Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le samedi 7 Octobre à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 19h00. Apéro-polar.

vendredi 25 novembre 2016

La conjuration de Göttingen de Jérôme Legras

Juin 1954. 
On retrouve le corps sans vie du bibliothécaire adjoint de l'université Princeton, William Wein. Avant de mourir, avec son sang, il parvient à tracer sur une stèle la lettre epsilon. Le chef adjoint de la police locale, Michael Rumford, est chargé de l'enquête. Mais celui-ci, épaulé par l'inspecteur Bill Barlowe, va découvrir peu à peu que ce meurtre n'a rien d'un crime de routine... En se rapprochant de physiciens allemands ayant fui le nazisme, les deux enquêteurs se trouvent mêlés à d'anciens complices de la Wehrmacht comme à de fervents tenants du maccarthysme. 
Albert Einstein a-t-il plagié un article d'Henri Poincaré sur la découverte de la relativité ? Edgar Hoover, le patron du FBI, cherche à faire chanter le physicien pour s'assurer qu'il cessera de s'opposer publiquement à la bombe H. Espionnage industriel, soupçons d'amitiés communistes, guerres entre scientifiques sur fond de rideau de fer, Michael Rumford n'est pas au bout de ses peines.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :


Un bon policier mêlant physique nucléaire, complots, crimes, espionnage et qui nous amène à réfléchir sur la propension de l’humanité à chercher tous les moyens possibles d’auto-destruction…
L'intrigue principale, que mène Rumford sur le meurtre du bibliothécaire, se déroule en 1953 (au moment du procès et de l'exécution des époux Rosenberg). On nage donc en pleine Guerre Froide, en plein essais nucléaires avec les relents de l’apocalypse d'Hiroshima, de Nagasaki et de course à l'armement nucléaire.
L'auteur joue sur les aller-retour historiques entre le début des recherches nucléaires allemandes du début du XXe siècle , les découvertes ultérieures américaines en physique et l’enquête qui nous préoccupe.
On tente de reconstituer les pièces du puzzle et ce n’est pas évident non pas tant à cause des sauts chronologiques mais de par la multiplication des thèmes : si bien qu’on se dit qu'un peu de tri aurait été le bienvenu....
En effet, à la chasse aux sorcières des communistes par le sénateur McCarthy et aux angoisses de la guerre froide s'ajoutent les agissements d'un ancien SS illuminé toujours en quête d'une mythique cité aryenne, les manipulations d’opinions et celles scientifiques liées à la fabrication de la bombe H , un vol d’uranium et des secrets d'Etat inavouables datant du début du siècle.
En découle une intrigue sympathique, et même si le lecteur sait très vite qui est le tueur, le motif du crime nous en est caché jusqu’à la fin.
L'envers du décor que découvre Michael Rumford permet de voir sous un jour nouveau l'histoire de l'arme atomique.

Note : 14/20

mercredi 23 novembre 2016

L'échange d'Eugenia Almeida

A la sortie d'un bar, une jeune femme menace un inconnu puis retourne son revolver contre elle-même et se suicide, ça ne regarde pas la police, "Tout au plus un épisode confus. Sans danger pour les tiers". Mais Guyot, le journaliste, s'obstine. Il veut comprendre. Il consulte des archives. Il lit les cahiers de la victime. Il cherche. Il ne voit pas les signaux d'alarme. Parfois, il vaut mieux laisser tomber. 
L'importance du passé est surestimée. Si les gens restaient tranquilles, tout irait mieux. Les voix se multiplient. Beaucoup de coups de fil. Entre les mots, du silence. Des menaces avérées. Des crimes. L'atmosphère est opaque, l'air raréfié. La mécanique de la violence est encore bien huilée ; les anciens maîtres du pouvoir policier des années 80 ont du mal à prendre leur retraite et veulent aussi parler de leurs sentiments. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Difficile à lire par son style d'écriture particulièrement haché. Phrase de deux mots, sans verbe, manque de fluidité dans les conversations très directes. Compliqué de suivre sans se fatiguer, dommage, l'intrigue était surement intéressante, dans le milieu journalistique et policier. 
Le lieu est relativement neutre, pas de lien direct avec l'Argentine.

Note : 9/20 

Le songe de l'astronome de Thierry Bourcy

L'Empereur Rodolphe II de Habsbourg organise une somptueuse fête dans son château de Prague, à l'occasion de laquelle le grand astronome, astrologue et alchimiste Tycho Brahé doit présenter sa nouvelle conception du cosmos. Au nombre des prestigieux invités, le peintre Spranger, l'astronome Kepler, assistant du Maître, Sophie, la soeur de Tycho, le médecin et alchimiste Michael Maier, l'ambassadeur de Suède le chevalier Gustaf Löwenhielm, ainsi qu'un représentant de l'Église, l'inquisiteur Robert Bellarmin, connu pour avoir envoyé le philosophe copernicien Giordano Bruno au bûcher. 
L'enjeu est de taille : savoir si le grand astronome fait tourner le soleil autour de la Terre, ou l'inverse, ce qui serait une hérésie… Mais lorsque l'homme de science est retrouvé empoisonné dans le cabinet de monstruosités du château, le prince décide d'enfermer tous ses invités jusqu'à ce que le coupable soit démasqué.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

