Annonce

La prochaine rencontre du club Rouletabille aura lieu le samedi 7 Octobre à la Ludo-bibliothèque Emile-Bayard à partir de 19h00. Apéro-polar.

vendredi 29 septembre 2017

Whiskey Tango Foxtrot de David Shafer

Le Comité, réseau international d’industriels et de magnats des médias, s’apprête à privatiser les données du monde entier. 
Une organisation utopiste souterraine, Dear Diary, tente de contrer ces sombres desseins. Dans cette bataille secrète débarque un trio improbable : Leila, travailleuse humanitaire chargée par une ONG en mal d’idées de sponsoriser des projets féministes au Pakistan ; Leo, rentier dysfonctionnel doublé d’un jean-foutre, fumeur de joints et bizarrement doué pour le job d’assistant maternel ; et Mark Deveraux, gourou bidon en développement personnel, juste assez lucide pour ne pas gober lui-même les formules creuses qu’il enfile comme des perles dans ses publications pour gogos. Si demain les hommes ont encore droit à une vie privée, c’est peut-être à eux qu’ils le devront…
Thriller pop parano dans l’esprit de William Gibson et de Chuck Palahniuk, "Whiskey Tango Foxtrot" habille de loufoquerie déjantée, d’humour noir et de poésie une réflexion sur les big data et la privatisation en marche de nos vies.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Thriller pop parano qu’il est dit en 4ème de couverture… 
C’est faible… 
Comme pour tout roman qui sort indéniablement des sentiers battus, on adhère ou n'adhère pas à l'univers proposé. 
Pour ma part , c’est non, malgré cette intrigue qui joue sur les codes du roman noir avec en plus un côté déjanté bien prononcé. 
Je n’ai pas aimé du tout.

Pas de note 

Le noël du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni

Après les « Saisons » du commissaire Ricciardi, Maurizio de Giovanni entame un nouveau cycle, celui des « Festivités ». «Le Noël du commissaire Ricciardi» ouvre ce cycle avec une histoire située au moment de Noël dans la Naples des années 1930. Le commissaire Ricciardi et son fidèle adjoint le brigadier Maione doivent découvrir l'auteur du meurtre d'Emanuele Garofalo et de son épouse. Membre de la milice fasciste, Garofalo était chargé de la surveillance du port. Mais c'était un arriviste sans scrupules qui avait usurpé la place d'un collègue en le calomniant. Nombreux sont ceux qui avaient des raisons de lui en vouloir. Une enquête compliquée pour le commissaire qui, heureusement, va pouvoir compter sur l'aide du prêtre don Pierino; le pragmatisme de ce dernier et sa science d'historien sur la tradition des crèches napolitaines lui sera d'un précieux secours.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :


Manrizio donne vie à un lieu et une époque roman historique circonscrit à un lieu bien particulier : Naples 1931 avec en toile de fond la montée de fascisme. La Naples populaire, ses goûts, ses odeurs, ses bruits et ses traditions que de Giovanni incarne dans ses livres avec un formidable talent. Belle documentation. On se régale dans cette enquête autour du meurtre d’un membre de la milice et de sa femme. Je ne dirai donc rien sur cet ouvrage sinon que c’est la belle découverte de l’été. Eh oui. Il y a plusieurs ouvrages dont le premier est l’hiver du commissaire Riccardi. 

Il faut commencer par le premier ouvrage de cette série pour vraiment comprendre la philosophie de cet enquêteur. Ce que je viens de faire juste après la lecture de celui-ci. Dommage. Vient ensuite le printemps, l’été etc…

Note : 16/20

Nocturne au Louvre de Brigitte Joseph-Jeanneney

L'action se situe au musée du Louvre, qui vient d'acquérir sa Grande Pyramide. Nous sommes en 1995. Nicolas Lesur vient d'être nommé directeur de la sécurité. Des phénomènes étranges et criminels, menacent de bouleverser la vie du musée, victime de calamités en série. Néophyte, jouant son avenir, le jeune ingénieur se trouve d'emblée dans l'obligation de se transformer en aventurier. Rumeurs et soupçons enveniment l'atmosphère de huis-clos de la digne institution. Dans ce climat délétère Nicolas entreprend seul une enquête qui s'apparente à une course de vitesse : il lui faut absolument mettre fin à ces désordres avant que les media ne s'en emparent et égratignent l'image de l'établissement. Le lecteur possède alors les clés du musée, convié à l'arpenter de fond en comble. Les coulisses livrent leurs secrets : postes de sécurité, réserves, toitures... Les ouvres se donnent à voir sous un éclairage inhabituel, parfois sous une lumière crue. Il croise aussi des personnages pittoresques, habités par leur vocation, obnubilés par leurs responsabilités : une communicante ficelle, une secrétaire pipelette, un manutentionnaire maladroit, un gardien sujet au vertige, un journaliste pique-assiette. La nuit est en elle-même un personnage de ce roman. Durant ces longues heures nocturnes, le musée est placé sous le contrôle de caméras parfois déficientes, et les rondiers illuminent de leurs torches le moindre recoin suspect, faisant résonner leurs pas sous les voûtes de pierre.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.):


Il s'agit plus dans ce roman de nous décrire le fonctionnement de l'administration du musée du Louvre et plus spécialement du service de surveillance.
 Au gré des rencontres que notre enquêteur Nicolas- lui même fraîchement émoulu directeur du département surveillance- fait avec des restaurateurs ou des conférenciers, on apprend beaucoup sur la génèse de certains tableaux (La Joconde), la façon de peindre de leurs auteurs, et la psychanalyse d'oeuvres  ( Bain turc d'Ingres - Radeau de la Méduse de Gericault)...

