sculptrice. Un filon inespéré pour l'inspecteur de police Flemming Torp qui voit là le moyen d'obtenir de nouvelles informations pour son enquête. A condition bien entendu de prendre sur soi pour demander de l'aide à son vieil ami. Pas si facile que ça... A chacun sa croix.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Deux parties dans ce livre. Entre les deux, un peu de flottement. La seconde partie se serait suffit à elle-même, elle nous permet de constater que nous n'avons pas encore tout vu en matière de télé-réalité !

Note : 13/20

Le marchand de sable de Lars Kepler

Une froide nuit d'hiver à Stockholm. Un jeune homme est retrouvé déambulant le long d'une voie ferrée. Il souffre d'hypothermie et à l'hôpital on découvre qu'il a également contracté la maladie du légionnaire. Il s'agit d'un garçon disparu depuis de très nombreuses années. L'une des dernières victimes supposées du tueur en série Jurek Walter. Mais qu'en est-il de sa petite sœur, disparue en même temps que lui à l'époque ? Le temps presse et il sera enfin temps pour Joona Linna de se confronter à l'homme qui a détruit sa vie...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un jeune garçon supposé mort, assassiné avec sa sœur par un tueur en série, est retrouvé errant sur une voie ferrée, plusieurs années après sa disparition.
Jurek Walter, assassin présumé, est enfermé depuis plusieurs années dans un centre psychiatrique fermé sécurisé. 
Avec le même enquêteur récurrent, l'inspecteur Joona Linna, super héro qui arrive toujours à s'en sortir. On en apprend un peu plus sur ce personnage qui doit revivre une affaire de tueur en série vieille de plus de dix ans. 
C'est un classique du suédois : glauque et angoissant. Un nouveau personnage intéressant, Saga, une jeune policière et petite sœur littéraire de Lisbeth Salander pour ceux qui ont lu Millenium. 
On y découvre un peu de l'histoire suédoise quant au traitement des immigrés dans les années 1955/1960 ainsi que sur le monde psychiatrique local. Des chapitres ultra-courts (de cinquante à deux cents lignes), c'est pratique pour lire avant de s'endormir. Mais comme dans les titres précédents, le déroulement se précipite vers la fin. Ça va trop vite, même pour notre immortel inspecteur Joona.
Encore une fin décevante pour, bien sûr, introduire l'opus suivant. Je ne sait pas si je lirait le titre suivant.
Un point positif, on peut ne pas avoir lu les trois précédents. Quant à l'écriture, ce n'est pas encore du niveau de Camilla Laksberg ou Viveca Sten.

Note : 11/20

Révélation brutale de Louise Penny

L'été s'achève et la nature réserve aux habitants de Three Pines un dernier éclat... terrifiant. Un mort est découvert dans l'endroit le plus vivant du village : le bistro d'Olivier. De prime abord, personne n'admet connaître le vieil ermite assassiné. Armand Gamache et son équipe reviennent dans les Cantons-de-l'Est pour sonder les strates de mensonges et de non-dits que dissimule le vernis idyllique des lieux. Des sentiers oubliés les conduisent au fond des bois, là où se cachent des secrets et des trésors honteux. Insidieusement, le chaos s'est infiltré dans cette beauté sauvage, et ce qui attend l'inspecteur-chef n'est rien de moins qu'une révélation brutale.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Excellent, comme d'habitude, ce nouveau roman (pas si nouveau car c'est seulement le cinquième traduit sur les neuf écrits) met encore en vedette le désormais célèbre inspecteur-chef Armand Gamache et son équipe. Ici encore, les secrets sont bien enfouis et le microcosme de Three Pines en est tout retourné.
De nouveaux personnages, il en fallait, et un mort qui n'est pas du village. Ouf !!! Cette nouvelle histoire s'inscrit dans la continuité et nous dévoile encore un peu plus la personnalité de certains habitants de ce petit village.