 Thriller historique assez court (234 pages).
En 1601, Rodolphe II de Habsbourg, mécène des Arts, organise une fête en l'honneur de l'astronome Tycho Brahé qui doit présenter sa conception du cosmos devant les familiers de la cour de l’empereur et l'inquisiteur Roberto Bellarmin (celui qui a envoyé Giordano Bruno  au bûcher…).
Il a la preuve que la terre tourne autour du soleil (hérésie pour l’époque), mais pour éviter l’accusation d’hérésie, il décide d’un compromis : les planètes tournent autour de soleil et tout ce beau monde tournent autour de la Terre…
Quelques heures après son discours, Tycho est retrouvé mort empoisonné. Chaque personne présente dans le château devient alors suspecte.
Il y a un nain assistant, un peintre géant, une duchesse britannique espionne de profession, l'ambassadeur de Suède, les représentants du Vatican ou encore Kepler, l'astronome assistant. Décidé à découvrir l'identité du coupable, le roi ordonne la fermeture des portes du château afin que personne ne puisse en sortir. Joseph Kassov et son neveu Mathias vont devoir mener l'enquête ...
C'est un huis clos historique où vengeances, adultères, jalousie, ésotérisme ( recherche de la pierre philosophale et horoscopes)... en sont les principaux ingrédients.
L'histoire est un peu longue à se mettre en place mais dès que l'enquête commence, elle se révèle intéressante.
L'ambiance est plaisante et le final rappelle Hercule Poirot.

En conclusion, un thriller historique agréable à lire mais trop long à démarrer.

Note : 13/20

Le dragon de Muveran de Marc Vaultenauer

Sur l'autel, le corps nu d'un homme, bras en croix, orbites vides, un verset de la Bible planté au cœur. C'est le premier des meurtres rituels et Andreas Auer le sait. Son enquête commence, s'accélère, s'enlise. Et lentement, comme l'eau sous la glace, les mauvais souvenirs affleurent. Tout ce qu'on voulait oublier refait surface. Tout ce qu'on croyait mort. Ce pourrait être à Stockholm, Reykjavik, Fjällbacka ou Ystad, c'est à Gryon, un petit village trop tranquille des Alpes vaudoises où s'invente un nouveau genre de polar nordique.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

Livre intéressant malgré un style et une intrigue peu habituelle.
 Le style : il est très déconcertant car l’auteur écrit uniquement par des phrases très courtes, souvent celles-ci sont nominales. Les descriptions sont succinctes, et limitées à la stricte nécessité pour la compréhension du récit. Malgré ce style tout s’enchaîne bien sans précipitation, mais il ne faut pas relâcher sa concentration car dans ce cas-là, on risque de perdre le fil du récit. 
Personnages et lieux : Là aussi l’auteur a fait preuve d’une certaine originalité. Le personnage principal, l’inspecteur qui mène l’enquête est homosexuel et vit avec un journaliste indépendant qui l’aide dans ses recherches. Tous les principaux protagonistes de l’histoire sont d’une banalité qui tourne à la caricature, mais ceci n’est qu’en apparence. Tout ceci se passe dans le valais Suisse, dans un petit village isolé peuplé en grande partie par des résidents secondaires. A savoir que l’inspecteur a une maison et habite dans ce village même si son affectation est à Lausanne. L’action a un lien avec les Etats-Unis d’Amérique. 
L’intrigue : Après un meurtre dans le temple du village puis deux autres assez rapidement, il s’ensuit une mise en cause de différents suspects. En parallèle nous savons, nous lecteurs, qui est le coupable sans connaitre son identité réelle. La chose un peu déroutante est le rythme du récit qui est à l’image que nous avons des Suisses, c’est-à-dire lents et tranquilles, ceci malgré le style rapide dû aux phrases courtes. Autre chose d’étrange, c’est que malgré l’horreur des crimes le roman n’est pas anxiogène du tout. Nous en venons même à espérer que le dernier meurtre prévu puisse avoir lieu avant l’arrestation du meurtrier (ce qui se produit). Seul bémol dans l’intrigue c’est que pour la résoudre l’inspecteur fait appel à un ami à lui travaillant au F.B.I. Solution un peu tirée par les cheveux. Conclusion : Livre qui peut plaire à certains mais être inintéressant pour d'autres.

Note : 12/20 

mercredi 2 novembre 2016

Le lagon noir d'Arnaldur Indridason

Reykjavík, 1979. Le corps d'un homme vient d'être repêché dans le lagon bleu, qui n'est pas encore aussi touristique qu'aujourd'hui. La victime serait tombée d'une très grande hauteur, peut-être a-t-elle été jetée d'un avion. En découvrant qu'il s'agit d'un ingénieur qui travaille à la base américaine de Keflavik, l'attention de la police se tourne vers de mystérieux vols secrets effectués entre le Groenland et l'Islande. 
Les autorités américaines ne sont pas prêtes à coopérer et font même tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher la police islandaise de faire son travail. Conscients des risques qu'ils prennent, Erlendur et Marion Briem poursuivent leur enquête avec l'aide d'un officier de la base. En parallèle, Erlendur travaille sur une vieille affaire non résolue : une jeune fille disparue sur le chemin de l'école, quarante ans plus tôt. 
Les témoins disent qu'elle sortait avec un garçon de Camp Knox, un quartier pauvre, où les gens vivent dans les baraquements abandonnés par les soldats américains après l'occupation de l'Islande. Le petit ami ne sera jamais retrouvé et les parents mourront sans savoir ce qu'il est advenu de leur fille. Erlendur est contacté par une tante qui lui demande de trouver la vérité. Erlendur a trente ans et vient de divorcer. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H. ) : 

Atmosphère glauque.
Deux enquêtes menées en parallèle, l'une sur un crime actuel mais contrariée par l'armée américaine, l'autre sur un crime ancien.
L'inspecteur Erlendur devra asseoir ses convictions, contourner les obstacles et user de diplomatie.
Complexe mais efficace.