Le livre est intéressant en soi mais ce n'est pas un polar. Pas un polar non pas parce qu'il n'y a ni meurtre ni violence, mais parce que l'enquête n'est qu'accessoire et permet à l'auteure de nous décrire, dans un français impeccable, les coulisses du Louvre, vrai héros du livre.

Note : 11/20

jeudi 21 septembre 2017

Dossier Kastor de Catherine Fradier

Une menace inédite : le terrorisme nucléaire.Une enquêtrice spéciale dans les eaux troubles de l'activisme écologiste, du terrorisme d'État et des mouvances radicales? Un thriller dont vous vous souviendrez longtemps.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence G.) :

Un thriller technologique où l'auteur se perd dans des données complexes qui lassent.
Le livre commence à la page 250 !

Note : 12/20

Gymnopédie pour une disparue

Boris Sieger est un employé de mairie attaché à sa vie ordinaire. Parfois, il passe la nuit avec le fils de sa vieille concierge. C'est à peu près tout ce qui constitue sa vie sociale jusqu'au jour où il croise Oussama, dit Oussa - c'est plus facile à porter -, un atypique jeune de banlieue parisienne. Boris se découvre grâce à lui un possible frère... parti faire le djihad. Son existence suscite en Boris de nombreuses questions, à commencer par la plus douloureuse : où est-elle passée, cette mère qui l'a abandonné quand il n'était qu'un enfant ? Où est-elle, cette disparue de Honfleur, la ville d'Erik Satie, dont les Gymnopédies semblent rythmer toute cette intrigue ? C'est le début du voyage pour Boris et Oussa, périple qui les mènera jusqu'à Kémal Fadil, un commissaire oranais.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :


Après "Le Français de Roseville" et "Le désert ou la mer" , l’auteur Ahmed Tiab, nous propose avec "Gymnopédie pour une disparue" un étonnant polar peuplé d'êtres au passé compliqué embarqués dans une histoire dont ils ne contrôlent pas grand chose.
D'abord il y a Boris, bisexuel, que sa mère a laissé avant de disparaître à Rose, l'une de ses amies militante féministe. Boris qui a atteint l'âge adulte sans avoir revu sa mère, végète, et travaille dans une petite mairie. Cette vie sans attache semble lui convenir.
Jusqu'au jour où Oussama, jeune musulman sonne à sa porte, et lui montre une photo reçue d'un ami parti faire le Jihad en Syrie. Sur la photo Boris voit son sosie. Indifférent au début, il s'interroge et finit par comprendre que ce jumeau doit avoir un lien avec sa mère.
A partir de ce moment la vie de Boris va basculer et ce qui constituait jusqu'alors l'existence la plus routinière va soudain s'accélérer

Boris se retrouve d’abord à Honfleur, ville d'Erik Satie (dont les Gymnopédies se retrouvent à plusieurs occasions dans le livre), pour ensuite partir vers la Turquie et l'Algérie où il croise le commissaire Kémal Fadil d’Oran… vieille connaissance pour qui a lu les précédents bouquins de l’auteur.
L’auteur nous décrit la réalité des migrants qui ont tenté de se réfugier en Europe, celle des habitants du Moyen-Orient confrontés au terrorisme ainsi que celle des français partis faire le djihad.
En fait, c'est surtout la recherche de Boris, de ses racines, ses origines, accompagné de Mary (rencontrée au début de l'histoire) qui l'a suivi pour le soutenir moralement.

Parallèlement à l'histoire de Boris, on retrouve l'un des personnages récurrent d’Ahmed Tiab, Kémal, qui dirige la police d'Oran. On se délecte de sa relation avec sa mère, sa compagne et les flics avec lesquels il travaillent depuis des années.

A ce titre "Gymnopédie pour une disparue" est un polar efficace aux nombreuses péripéties qui nous montre le coté charlatanesque de la sorcellerie maghrébine, sur fond d'interrogation identitaire.

Note : 15/20

Jeux de miroirs de E.O. Chirovici

Un agent littéraire, Peter Katz, reçoit un manuscrit intitulé "Jeux de miroirs" qui l'intrigue immédiatement. En effet, l'un des personnages n'est autre que le professeur Wieder, ponte de la psychologie cognitive, brutalement assassiné à la fin des années quatre-vingt et dont le meurtre ne fut jamais élucidé. Se pourrait-il que ce roman contienne des révélations sur cette affaire qui avait tenu en haleine les États-Unis ? Persuadé d'avoir entre les mains un futur best-seller qui dévoilera enfin la clef de l'intrigue, l'agent tente d'en savoir plus. Mais l'auteur du manuscrit est décédé et le texte inachevé. Qu'à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d'investigation pour écrire la suite du livre. Mais, de souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d'un maelström de fausses pistes. Et si la vérité n'était qu'une histoire parmi d'autres ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Une des bonnes lecture de l’été. Un moment agréable dans cet imbroglio :amnésie, faux-semblant, manipulation… Trop simple… 1987, rentrée universitaire de Princeton. Richard a de la chance : son nouveau colocataire est une colocataire belle, intelligente et l'élève d'un grand professeur de psychologies cognitive. 
Richard tombe immédiatement amoureux de Laura et se rend vite indispensable auprès du grand homme. L'hiver de cette année-là, le professeur Wieder est assassiné et le meurtre jamais élucidé. Janvier 2014, Peter Katz, éditeur New-yorkais en vue, reçoit un manuscrit de Richard, et si ce roman inachevé contenait la clé de l'énigme. Un jeune romancier velléitaire, une étudiante surdouée, un grand professeur génial ou imposteur. Une affaire classée resurgit grâce à un roman, quelle belle idée qu'un crime vieux d'une trentaine d'année soit résolue par un policier atteint d'un début d'Alzeimer. 