Note : 15/20

Yellowstone de L. Albar

« J'ai pourtant vécu, j'ai travaillé, j'ai mangé, picolé, ri et pleuré et baisé avec eux, au milieu d'eux, j'ai collaboré car c'était ma mission au Département, avec le Chef, officiellement pour la défense et l'honneur de l'Union, de la démocratie. J'ai collaboré avec la honte. Des heures, des années noires. Machinistes, soldats, policiers, ce sont nos frères qui œuvrent, nos collègues, nos amis, je les connais, je les côtoie, je sais qu'ils recommenceront, qu'ils pourront pas faire autrement. Parce que lorsqu'on reçoit l'ordre, n'importe quel ordre, surtout celui qui semble anodin, on touche à sa propre vérité. » 

Dans une Europe gangrenée par des états-policiers, les fascismes ethniques, la déroute citoyenne, recruté par le Bureau des enquêtes fédérales, Frank Malissol devient un flic d'élite. Envoyé à Paris, il est chargé d'une mission à haut risque : enquêter sur les dérives du Département de contrôle des Zones, ces no man's lands où s'entassent les « Feujs », les « Barbus », les « Niaks » et les « Slavos ». Mais traquer les origines de l'explosion sociale a un prix : accepter d'être le poing de l'État ou son cerveau malade.


Et si cette apocalypse était pour demain, vous, vous qui n'êtes pas des flics, que feriez-vous à leur place ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

J'ai lâché l'affaire au bout de cinquante pages. D'abord pour une question d'écriture. Je n'arrive pas à accrocher à ce style, c'est un peu décousu.
Ensuite pour le thème. C'est un thriller futuriste à la Blade Runner qui se déroule dans les années 2050. Certes, cela concerne l'avenir de la société qui mène la planète à sa perte tout en en étant conscient. Un monde pessimiste probable ?
Je passe la main à cette littérature à laquelle je n'accroche pas. 
Par contre j'irai volontiers voir le film qui pourrait en être tiré. 

Sans notation possible. 

Les prochains sur la liste de Neil White

Joe Parker est un fameux avocat de Manchester, Sam Parker un inspecteur de police récemment mis au placard. Les deux frères s’évitent, chacun portant à sa façon le poids du meurtre jamais résolu de leur petite sœur quinze ans plus tôt. Et pourtant, lorsque des jeunes filles disparaissent les unes après les autres, l’avocat torturé et le flic bien rangé vont être entraînés dans la même enquête – mais pas nécessairement du même côté…
Quand Joe Parker accepte de défendre Ronnie Bagley, il n’imagine pas une seconde dans quoi il va être projeté. Ronnie, qui s’est soudainement rétracté après avoir avoué le double meurtre de sa compagne et de leur bébé, est bien moins benêt qu’il n’y paraît. N’ayant de cesse de jouer avec ses interlocuteurs, il semble en savoir beaucoup trop sur les récents enlèvements qui terrifient Manchester.
Dès lors, Joe va se retrouver embarqué malgré lui dans une enquête parallèle à celle de la police, réveillant de vieux démons et rouvrant des plaies anciennes. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un thriller sans intérêt et mal écrit. Tout est fait pour qu'il ne soit pas inoubliable.
L'intrigue, glauque, est mal développée, les personnages fades et le lieu (Manchester) à peine évoqué à moins que ce ne soit fait pour faire du texte...
Deux frères qui s'évitent, l'un flic, l'autre avocat pénaliste, une petite sœur assassinée il y a quinze ans, le meurtrier toujours non identifié, un autre assassin sous les verrous depuis huit ans et des jeunes filles qui disparaissent et dont les familles ont toutes un lien avec le prisonnier. Et puis un marginal accusé du meurtre de sa femme et de sa fille qu'il avoue avoir tuées mais qui ont été vues par un témoin.
Je me suis ennuyé. Le pire, c'est que tout est fait pour qu'il y ait une suite...

Note : 9/20

C'est la rentrée

Bonjour à tous !

De retour de vacances le club Rouletabille reprend ses activités habituelles.
Comme chaque année la première rencontre se déroulera à la médiathèque Condorcet de Viry-Chatillon, au deuxième étage pour être plus précis.
Voici les dates des rencontres Rouletabille pour 2015-2016 :
-3 octobre 2015 (à la médiathèque donc)
-20 novembre 2015
-15 janvier 2016
-1er avril 2016
-20 mai 2016
-24 juin 2016

(les dates en rouge sont celles où nous aurons un nouvel office et à partir desquelles les retours des offices précédents devront commencer).

Bonne rentrée à tous.