Note : 14/20

L'inconnu du pont Notre-Dame de Jean-François Parot

Une enquête de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet sous le règne de Louis XVI. 1786. Le procès de l’affaire du collier touche à sa fin et déconsidère la reine. Le déficit du royaume exacerbe les rivalités politiques. Nicolas Le Floch est saisi par Le Noir, nouveau directeur de la Bibliothèque du roi, de la disparition d’un conservateur au cabinet des médailles. Quelle est l’identité du cadavre décapité découvert dans une maison démolie du pont Notre-Dame ? Qu’augurent les informations transmises par lady Charwel, alias la Satin, concernant un complot anglais visant Louis XVI. 
Existe-t-il un lien entre les deux affaires ? D’autres meurtres suivront au cours d’une minutieuse enquête qui conduira le commissaire au Châtelet dans le Paris des receleurs et des maisons de jeu et jusqu’à la rade de Cherbourg. Nicolas Le Floch sera également bouleversé par l’effarante révélation de ses origines. Au milieu des intrigues de cour et des dangers de la ville et, face à des suspects équivoques, mus par le lucre et la trahison, il finira par résoudre une sombre énigme aidé par une étonnante découverte des Lumières.


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel E.) :

Si vous n'avez pas lu les premiers oups de la série, ne tentez surtout pas de démarrer par celui-ci car les références au passé du commissaire Nicolas Le Floch sont nombreuses. Et ne comptez pas sur les notes en fin d'ouvrage pour vous éclairer sur les intrigues précédentes !
Au fur et à mesure des épisodes de cette série, on s'est habitué à la maisonnée de la rue de Montmartre : le vieillissant Noblecourt, la maternelle cuisinière alsacienne Catherine, le jeune Louis de Ranreuil, fils de Nicolas, à leurs petites habitudes et à leurs visiteurs.L'écriture de Parot contribue grandement à ce retour dans le temps, par l'usage de mots désuets, et d'argot parisien. 
Cette histoire répond à tous les canons des enquêtes du commissaire de police au Châtelet et ses habituels comparses vont encore une fois lui apporter une précieuse aide : Bourdeau évidemment, avec lequel les relations sont de plus en plus complices ; Semacgus, le chirurgien de marine ; Samson, bourreau aux grandes connaissances anatomiques et qui officie parfois en tant que médecin légiste !
L'intrigue suit une chaîne logique qui par d'un cadavre méconnaissable poignardé sur le pont Notre-Dame en travaux, et mène à un complot de la Perfide Albion contre la couronne royale.
Entre Temps, le lecteur aura visité la bibliothèque royale, les salles de jeux clandestines, les rues crasses, les échoppes des boutiquiers, les Champs-Elysées, qui ne sont alors que bosquets offrant un lieu de promenade qui peut tourner au coupe-gorge, et Versailles, bien sûr, avec toutes les intrigues de cour destinées à attirer la faveur royale.
L'année 1786 est celles où tout bascule. La reine Maris-Antoinette est des plus impopulaire, l'affaire du collier l'a discréditée un peu plus, et son fils le dauphin est malade. Le roi reste populaire dans les campagnes, notamment lors de son unique voyage en province à Cherbourg, mais la révolte est dans l'air à Paris.

Note : 15/20

Coup fourré rue des frigos de Alain Amariglio et Yves Trenet

La vieille croûte qui traîne dans un coin de la classe où enseigne Abel, le pote de Walter, disparaît. Le prof est suspecté, d'autant plus que la supposée croûte s'avère valoir des millions. Walter, la peinture et l'art moderne, ça le connaît. 
Il va falloir sauver Abel de ce traquenard, même s'il doit s'aventurer dans le XIIIe friqué et péteux, loin de ses chers bistrots ringards. Walter, l'anti-héros de Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles de Yves Tenret, a de nouveau quitté le domicile familial et vit, cette fois-ci, seul dans un infâme gourbi de la rue de Patay quand il est appelé au secours par son vieux pote Abel Paoli, instituteur dans une école primaire de la rue des Frigos, dans le nouveau XIIIe, dit Paris Rive Gauche. 
De l'ancien XIIIe, il ne reste à ce pauvre Walter plus qu'un tout petit bout de la rue Watt et une moitié rouillée du pont de Tolbiac. Il ne va pas tarder à découvrir que, sous la façade high-tech et prétentieuse du néo-quartier, les mœurs n'ont vraiment pas changé. Comme il fait froid entre les tours de la BNF... Et, si loin des bistrots du vieux Paris, Walter a tellement soif !


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Des phrases "à rallonge" dans un style descriptif, tantôt exhaustif, tantôt critique, tantôt humoristique, et qui, très rapidement, fatiguent plus qu'elles ne divertissent.
Bref, j'ai jeté l'éponge après quelques dizaines de pages... 

Descendre la rivière de Peter Cunningham

Alex et sa femme Kay vivent à Bayport près de Toronto, au bord du lac Muskoka. Alex s'apprête à publier son second roman quand il reçoit de son éditeur une enveloppe contenant un curieux insecte : une mouche pour la pêche. Cette découverte réveille en lui de douloureux souvenirs d'enfance où il est question d'un père écrasant, de prêtres troubles et troublés et d'un ami trahi, dans une Irlande où tout se sait et rien ne se dit. 
Les souvenirs s'égrènent et forment peu à peu l'image du drame, entrecoupée de la description raisonnée de la pêche à la truite, habile tension narratrice et anticipatrice. Mais une menace rôde autour de la famille : un nouveau venu à Bayport, qui se prétend ancien policier, se fait de plus en plus présent, insistant.


Avis d' un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Ce livre se déroule en Irlande puis au Canada. Pour ma part c'est plus un roman qu'un polar. 
L'histoire est entrecoupée de passages, très techniques, de pêche à la truite. Le personnage principal d'un village est "hanté" par son passé et ses relations avec son père. On y découvre au fur et à mesure une histoire de pédophilie avec un prêtre du village.