Note : 14/20

Les ombres du désert de Parker Bilal

Début 2002, peu après le 11-Septembre. Alors que les Israéliens assiègent Ramallah, une forte tension agite les rues du Caire, où Makana file tant bien que mal la Bentley de Me Ragab, que sa femme pressent d'adultère. 
En réalité, l'avocat va voir sa protégée, Karima, une jeune fille gravement brûlée dans l'incendie de son domicile. La police croit à un accident, il soupçonne un crime d'honneur commis par le père de la victime, un djihadiste en cavale. Makana se rend à Siwa, oasis à la lisière du désert libyen, pour se renseigner sur la famille de Karima, mais il s'y heurte à l'hostilité des autorités, qui appliquent la loi à leur manière et se méfient des étrangers. Pire, il est accusé de deux meurtres barbares qui l'éclairent sur une donnée majeure de l'équilibre local : la présence de gisements de gaz...

Avis d'un membre du Club Rouletabille (Laurence G.) :

On plonge dans une Egypte à deux vitesses : celle du Caire moderne et de Siwa, plus archaïque et où la corruption règne.

Note : 14/20

mercredi 20 septembre 2017

La malédiction d'Oxford de Ann Mcdonald

Cassandra Blackwell, jeune Américaine d'origine modeste, intègre la prestigieuse université d'Oxford pour une année d'études. Toutefois, la qualité de l'enseignement, les porches recouverts de lierre ou les soirées étudiantes ne figurent pas parmi ses priorités. 
Elle n'a qu'un objectif : découvrir la vérité sur le passé de sa mère, étudiante à Oxford dans les années 1990, qui a fui ce paradis d'un autre temps avant de se suicider quelques années plus tard. 
L'enjeu est important, car Cassie pourrait enfin connaître l'identité de son père. La jeune femme se lie rapidement avec l'élite anglaise et plonge dans ce monde fascinant aux traditions séculaires. Pourtant, au sein de ce campus légendaire, une force inquiétante est à l'ouvre : l'École de la Nuit, une société secrète qui semble liée à une série de suicides. Cassie pourrait bien être la seule à pouvoir y mettre un terme - mais à quel prix ?



Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel E.) :

L’intrigue se déroule dans la prestigieuse université d’Oxford, où notre héroïne, Cassie, a été accepté en tant qu'étudiante étrangère. Elle qui appartient à un milieu modeste, la voilà propulsée dans un monde élitiste où la majorité de ses condisciples appartiennent à des castes privilégiées.
Cassie est une jeune femme intelligente et ambitieuse mais sa présence à Oxford n'est due qu'à la recherche d’informations sur sa mère psychotique qui y a fait également des études avortée.
Cette quête, espère t-elle, lui permettra de comprendre pourquoi sa mère s’est suicidée, et peut-être aussi de savoir qui est son père !?
Les découvertes qu'elle effectue progressivement, riche de détails historiques, l’amène à en savoir plus sur une société secrète "l'Ecole de la nuit"  et deviennent dangereuses.
L'ambiance un peu gothique qui se dégage du roman est captivante, et les murs centenaires d'Oxford excitent l'imagination. On a l'impression de plonger en plein coeur de cette université, d'en découvrir les spécificités. Les personnages « so british », parfois guindés et légèrement déplaisants, sont bien dépeints.
Le style de l'auteure est très fluide et les indices sont livrés petit à petit. On s’attache à Cassie, on parcoure à ses cotés les allées d’Oxford et on y découvre la façon de vivre de ses étudiants.
L'histoire en soi est bien ficelée, et ne manque pas de rebondissements, si ce n’est le dernier, très inattendu, où le passage du cartésien au paranormal m’a déçu puis rendu perplexe.
Une fois intégré le concept, on a affaire à un récit échevelé qui aurait mérité plus de développement car d’un gros potentiel et d’une noirceur abrupte !
Pour ceux que le fantastique rebute, là petit problème et grosse déception.

Note : 14/20


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Si vous aimez les énigmes, les quêtes identitaires, la vieille Angleterre,
avec ses mœurs et ses traditions, tout cela saupoudré d'une dose de
fantastique, n'hésitez pas !
Bien que le début soit un peu longuet, l'intrigue principale est rapidement
dévoilée et les nombreux rebondissements à côté de l'intrigue ne nous font
pas lâcher le livre.
Cassandra Blackwell, jeune Américaine d'origine modeste, intègre la
prestigieuse université d'Oxford pour une année d'études. Toutefois, la
qualité de l'enseignement, les porches recouverts de lierre ou les soirées
étudiantes ne figurent pas parmi ses priorités.
Elle n'a qu'un objectif : découvrir la vérité sur le passé de sa mère,
étudiante à Oxford dans les années 1990, qui a fui ce paradis d'un autre
temps avant de se suicider quelques années plus tard. L'enjeu est important,
car Cassie pourrait enfin connaître l'identité de son père.
Finalement, un roman « gothique » moderne dans une ambiance sombre, glauque,
impossible à lâcher.