Note : 12/20

L'homme posthume de Jake Hinkson

Les choses ont vraiment mal tourné quand Elliott s'est suicidé. Ou plutôt quand il a raté son suicide. Car après avoir été mort pendant trois minutes, le voici ramené à la vie. Sans avenir mais avec tous ses souvenirs. Et cette jeune infirmière un peu étrange qui prend soin de lui. Il n'a toujours rien à perdre alors pourquoi ne pas faire un bout de chemin avec elle, quitte à finir dans une impasse. 
Et vu les fréquentations de cette fille, il faut s'attendre au pire.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Surréaliste. Outré dans le très noir, mais j'ai beaucoup aimé.

Note : 14/20

Le livre des feux de Paul Doherty

Dans l'Angleterre tourmentée du XIVe siècle, le Régent de Londres charge le coroner John Cranston et frère Athelstan de mettre un terme aux massacres perpétrés par un mystérieux incendiaire Février, 1381. Un tueur impitoyable connu sous le nom Ignifer - le pyromane - hante Londres, apportant la mort et la destruction dans son sillage. Il semble cibler toutes les personnes impliquées dans le récent procès et la condamnation de la belle Lady Isolda Beaumont, brûlée sur le bûcher pour l'assassinat de son mari. 
Comme le regretté Sir Walter Beaumont était un ami proche du Régent, Jean de Gaunt ordonne à Sir John Cranston et frère Athelstan d'enquêter. Le mort était en sa possession d'une copie du Livre des feux, contenant la formule secrète d'une arme dévastatrice, le Feu grecque. Le manuscrit a disparu depuis, et Gaunt craint qu'il ne tombe entre les mains des Hommes Intègres, une confrérie occupée à mener la Grande Révolte.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Cette histoire se déroule à Londres au XIVième siècle. Des meurtres sont commis , ils se succèdent : Les personnes sont brûlées vives. Toutes en fait ont participé au jugement d’une femme Isolda Beaumont qui a été brûlée vive aussi. L’auteur y décrit avec force de détails les rues , les mendiants ,les personnages , toute la misère de Londres.
On y perd d’ailleurs le fil de l’histoire et l’enquête menée par frère Athelstan et le coroner John Cranston. J’ai eu du mal à accrocher et terminer.
Note : 12/20

Le cri de Nicolas Beuglet

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l'aube d'une nuit glaciale, le corps d'un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…  Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l'hôpital semble si peu à l'aise avec l'identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?  Pour Sarah, c'est le début d'une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l'île de l'Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.  Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d'un journaliste d'investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l'une des questions qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort…  Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

 Livre passionnant avec une alternance de temps très fort et de plus faibles.

Le style : Il est très enlevé et écrit dans un très bon français. Il mélange avec adresse la grande histoire du livre avec la petite histoire personnelle de l’inspectrice. L’auteur maintient toujours le lecteur dans l’envie d’être déjà au chapitre suivant.

Personnages et lieux : Le personnage principal est une inspectrice Norvégienne surdouée dans le travail mais dépressive dans sa vie privée. Elle est aidée et aide un journaliste d’investigation. Il y a aussi une ancienne victime qui par un horrible chantage pousse les deux héros à réussir absolument leur mission. Le dernier personnage important est un milliardaire Américain à l’origine de tout cela. Tout ceci part de Norvège puis en France, l’ile de l’Ascension pour finir au Etats-Unis d’Amériques.

L’intrigue : Suite à une mort semblant naturelle au départ mais s’avérant être un meurtre, par peur, l’inspectrice Geringen découvre que cela faisait partie d’expérience mise au point pendant la guerre froide. 
L’enquête l’amène en France où vie une ancienne victime qui pour connaître la vérité fait chanter le journaliste en enlevant son fils adoptif. La C.I.A. en est à l’origine mais arrête tout lorsque l’expérience est divulguée publiquement. Il s’avère que les deux initiateurs de l’expérience sont le père du journaliste et le grand père de l’enfant, pour le coté scientifique, et un milliardaire Américain qui veut prouver que l’âme est immortelle, pour le financement (ceci pour prouver que Dieux existe). Ceux-ci continu donc pour leur compte. Après différentes péripéties l’inspectrice découvre la vérité et sauve l’enfant. De son coté le milliardaire découvre lui que l’âme survie à la mort. Mais cela quelque soit sa vie sur terre, donc que Dieux n’y est pour rien, aussi se fait-il sauter avec sa découverte pour que la religion soit toujours un rempart contre le mal.

Conclusion : Livre passionnant même si les personnages sont des surhommes. On ne s’ennui jamais en étant toujours pressé de connaître la suite. De plus écrit dans un excellant Français.



Note : 15/20

samedi 1 octobre 2016

C'est la rentrée

Salut les campeurs et haut les cœurs !
C'est la rentrée, et le club Rouletabille est de retour !

Voici les dates des rencontres Rouletabille  pour l'année scolaire 2016-2017:

-Samedi 01 Octobre 16h à la Médiathèque Condorcet : 
-Rentrée du club avec un nouvel office. Focus sur les auteurs irlandais.

-Samedi 15 Octobre 14h-18h à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard :
Bazar Polar, échange de livres sans achat : un roman contre un roman. 


Les autres séances auront lieu à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard à partir de 20h30:
-Vendredi 25 Novembre, 6 Janvier, 31 Mars et 5 Mai.

-Samedi 24 Juin à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard : dernière rencontre de l'année. 
14h-18h : Bazar Polar
A partir de 19h : apéro polar. 


Mais ce n'est pas tout  !

Samedi 28 Janvier à partir de 20h à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard : 
Murder Party "Hamlet in Love" (pour adultes et ados accompagnés).

Samedi 1er octobre, 26 Novembre et 25 Mars à partir de 20h à la Ludo-Bibliothèque Emile-Bayard :
Petit Meurtre Entre Amis : "Meurtre au soleil" une enquête où vous êtes à la fois fois suspect et enquêteur (pour 8 personnes, uniquement sur inscription).

Samedi 13 Mai dans un lieu encore à déterminer :
"L'étrange cas du professeur escamoté" jeu d'enquête pour les jeunes détectives dans l'univers de Sherlock Holmes (enfants de plus de 8 ans). 




vendredi 9 septembre 2016

De si vieux ennemis de Alain Van der Eecken

Premier roman châtié, fantasque, hilarant, «De si vieux ennemis» nous emporte dans une course-poursuite sur les traces de la belle Palmyre, fille naturelle d'un ancien de la Cagoule ayant échappé à l'épuration, dont la soudaine disparition précipite une ribambelle de personnages dans la géographie feutrée d'une bourgeoisie infestée de cagoulards entre France, Grande-Bretagne, Suisse et Liechtenstein, jusqu'à Épineuil-le-Fleuriel, patrie d'Alain-Fournier.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :

Langage très fleuri, ce qui change de l'ordinaire. L'intrigue policière est liée à des faits qui datent de la deuxième guerre mondiale et juste après. J'ai bien apprécié ayant appris en lisant des choses sur cette période.
J'ai bien aimé.

Note : 12/20

Une ville en mai de Patrick Raynal

Mai 1968. Frédéric est de retour à Nice après dix ans d'Afrique. Son ex-femme l'a appelé au secours : depuis trois mois, leur fille Sophie n'a plus donné de nouvelles. La révolte n'épargne pas Nice et ses facs. Inquiet, Frédéric contacte le commissaire Pancrazi, ancien RG. Le policier lui révèle les activités militantes de Sophie au sein de l'Union de la jeunesse marxiste-léniniste. A la recherche des proches de sa fille, Frédéric recompose peu à peu sa vie d'étudiante. 
Et découvre ses ambiguïtés et ses zones d'ombre... Au même moment, le cadavre d'un prof de la faculté de lettres, sympathisant d'extrême droite, est découvert sur une plage... L'enquête de police et la quête du père vont évoluer jusqu'à se croiser. Etudiant à Nice en Mai 68, Patrick Raynal mêle fiction et faits réels en un polar plus vrai que nature.


avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

On accompagne un ancien soixante-huitard à Nice à la recherche de sa fille disparue. Frédéric revient d'Afrique et découvre sa ville après 10 ans d’absence. On le suit dans une enquête sur la personnalité de sa fille et ses relations. 
Un roman inquiétant et réaliste, sur les "grands" qui conduisent les "affaires". 

Note : 16/20

Le plasticien de Michel Dresch

Alexandre Kovacs, sculpteur et plasticien, est retrouvé mort dans son atelier de la rue Neuve Tolbiac. La scène du crime et différents indices pourraient faire croire à une dispute entre artistes qui aurait mal tourné. Mais très vite la réalité apparait plus complexe, tout comme la vie de Kovacs ponctuée de succès et d'échecs retentissants. Dans cette vie il y a aussi des trous noirs, des passages à vide que Johanna, sa maîtresse, a bien du mal à expliquer. 
Dans sa recherche de la vérité la police se trouve confrontée aux ingrédients qui font de l'art contemporain une matière explosive:une tension créative poussée au maximum et constamment au bord de la rupture, l'attrait de gains faramineux, les faux semblants, la vanité sont présents tout au long de ce récit.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :

L'intrigue se passe dans le monde de l'Art, intrigue bien ficelée.
J'ai bien aimé.

Note : 14/20

Meurtres à Willow Pond de Ned Crabb

Sur les rives d'un petit lac du Maine, Alicia et Six Godwin coulent une existence paisible, entre la librairie qu'ils ont créée et leur passion commune pour la pêche. Jusqu'au jour où ils décident de passer le week-end dans le luxueux lodge que leur richissime cousine, Iphigene Seldon, dirige d'une main de fer. Agée de 77 ans et dotée d'un caractère bien trempé, la vieille femme a justement convoqué ce même week-end ses nombreux héritiers pour leur annoncer qu'elle modifie son testament. 
Au lodge, l'atmosphère devient électrique. Et tandis qu'un orage d'une extrême violence se prépare, tous les membres de la famille se laissent envahir par des envies de meurtre. Débordant d'un humour féroce, Meurtres à Willow Pond combine intrigue sans failles et rythme haletant. Ned Crabb mène le lecteur en bateau jusqu'à la dernière page, à la manière d'une Agatha Christie qui aurait appris à pêcher à la mouche, un verre de bourbon à portée de main.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Un vari Cluedo à la Agatha Chrisite. On reste dans l'état du Maine. 
Un lodge au bord d'un lac, de grands espaces et la faune qui va avec...
Une famille qui offre aux clients amateurs de pêche un lieu unique de séjour luxueux en pleine nature.
Seulement voilà. Tout le monde qui gravite autour de la vielle Iphigène Seldon veut sa mort. C'est une vieille carne que tout le monde déteste et la famille qui va avec : les neveux et nièces, les (ex)conjoints, les cousins,... Mais aussi les clients, e personnel et les flics qui la verrait bien entre quatre planches...
D'autant plus qu'elle convoque la famille ce week-end pour annoncer qu'elle veut modifier son testament. 
Il est rare que tous les personnages d'un roman soient antipathiques et déplaisants, si on exclut le couple de professeurs, hors du temps, enquêteurs philosophes, les seules personnes dénuées de tout intérêt. Et chacun a quelque chose à se reprocher, mais en plus ils sont odieux et pourtant ils aiment tous la pêche, à en mourir. 
Ce livre se lit avec le sourire même si il y a des morts, des pas gentils, des faux-culs, des très méchants, des malheureux, des accros à des des substances pas bonnes pour la santé...
Plutôt roman à énigme au début, ce roman évolue peu à peu vers le thriller, l'action. Plus rien de feutré dans la fin de l'aventure. 