Note : 14/20

jeudi 15 juin 2017

Nuit blanche à Stockholm de Christoffer Carlsson

Stockholm, début de l'hiver. 
Un homme est retrouvé mort. Il s'agit de Thomas Heber, professeur de sociologie à l'université. 
Leo Junker est chargé de l'enquête. Flic malmené par la vie, il vient d'intégrer une nouvelle brigade et se débat avec une culpabilité endémique. L'affaire Heber ne lui offre que peu d'indices, hormis une condamnation pour faits de violence dans la jeunesse du professeur, alors militant d'un groupuscule contestataire. Mais Leo est dessaisi du dossier au profit des services des renseignements. Pourquoi cette éviction ? Que cachent les dossiers cryptés du sociologue ? Ambition, trahison, corruption, Nuit blanche à Stockholm est une incursion dans les milieux extrémistes d'un royaume de Suède insoupçonné.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Laurence F.) :

Crime dans les milieux d'extrème droite en Suède. Tellement complexe sur la fin, que j'abandonne 30 pages avant le dénouement ! Quelques petites erreurs de traduction.

Note : 11/20 

mercredi 14 juin 2017

Zanzara de Paul Colize

" Où qu'elle aille, la Mort laisse des traces de son passage. " 
Fred, 28 ans, est journaliste. Membre d'une team de jeunes pigistes web, il rêve de gloire et de signer un article papier qui fera date. La nuit venue, Fred mène une double, voire une triple vie. Avant tout, il aime une femme mariée. Une liaison passionnelle, mais sans espoir. Ensuite, il aime le risque, les paris et l'adrénaline. 
Fred se sent vivre quand il flirte avec les limites. Ces savants cloisonnements vont voler en éclats le jour où il reçoit un coup de fil à la rédaction. Rendez-vous lui est donné le lendemain pour recueillir des révélations fracassantes. Arrivé sur les lieux, Fred va faire une rencontre qui le poussera à enquêter sur un fait divers apparemment anodin. 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Le héros est un journaliste qui mène une vie à 100 à l’heure au sens strict du terme mais tout bascule lorsqu’il reçoit un coup de téléphone.
Le style est précis, efficace, les chapitres sont courts.
L’auteur nous entraîne à vive allure dans ce roman entrecoupé de documentaires.
On est vite happé par l’histoire et le style.

Note : 15/20

mercredi 7 juin 2017

Johnny Porter et le secret du mammouth congelé de Lionel Davidson


Il s'agissait d'animaux morts naturellement, dont la chaleur corporelle s'était dissipée peu à peu et dont les tissus mous s'étaient décomposés. On n'avait jamais vu de mammouth complet, congelé instantanément, pour ainsi dire, et de ce fait intact. Ce qui mettait Zhelikov dans tous ses états était la probabilité pour qu'un tel spécimen soit là, tout près de lui.
Sur un cap au nord du centre, un site était aménagé en prévision de la construction d'un ensemble de bâtiments. Durant la phase de déblaiement, le sol s'était effondré, dévoilant une crevasse. À l'intérieur se trouvait une saillie rocheuse, et sur cette saillie, un mammouth figé dans la glace. À l'évidence, il avait fait une chute, une très longue chute qui l'avait tué sur le coup. C'était un mammouth surgelé, en somme.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Ce roman n’est pas un polar ni un thriller !! C’est plutôt un roman d’aventure.
L’histoire se passe au fin fond de la Sibérie. On y trouve un mystérieux laboratoire où les scientifiques y résidant ne peuvent plus sortir mais y mourir. Suite à un courrier étrange le professeur Porter se lance dans un voyage audacieux. Tout est décrit précisément et en milieu de livre c’est un peu long et rébarbatif.
L’écriture est agréable ,on se laisse vite emmener dans cette quête.

Note : 14/20

Le chat du jeu de quilles de Florence Clerfeuille

La cinquantaine fringante, Marc vient de quitter son job de journaliste parisien. Sur un coup de tête, il décide de s'installer avec Manon, sa jeune collègue, dans un petit village perdu de l'Aveyron. Retraite anticipée ? 
Pas vraiment : l'improbable duo va enquêter incognito sur l'assassinat du père Pommier commis  dix ans plus tôt.

Le vieux bougre était champion du jeu de quilles, l'étrange sport local, et n'était pas très apprécié des villageois. Du coup, personne n'a vraiment pleuré sa disparition. Mais quand, au bout de dix ans, le chat du père Pommier réapparaît dans les rues du village, la population s'inquiète. Le félin serait-il un mauvais présage ?

Les langues petit à petit se délient. Gaston le cafetier trop bavard, Célestin le gentil benêt, monsieur Thomas le taciturne, et Attila le coiffeur bien nommé ont tous quelque chose à raconter... Et à cacher ?


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

L’histoire se passe en Aveyron. Un journaliste bougon à la retraite et sa jeune collègue jouent aux enquêteurs pour élucider deux énigmes : le suicide de Clothilde Pommier et le meurtre de son mari plus tard.
Ces affaires remontent à dix ans.
Ecriture facile ,peu originale ,à emporter dans les transports !!!