Note : 15/20

mercredi 27 juillet 2016

Les justiciers de Glasgow de Gordon Ferris

Douglas Brodie, ex-flic, sous-off tout juste démobilisé - on est en 1946 -, vient d'être embauché comme reporter à la Gazette. Glasgow connaît un été torride. Les salles de rédaction enfumées, les pubs remplis de chômeurs, la pauvreté rampante dans les quartiers populaires et les petits malins qui préparent leur fortune en tablant sur la reconstruction du pays sont la toile de fond de ce noir atmosphérique. 
Des justiciers masqués infligent à leur manière, brutale et spectaculaire, un châtiment selon eux bien mérité à des criminels qui sont passés - police incapable ou système corrompu ? - entre les mailles du filet judiciaire. Ils s'autoproclament " marshals de Glasgow ", ont l'accent des Highlands et justifient leurs actions en envoyant aux journaux des épîtres enflammées et agrémentées de citations des Evangiles. 
Quand un inconnu aborde Brodie pour lui demander de l'aider à défendre un compagnon de route, ancien soldat condamné à cinq ans de prison pour effraction dans la maison d'un notable, le journaliste pressé de faire ses preuves sent qu'il tient un scoop. Mais alors qu'il hésite à s'engager dans un combat trouble, il apprend que le détenu s'est pendu dans sa cellule, ce qui le convainc d'enquêter... Peu à peu se dessine une toile de corruption et de collusion d'intérêts en haut lieu qui va déboucher sur un inévitable scandale.


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Emmanuelle F.) :

Un policier qui se déroule dans un contexte économique et social très bien décrit. L'intrigue se déroule en effet en Ecosse juste après la seconde guerre mondiale et s'attache en autre au statut des anciens soldats, à la reconstruction, à la corruption...
La position de Douglas Brodie, devenu reporter après être revenu du front, est intéressante et doublement ambiguë : ambiguë car il est désormais reporter et doit se plier aux règles du métier et au dictat des lecteurs, et cela malgré sa déontologie; ambiguë également sur le rôle de la police et de la justice (les justiciers "les Marshals de Glasgow" pourchassent les délinquants qui ont échappé à la justice).
On peut cependant regretter le coté un peu grand-guignolesque de l'intrigue policière en elle même qui fait que la fin du livre est moins intéressante.

Note : 13/20

Joue et seche tes larmes d'Eric Robinne

Une nouvelle enquête palpitante du lieutenant Matthieu Guillaume ! Le cauchemar du lieutenant Matthieu Guillaume commence à la réception d'un bien sinistre colis : une phalange sectionnée glissée dans une enveloppe. Qui peut avoir intérêt à commettre un tel acte, et pour quelles raisons ? Alors que le mystère reste entier, Matthieu est bientôt kidnappé et forcé d'assister en direct à un odieux assassinat. 
Il comprend alors qu'il est la victime d'une vengeance liée à son passé. Les morts s'accumulent et le meurtrier se montre de plus en plus machiavélique : tout désigne Matthieu Guillaume comme le suspect idéal. Lentement le piège se referme...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) : 

Intrigue policière classique, il n'y a pas beaucoup de surprises passé la mise en place de l'histoire et des personnages. Les crimes mis en scène sont très machiavéliques et violents (déconseillé aux ames sensibles).
La chute laisse pressentir une suite...
J'ai bien aimé.

Note : 15/20

Hors cadre de Stefan Ahnhem

Près des corps sauvagement mutilés de deux victimes, une photo de leur classe de 3e sur laquelle leur visage a été raturé. Cette classe a aussi été celle de l'inspecteur Fabian Risk de la police de Helsingborg. Pour arrêter la spirale infernale et éviter d'être la prochaine cible, il s'enfonce dans les méandres de son propre passé. Au risque de s'y perdre.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Emmanuelle F.) :

Un polar suédois dont on a du mal à se détacher. L'intrigue policière commence à la première page pour se terminer à la dernière. Alors que l'on pense avoir tout compris très vite, l'auteur déroule son récit sur presque 600 pages en maintenant l'intérêt du lecteur grâce à des rebondissements (seuls quelques uns sont un peu "téléphonés").
L'histoire a pour toile de fond un sujet de société intemporel à savoir la cruauté dont peuvent être victimes certains adolescents et nous interroge à travers la position un peu ambiguë de l'inspecteur Fabien Risk.
A recommander sans modération.

Note : 18/20

mercredi 8 juin 2016

Le loup peint de Jacques Saussey

Vincent Galtier est vétérinaire dans une petite ville de l’Yonne, près d’Auxerre. Depuis la mort de son fils, son couple est exsangue. Seule, Marion, sa maîtresse, parvient avec peine à lui faire vivre quelques rares moments d’oubli au creux de son lit. Une nuit, alors qu’il vient de la quitter et traverse une forêt isolée pour rentrer chez lui, les passagers d’une voiture inconnue lui tirent dessus et tentent de le précipiter dans un ravin. Lorsque Vincent parvient enfin à son domicile, après leur avoir échappé de justesse, c’est pour y découvrir une scène de massacre. Mais ce n’est pas la seule qui l’attend. Le cauchemar ne fait que commencer…