Note : 10/20


Crystal City d'Hervé Claude

« Il y a une mine, au nord-ouest de l'Australie, où un meurtre a été commis. Mais ce meurtre n'était qu'un des nombreux symptômes d'une maladie en train de se répandre comme une peste sur tout le pays. »
Un désert, isolé du monde. L'ouvrier d'une mine, véritable prison surchauffée, est assassiné. Son chef, atterré par le manque d'intérêt manifeste de la police locale, décide d'appeler son vieil ami, Anthony Argos. C'est un journaliste marginal et pugnace sous des allures d'ours débonnaire. Curieux de découvrir un lieu aussi insolite qu'une mine au coeur de l'outback australien, il accepte de se mêler de cette affaire... à ses risques et périls ! 


Avis d'un membre du club Rouletabille (Maryse W.) :

Le roman se déroule en Australie en plein désert près de Perth dans une mine. Le décor est si bien planté qu’on se retrouve en pleine chaleur avec les engins énormes d’extraction.
L’écriture est agréable , originale grâce aux articles du journaliste gay enquêteur. L’intrigue est moyenne avec peu de suspens.

Note : 12/20

mardi 9 mai 2017

The pope de Brian Yuzna

A Pacifica, en Californie, la paroisse catholique de San Simone est frappée par une terrible série de meurtres. En l'espace de quelques jours, certains prêtres subissent une mort diabolique après avoir croisé la route d'un mystérieux serial killer au visage masqué et travesti en Pape. Alors que la panique fait rage, les détectives Stittwell et Hitchman tentent de rassembler les pièces du puzzle, mais l'omerta de Monseigneur Martinez, à la tête de la paroisse, complique l'enquête. 
L'arrivée de Père Argus, envoyé par le Vatican, gonfle les rangs des curieux cherchant à démasquer l'assassin, bien que ses motivations semblent diverger de celles de la police... Qui est ce fameux "Pape" ? Vous connaîtrez bientôt son identité et son mobile, mais pour découvrir son destin ultime, il vous faudra attendre d'avoir parcouru intégralement les sentiers et les revirements de situations inattendus de cette histoire, entre passé et présent, désir de vengeance et besoin de rédemption, folie humaine et justice divine. 
Mais restez sur vos gardes, car d'autres mourront de la main du "Pape" avant qu'une vérité inimaginable ne vienne révéler cette obscure énigme...


Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

« The pope » est l’œuvre d’un réalisateur de film d’horreur, écrit d’après un scénario et non le contraire. Ce qui pourrait être un bon film pour les amateurs du genre au cinéma se révèle être un navet intégral comme livre. 
Le texte est d’une grande pauvreté littéraire, aucune histoire si ce n’est beaucoup de sang répandu et qui plus est nous connaissons le coupable dès le début. De plus une critique des tares de l’église catholique tellement caricaturale que cela en devient grotesque.

En résumé Monsieur YUZNA peut continuer de réaliser des films mais surtout il doit arrêter l’écriture.

Note : 7/20

mercredi 19 avril 2017

Jenny de Fabrice Collin

Cayucos, Californie. 
Dans une villa au bord du Pacifique, un homme désespéré se confie. Dans la baignoire à l'étage, le cadavre d'une femme obèse. Comment est-il arrivé ici ? Le moment est venu pour l'homme de raconter son histoire. Quelques mois plus tôt… Un an après la disparition de sa femme, le chroniqueur Bradley Hayden, détruit, s'étourdit dans des liaisons sans lendemain via un site de rencontres. 
Un jour se présente une femme qui ne correspond en rien à la description qu'elle a faite d'elle. Jenny, 300 livres, QI redoutable, lui montre une vidéo de son épouse. April est en vie. Obéis-moi en tout, et elle le restera. Dès lors, Bradley est contraint de suivre Jenny dans une épopée meurtrière tandis qu'ailleurs, dans une étrange clinique privée, un "autre lui-même" se réveille. 

Où s'arrête la réalité, où commence la fiction ?Traqués par la police, Jeney et Bradley sillonnent le pays tandis que Ron, le détective privé aux méthodes zen peu conventionnelles, tente de démêler le vrai du faux. Pourquoi Jenny tue-t-elle ? A-t-elle choisi April au hasard ? Bradley pourra-t-il retrouver sa femme à temps ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

Style : Livre très bien écrit qui se lit facilement. Le récit débute sur une histoire chronologique classique puis par des aller retours dans le temps qui se resserrent de plus en plus jusqu'à se rejoindre.





Personnages et lieux : Les personnages principaux, Bradley Hayden journaliste, sa femme que nous ne voyons qu’au début mais qui reste le pivot de l’histoire et Jenny qui entraîne Bradley dans une course sanglante à travers les Etats-Unis, principalement en Californie et en Floride. 
Un étrange détective sévit tout le long du récit sans qu’on comprenne très bien son rôle.





L’intrigue : C’est l’histoire d’un homme qui après une enfance chaotique se marie à une fille de bonne famille, qui disparaît lors d’une ballade à Las Vegas. Après une période de déprime, celui-ci se retrouve totalement sous la coupe d’une jeune fille de forte corpulence, Jenny. Celle-ci après lui avoir révélé que sa femme était gardée par des amis à elle, l’entraîne dans une cavale sanglante où elle lui révèle petit à petit le sens de ces tueries, et le rapport avec sa femme. 
Entre temps Bradley a embauché un détective énigmatique aux méthodes bizarres qui se contente de le mettre en garde. A la fin, on comprend le rapport entre tous ces personnages et on retrouve une Jenny, enfin humaine, qui en arrive même à se sacrifier pour sauver Bradley (sa vengeance effectuée).