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

Vincent Galtier, vétérinaire dans une petite ville près d'Auxerre, voit un soir sa vie basculer.
Un soir, en rentrant de chez sa maîtresse, il est pris pour cible par un groupe d'individus à bord d'une voiture sur une petite route isolée en pleine forêt. 
L'intrigue, menée tambour battant, est maîtrisée à la perfection. A aucun moment, je n'ai senti ma lecture s'essouffler. Dès le départ, le rythme est haletant. 
J'ai trouvé également beaucoup de richesse dans ce livre : un vocabulaire varié, une pointe d'humour que j'ai appréciée, des personnages marquants, des clins d’œil sympathiques qui m'ont fait sourire, puis un brin d'érotisme.
Pour en revenir aux personnages, le moins qu'on puisse dire c'est qu'on a droit à une panoplie de portraits aussi bien travaillés et détaillés les uns que les autres.
Entre ce Vincent totalement dépassé  par la situation (qui ne le serait pas aussi à sa place), la bombe  sexuelle incendiaire qu'il vaudrait mieux ne pas croiser,  un flic qui réfléchit plus avec son attirail qu'avec son cerveau, un duo d'enquêteurs pour le moins atypiques qui vous donnera des scènes de dialogues mémorables et un petit animal qui vient mettre son grain de sel dans tout ça...

Note : 14/20

vendredi 27 mai 2016

Le détective chauve d' Anna Grue

Nouvelle affaire pour Dan Sommerdahl : un couple dont les deux premiers enfants sont morts à 16 ans et 27 jours précisément fait appel à lui, car l'échéance approche pour leur 3e et dernier enfant. Sur fond du mythique festival de Roskilde, le compte à rebours est lancé pour le Détective chauve. Celui-ci nage entre deux eaux, séparé de Marianne mais pas vraiment heureux avec Kirstine. Sa vie de famille lui manque. 
Fonder un nouveau foyer ou reconquérir l'ancien ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Simone H.) :

Après un démarrage lent, récit rythmé qui se lit d'une traite.

Note : 14/20

mercredi 25 mai 2016

Ubac d'Elisa Vix

Cette saison-là, les loups sont revenus dans la vallée. Et Nadia est arrivée. Nadia dont Estelle n'avait jamais entendu parler. La soeur jumelle de son mari pourtant. Après quatre années passées à New York, elle s'est installée dans le chalet de l'ubac, chez les jeunes époux. Là où ils ont fait leur nid voici quelques mois à peine, juste après leur mariage. Mais avec la présence de Nadia, quelque chose a changé. 
Estelle a commencé à avoir peur. Peur pour son bébé. Sa petite Lilas si fragile. Si essentielle. Avec un art consommé du suspense, Elisa Vix signe un texte glaçant dans le décor impérieux des Alpes hivernales. Le temps d'une saison de neige, tout peut basculer, dans plus d'une vie.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Pour qui aime le polar psychologique, ça reste "light" comparé à d'autres. 
Lecture fluide.

Note : 13/20

mardi 24 mai 2016

Une proie trop facile de Yishaï Sarid

Appelé à effectuer sa période de réserve dans l’armée, un avocat d’une trentaine d’années se voit confier une curieuse mission : une jeune soldate religieuse pratiquante a déposé une plainte pour viol contre un brillant officier aux états de service irréprochables. L’avocat commence à enquêter, aidé d’un collègue de bureau. Il quitte Tel-Aviv, son bruit et ses gratte-ciels, pour rendre visite aux parents de la soldate, dans une petite ville pauvre du Sud d’Israël. 
Il se rend ensuite dans l’unité de l’officier, un bunker basé à la frontière du Liban. A mesure qu’il avance dans son enquête, la réalité se dérobe sous le masque des apparences. Qui est cet officier pur et dur, patriote, militariste, perfectionniste ? Et qui est cette adolescente d’une ville du Sud, qui se veut religieuse et intouchable ? A travers ces deux figures ambiguës, Yishaï Sarid dresse le portrait nuancé et complexe d’un Israël brutal et insaisissable. 


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence G.) :

Une proie trop facile : une enquête très sociologique

Almog jeune fille d'une petite ville d'Israel accuse Erez , brillant militaire, de viol. Un avocat menant une vie trop honnête est rappelé dans le cadre de son statut de réserviste pour mener l'enquête avant dépôt du dossier au tribunal.
Les personnalités sont complexes : Almog mal dans sa peau avec une famille envahissante sensible au qu'en dira t-on... Erez semble plutôt froid , sûr de lui , charismatique. Mais qui sont réellement ces deux personnes ? Qui ment ?
Dans ce livre , on plonge dans l'Israël contemporain avec ses contrastes , sa violence latente , ses habitants en guerre perpétuelle. C'est davantage un portrait de la société israelienne qu'un polar où finalement l'intrigue passe presque au second plan.

J'ai vraiment bien aimé ce livre car il est dynamique , il dépeint une société que je connais très peu ou seulement au travers de faits d'actualité.