Conclusion : Ce polar est particulièrement captivant y compris au début où pourtant il ne se passe rien. J’ai trouvé les personnages attachants, surtout Jenny malgré sa sauvagerie. Celle-ci se trouve être une victime d’abord, puis un bourreau justicier ensuite, et pour finir à nouveau une victime. Par contre les « flashbacks » surtout lors de l’épisode de l’hôpital psychiatrique sont assez compliqués à suivre. L’auteur arrive malgré tout à nous donner envie de connaître la suite tout au long du roman sans aucun moment de pose. 
En résumé, on est captivé du début à la fin.

Note : 13/20

Tant que dure ta colère d'Asa Larrson

Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d'une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. 
Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? 
Alors que l'enquête réveille d'anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d'un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige... 

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

C’est le 3ème roman des aventures de Rebecka Martinsson, (mais il faut lire les ouvrages dans l’ordre ; c’est mieux) une procureure qui préfère vivre dans son petit village plutôt que de travailler dans le grand cabinet de Stockholm. 
Ce n’est pas à un thriller sanglant mais un thriller psychologique profond qui nous régale. Dès la première page on nous lance directement dans l'histoire, on assiste au meurtre de Wilma en direct et on se pose bon nombre de questions. 
Une vieille histoire datant de la Seconde Guerre Mondiale : un avion disparu dans les environs mais quel lien entre ces deux affaires ? Et refait surface le comportement de la Suède durant la dernière guerre. 
Un polar du froid avec ses traditions ancestrales.

Note : 14/20

La viande des chiens, le sang des loups de Misha Halden

Cette môme, c'est Lupa, sorte de femme-enfant surgie des bois qui fait irruption clans la vie de Rory. 
D'ou vient-elle ? Que fuit-elle ? Qui sont ceux qui la traquent ? Qu'inspire-t-elle de si crucial pour qu'on la surveille a ce point ? 
Et que vient faire Rory dans ce conte noir ? Lui qui se vit comme un vieux chien sans collier en cultivant gentiment sa misanthropie, va devoir renouer avec une certaine forme d'humanité.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

Le style : Ce livre est très bien écrit et de façon chronologique, ce qui donne une lecture aisée et agréable.



Personnage et lieux : Les personnages principaux sont Rory misanthrope retiré de la civilisation et Lupa, nom générique de filles conditionnées pour être des monstres qui détruisent tout, y compris elles-mêmes. L’histoire se passe dans un endroit retiré de France sans affectation précise. D’autres personnages secondaires qui ont engendré Lupa participent à l’action.



Intrigue : Tout part de lettres d’un soldat de 14/18 qu’il n’enverra jamais à sa petite fille. Un jour Rory découvre une fille étrange introduite dans sa maison, puis quelques jours plus tard, cette même fille en train d’assassiner un homme, toujours chez lui. Intrigué et captivé par Lupa, Rory la suit dans sa cavale, autant pour la défendre que pour se prouver qu’il existe encore en tant qu’homme. Apres avoir découvert un monde où la réalité se mélange avec l’irréel, il rentre chez lui en espérant et craignant à la fois quelle le rejoigne. De toute façon grâce à elle il a retrouvé une estime de lui.



Conclusion : Je trouve que ce polar rentre dans la catégorie thriller fantastique. Il pose des questions sur l'existence que nous avons et l’influence que nous pouvons avoir sur celle-ci. Ce livre est passionnant car plus on avance et plus on a de réponses, mais plus se posent de nouvelles questions, y compris à la fin lorsque l’intrigue se dénoue..

Note : 12/20

Les insatiables de Gila Lustiger

En 1984, Emilie T., jeune escort-girl parisienne, avait été sauvagement assassinée, meurtre jamais élucidé. 
Vingt-sept ans plus tard, la presse annonce l'arrestation d'un employé de banque sans histoires, Gilles Neuhart, dont l'ADN correspond à celui trouvé sur la scène du crime. 
Dix-sept lignes – c'est ce que son rédacteur en chef demande à Marc Rappaport sur cette affaire. Le journaliste, homme complexe et tourmenté, suit son intuition et cherche, envers et contre tout, à en savoir davantage sur le destin de la jeune femme. 
Patiente et tenace, son enquête lève le voile sur un drame sanitaire impliquant quelques insatiables de l'industrie chimique et de la sphère politique.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) : 

A partir d’une affaire vieille de presque 30 ans, le meurtre non élucidé d’une escort-girl à Paris, Marc Rappaport journaliste et rebelle à sa famille mais quand même très fortement attaché à son grand père, un des plus gros industriel du pays, reprend l'enquête. 
A partir de ce fait divers l’auteur nous offre une thriller passionnant tout en faisant une analyse sans concession des mœurs de certains dirigeants, du comportement de l’Etat, des scandales impunis, des élites intouchables et du fossé qui sépare les nantis des sans-grades. Bien plus plaisant que certains ouvrages de sociologie ou d’essais politiques, ce roman montre avec force détails un visage de la France, de l'évolution de la société que les candidats à la présidentielle devraient méditer, tant il est éclairant ! 
Un polar politico-financier très bien écrit et documenté.

Note : 16/20

Rever de Franck Thilliez

Si ce n'étaient ses cicatrices et les photos étranges qui tapissent les murs de son bureau, on pourrait dire d'Abigaël qu'elle est une femme comme les autres. 
Si ce n'étaient ces moments où elle chute au pays des rêves, on pourrait jurer qu'Abigaël dit vrai. 
Abigaël a beau être cette psychologue qu'on s'arrache sur les affaires criminelles difficiles, sa maladie survient toujours comme une invitée non désirée. 
Une narcolepsie sévère qui la coupe du monde plusieurs fois par jour et l'emmène dans une dimension où le rêve empiète sur la réalité. Pour les distinguer l'un de l'autre, elle n'a pas trouvé mieux que la douleur.   

Comment Abigaël est-elle sortie indemne de l'accident qui lui a ravi son père et sa fille ? Par quel miracle a-t-on pu la retrouver à côté de la voiture, véritable confetti de tôle, le visage à peine touché par quelques bris de verre ? Quel secret cachait son père qui tenait tant, ce matin de décembre, à s'exiler pour deux jours en famille ? Elle qui suait sang et eau sur une affaire de disparitions depuis quelques mois va devoir mener l'enquête la plus cruciale de sa vie. Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

Avis d'un membre du club Rouletabille ( Michel W.) :

Franchement, que faut-il inventer pour mettre la barre toujours plus haut au niveau du glauque et du sordide ? Cela en devient même grotesque : Grangé est un petit joueur finalement sur le plan inventif des tortures physiques et psychologiques. 
Une narcoleptique que l’on autorise à conduire, une intrigue invraisemblable, une construction du roman avec des retours en arrières et des événements différés qui font que finalement on ne sait plus si on est dans le rêve ou la réalité. On est prévenu au début du roman. Mais ce qui est plus navrant c’est qu’en fin d’ouvrage, l’auteur nous précise dans quel ordre il faut lire certains chapitres pour avoir une approche plus classique de son livre. C’est se moquer des lecteurs qu’il renvoie à un site web pour plus de précisions quant au dénouement. On peut garder ce livre pour avoir la collection Thilliez mais cette lecture est une perte de temps. 
J’ai failli lâcher l’affaire vers la page 50, mais je me suis accroché. 
J’aurais pas dû.

Note : 5/20

La fille du brouillard de Donato Carrisi

Anna Lou est une jeune fille exemplaire. 
Alors pourquoi aurait-elle fugué la veille de noël ? Ou serait-ce un kidnapping ? Mais qui lui voudrait du mal dans son paisible village des Alpes ? 
Le commandant Vogel, star de la police, est envoyé sur place. Entouré de sa horde de caméras, il piétine.
Aucune piste, aucun indice ne s'offre à lui. 
Devant ses fans, il ne peut pas perdre la face. Vogel résistera-t-il à la pression de son public qui réclame un coupable ?

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :

Le style : Ce livre est de lecture simple et très agréable. De schéma classique avec un début qui prépare la fin, suivit d’une intrigue parfaitement chronologique et d’un dénouement qui est la suite du tout premier chapitre. La traduction de l’italien est de très bonne qualité.



Personnages et lieux : Tout le récit tourne autour du commissaire Vogel, dont la méthode est de se servir (et de servir) des médias, principalement des chaines d’information représentées ici par la journaliste Stella Honner. Les autres personnes ayant un rôle important sont un professeur du lycée local et le psychiatre légal. Mais aussi un assez grand nombre de gens qui tous, même sans rôle primordial ont toutefois leur importance. 
Toute l’histoire se passe dans un petit village des Alpes à priori inventé.



L’intrigue : Une jeune fille sans histoire disparaît, affaire banale s’il en est. Le fameux commandant Vogel qui enquête sur cet enlèvement entend bien en profiter pour faire oublier le fiasco d’une enquête précédente. Pour cela il déclenche une tempête médiatique pour obtenir le maximum de moyens. S’en suit un déroulé d’enquête classique et méticuleux qui s’accélère sur la fin pour finir de manière inattendue.



Conclusion : Livre de très grande qualité autant par son écriture que par l’originalité du scénario. L’auteur ne se contente pas d’écrire un excellent polar, il montre une évolution de la société toujours plus médiatique avec les avantages, mais aussi les outrances que cela engendre.

Note : 17/20

L'ordre des choses de Frank Wheezler Jr.

Earl Haack Junior a été élevé pour devenir un Machiavel armé d'un flingue et portant une étoile... Son père, shérif dans une petite ville du Nebraska située sur l'autoroute de la drogue arrivant du Mexique - la fameuse Interstate 80 -, lui a très tôt enseigné sa façon particulièrement radicale et expéditive de maintenir l'ordre des choses. 
Lorsqu'après un passage par les Stups de Denver (où il perd définitivement ses illusions) il revient prendre la succession de son père, il sait déjà qu'on ne vainc pas le chaos. 
Tout au plus, on peut tenter de faire jeu égal - un jeu sans règles ni limites. Puisque la drogue et son commerce sont une donnée indépassable (surtout dans une société capitaliste marquée par la loi de l'offre et de la demande), la priorité principale de Haack sera donc de mettre sur pied un réseau de distribution composé de personnes qui lui sont redevables... Son père avait raison : l'ordre passe avant tout, et il exige son tribut de sang.


Avis d'un membre du club Rouletabille (Micel W.) :

Comme je l’ai souvent dit, il faut se méfier des 4ème de couverture trop élogieuse. Est-ce dû à la traduction ou au style de l’auteur mais j’ai trouvé cet ouvrage assez illisible. 
On dirait une écriture de collégien « j’ai dit ». Il est rare que je ne dépasse pas la page 50 mais là cet un exploit d’y arriver car je n’ai pas accroché dès le départ.