Note : 15/20

Mala vida de Marc Fernandez

De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco, dans un pays à la mémoire courte. Au milieu de ce renversement, une série de meurtre est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Les victimes : un homme politique, un notaire, un médecin, un banquier et une religieuse. 
Rien se semble apparemment relier ces crimes ... Sur fond de crise économique, mais aussi de retour à un certain ordre moral, un journaliste radio spécialisé en affaires criminelles, Diego Martin, tente de garder la tête hors de l'eau malgré la purge médiatique. Lorsqu'il s'intéresse au premier meurtre, il ne se doute pas que son enquête va le mener bien plus loins qu'un simple fait divers, au plus près d'un scandale national qui perdure depuis des années, celui dit des "bébés volés" de la dictature franquiste.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Des nos jours en Espagne. Le pays a basculé du côté de la droite dure. Celle de Franco. Il s’en suit une purge médiatique à laquelle échappe un journaliste à chroniqueur radio engagé. 
Conscient qu'il sert de "bonne conscience" au parti au pouvoir, il est néanmoins cantonné à une émission hebdomadaire en soirée dans laquelle il ne se prive pas de dénoncer les incohérences du pouvoir en matière de justice. La création de l'ANEV (association nationale des enfants volés) par une avocate française lui apparaît comme une bombe sur laquelle il compte bien s'appuyer pour faire monter l'audience de son programme. 
L'auteur nous offre un roman noir d'actualité et bien documenté. À partir des années 40, sous Franco, 300000 bébés auraient été enlevés à leurs parents au seul prétexte que ceux-ci s'étaient opposés au régime ou alors étaient trop à gauche. Un roman très noir dans lequel d’anciennes personnalités qui ont participé à ce trafic sont assassinées par une jolie blonde intelligente, la première dès le soir du résultat des élections. Se lit très vite d’autant plus que l’on n’est pas submergé pas le nombre de personnages.

Note : 14/20 

Méthode 15-33 de Shannon Kirk

Imaginez une jeune fille de seize ans, enceinte et vulnérable, que l'on jette dans une camionnette crasseuse. Vous la croyez terrifiée ? Bien au contraire, elle n'est pas comme les autres, elle ne ressent aucune empathie. Un handicap qui va devenir une force redoutable : méthodique et calculatrice, elle met au point un plan d'évasion où rien n'est laissé au hasard. Dès les premières minutes de son enlèvement, elle se focalise avec calme et détermination sur deux choses : sauver l'enfant qu'elle porte et se venger. 
Sa volonté de fer et son ingéniosité seront ses meilleures armes contre la perversité de ses oppresseurs, et il ne lui restera alors plus qu'à attendre le moment idéal pour lancer son attaque.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :

Le début est prometeur, mais l'histoire tombe vite dans du recit pour ados à mon sentiment. Dommage que l'histoire n'ait pas été traitée de façon plus "adulte".
Il y a de bonnes idées notamment sur le profil psychologique du personnage principal.

Note : 12/20

Moriarty de Kim Newman

Imaginez les jumeaux maléfiques de Sherlock Holmes et du docteur Watson, et vous obtiendrez le redoutable duo formé par le professeur James Moriarty, serpent rusé d'une intelligence remarquable aussi cruel qu'imprévisible, et le colonel Moran, violent, libertin et politiquement incorrect. Ensemble, ils règnent sur Londres en maîtres du crime, tenant dans leur poing police et hors-la-loi. Quelle que soit leur mission, du meurtre au cambriolage de haut vol, Moriarty et Moran accueillent un flot de visiteurs malfaisants : membres du Si-Fan assoiffés de sang, Vampires de Paris, et même une certaine Irène Adler...

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Londres et ailleurs… 
Mauvaise pioche pour un polar. Malgré une couverture superbe, tranche argentée, on s’attend à quelque chose du genre Sherlock revisitant l’univers de Conan Doyle à la sauce Benedict Cumberbatch/Martin Freeman. Raté ! C’est un roman fantastique, surnaturel, de fiction dans lequel je ne m’y retrouve pas et lâche l’affaire au bout de 60 pages. 
De plus, le récit est truffé de références et de renvois pour la plupart incompréhensibles pour moi qui ne maîtrise pas les personnages et faits évoqués. On y retrouve entre autres des personnages comme Lupin, le docteur Mabuse, Dracula et pourquoi pas d’autres…Des personnages pour le peu que j’ai lu qui tombent comme un cheveu sur la soupe. J’ai même rencontré une amatrice de Zeppelin ; pas le groupe ! Les dirigeables… et la banque Box Brothers : la banque des criminels… Malgré un découpage en chapitres évocateurs à la Conan Doyle, Je n’y comprends rien du tout, et je suis certain de ne pas être le seul. Tout ça est réservé aux adeptes de Fantasy qui pourraient s’y retrouver moyennant certaines références aux écrits de ce genre. Il faut vivre dans ce monde… Ce n’est pas le mien. N’a peut-être pas sa place dans le fond Rouletabille.

Innottable 
Sinon : 2/20 (pour la couverture)

Indésirable de Yrsa Sigurdardottir

Employé d'un obscur bureau gouvernemental islandais, Odinn est chargé d'enquêter sur Krôkur, un foyer éducatif réservé aux adolescents à problèmes dans les années 1970. L'établissement est fermé depuis longtemps, mais des abus mis au jour dans d'autres centres incitent l'Etat à passer ces foyers au peigne fin pour éviter tout nouveau scandale. Une chape de silence semble peser sur Krôkur, mais peu à peu Minn découvre que de sombres secrets entourent les anciens pensionnaires. 
A l'époque, deux jeunes garçons y avaient mystérieusement trouvé la mort, asphyxiés dans une voiture. Et personne ne sait vraiment ce qui est arrivé au bébé du couple qui gérait le foyer, disparu le jour de sa naissance, et dont le destin macabre semble encore hanter les lieux. A mesure qu'il creuse l'affaire, Odinn se met à entendre des voix, comme si les fantômes du passé, réveillés contre leur gré, s'insinuaient dans sa propre vie. 
La bouche d'ombre susurre à son oreille, et lentement tout bascule. Le doute, frère du malaise, rogne peu à peu les fragiles certitudes de son existence : la mort récente de son ex-femme était-elle vraiment un accident ? Et qu'a vraiment vu sa fille de onze ans ce jour-là ? 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Claire L.) :

Il y a deux intrigues, une dans le passé et l'autre dans le présent. L'intrigue du passé finie par donner des éléments sur les personnages du présent.
La chute est inattendue et très interessante.
J'ai beaucoup aimé.

Note : 18/20