Note : 5/20 (mais c'est personnel)

jeudi 23 mars 2017

Démons de Marc Laine

Maxime, 31 ans, est un jeune lieutenant exerçant ses sombres talents au sein de la police judiciaire avignonnaise. D'ordinaire, aucun malfaiteur n'échappe à son instinct de chasseur, mais cette fois-ci, il va être confronté à la pire des machines à tuer. Sa nouvelle équipière saura-t-elle le guider ? Parviendra-t-elle à le libérer de la noirceur de son passé si torturé ? La quête de Maxime le conduira inexorablement au plus profond des ténèbres qu'il combat.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Michel W.) :

Polar coup de cœur (frissons assurés !!!), même si le mal est présent dans chaque nouvelle page.
Un jeune lieutenant bien écorché de la vie, mène une enquête sombre comme un puits sans fin.
Tout est bien ficelé, de l'origine du mal qui ronge Maxime, l'enquêteur, au dénouement de l'enquête qui n'est pas bâclé.

Note : 16/20


mercredi 22 mars 2017

Portrait de groupe avec parapluie de Viollette Cabessos

Marthe Bothorel, soixante-dix ans, s'est prise de passion sur le tard pour l'histoire de l'art : de musées en cours de dessin, l'autodidacte plonge dans un monde qui la fascine. Un dimanche, lors d'un concours de peintres amateurs, elle découvre le corps d'une femme assassinée selon un rituel aussi macabre que spectaculaire. Le premier d'une longue série... En compagnie de deux autres mamies aussi déjantées qu'elle et d'un policier mélomane, Marthe décide de démasquer le talentueux tueur ! Un polar original, érudit et cocasse, où l'auteur du Teinturier de la lune et de La Promesse de l'ange nous embarque dans une enquête échevelée sur les traces des grands peintres du XXe siècle, du Bateau-Lavoir de Montmartre à la Ruche de Montparnasse.

Avis d'un membre du club Rouletabille (Christian N.) :


(Ndr : les parties en blanc révèlent des points importants de l'intrigue. Pour les lire il suffit de les surligner. )

Le style : Ce livre se lit assez facilement car il est écrit simplement. Les énumérations des peintres et de leurs œuvres sont plutôt rébarbatives pour les lecteurs qui ne sont pas des passionnés par la peinture du début du XXème siècle.


Personnages et lieux : Le personnage principal est un obscur architecte qui est le petit fils d’un peintre contemporain de Picasso est d’autres artistes célèbres de la même époque. Trois copines excentriques de plus de soixante dix ans et un commissaire mélomane mais peu compétent comme enquêteur, viennent compléter le tableau.

L’intrigue : Une mamie peintre amateur découvre lors d’un concours de peinture une jeune fille tuée et intégrée dans la reproduction d’un tableau de Derain. D’autres meurtres suivent avec toujours comme point commun un cadavre intégré dans la reproduction d’un tableau de peintre célèbre. Le tueur est le petit fils d’un peintre de Montmartre ayant aidé ces artistes qui, une fois devenus riches et connus, le méprisèrent. Aussi pour le venger, il les tue artistiquement (croit-il) en reproduisant une de leur œuvre. Le commissaire ne trouve rien, c’est la mamie artiste, qui par hasard découvre, qui est le tueur. Le chien de la mamie la sauve du meurtrier et pousse celui-ci à se suicider.

Conclusion : Livre dont le coté polar n’est qu’un prétexte pour nous faire connaître la vie des peintres du début du XXème siècle à Montmartre et ensuite à Montparnasse. J’ai appris certaines choses sur la peinture mais j’ai trouvé l’enquête policière proche de zéro ce qui est désolant pour un livre classé dans le registre policier.

Note : 9/20

vendredi 3 mars 2017

Retiens ton souffle d'Holly Seddon

Cela fait quinze ans qu'Amy est dans le coma sur un lit d'hôpital. Adolescente, elle avait disparu plusieurs jours avant d'être retrouvée à l'article de la mort. Depuis, en dépit de ce que croient les médecins, Amy est consciente. Mais elle est prisonnière dans son propre corps, victime du locked in syndrom. Alex, une journaliste sur le déclin, décide d'enquêter sur cette affaire qui n'a jamais été élucidée. 
Elle réalise qu'elle a vécu dans la même ville qu'Amy, écouté les mêmes musiques, fréquenté les mêmes personnes... Que s'est-il passé quinze ans plus tôt ? Tout pousse à croire que la jeune fille avait une relation, mais avec qui ? Et pourquoi ses proches sont-ils murés dans un silence presque coupable ? Alors qu'Alex s'immerge dans le passé d'Amy, elle risque de devenir, à son tour, une victime...


Avis d'un membre du club Rouletabille ( Laurence G.) :

Alex est journaliste free lance : au cours de son enquête dans le milieu des malades plongés dans des comas profond , elle rencontre Amy, trentenaire frêle qui est clouée sur ce lit depuis 15 ans. 
Qu'est-il réellement arrivé à Amy, 15 ans plus tôt où elle a été retrouvée gravement blessée dans les bois ? Qui est ce mystérieux visiteur qui depuis des années vient la voir régulièrement ? Alex essaie de reconstituer la vie d'Amy au moment de son agression en retrouvant ses  proches.

Un roman très bien ficelé où l'auteur donne la part belle aux personnages : un chapitre = un personnage + un événement. Jusqu'à l'avant dernier chapitre on ne sait pas qui a agressé Amy et nous somme mêmes surpris .
Un bon thriller , sans sang ni diable.

Note : 15/20